Ma belle bleue, le décompte est lancé
Le poumon déchiré, atrophié
On voit encore quelques animaux
Mais de plus en plus dans les nouveaux zoos
Tu n'as plus vraiment le goût des saisons
Métaux rares à perdre la raison
Nous t'avons fait des plaies à ciel ouvert
A voir le noyau, à en voir l’enfer
Et toutes tes décharges océanes
Glaciers fondus et la vie qui se fane
Vents puissants, cyclones capricieux
Pétrole, mazout et sables visqueux
Malade de tes veines polluées
Et asséchée de tes veines arides
Toutes tes pleurs orangés et acides
Ce n'est juste qu'un trou à colmater
Et toutes tes plaines de libertés
Celles dont nous avons longtemps rêvées
Sont désormais grisées par nos cités
Salies et puis tant rougies par nos guerres
Et qu'encore s’étendent les centrales
Aucun problème, c'est renouvelable
Tes enfants ne mangent pas à leur faim
Enfin ça n'en concerne que certains
Adieu, ma planète, ma belle bleue
Dis ma mère, il n'y a pas d’autres cieux
Et je crois que c'est fini pour nous deux
C’est fini pour nous deux, oui, pour nous deux
Posté à 13h35 le 07 mars 24