On peut ne pas toujours être très fier des agissements de l’UPA (Armée Insurrectionnelle Ukrainienne, à partir de 1942), toutefois, face à la barbarie russe, on se dit que ce n’est pas pire. J’aime beaucoup la chanson ci-dessous, volée ensuite par les Russes comme le reste, bien entendu.
Mon adaptation :
Depuis quatre jours, les averses froides
Font pleurer les murs de notre prison.
Ne sanglote pas, mon vieux camarade,
Je perds moi aussi parfois la raison.
Nous n’attendons rien que quelques nouvelles
Tandis qu’alentour, l’Ukraine est en feu.
Chante ta chanson belle et fraternelle,
Tu sais, moi aussi je suis malheureux.
Nos chevaux enfuis galopent sans trêve,
Portant nos destins dans l’air assombri ;
Mon père est brûlé tout vif dans mes rêves
Où passe une femme aux longs cheveux gris.
D’une main de fer, briser leurs désordres
Serait pour nous tous un devoir sacré,
Mais en notre nom, lâchement les hordes
Surgies de Moscou viennent massacrer.
La marâtre gît, sans gloire et malade,
Allons, la victoire est à nous désormais :
Il faut résister, mon vieux camarade,
L’Ukraine vaincra, glorieuse, à jamais !
Mais il y a au moins une autre chanson plus terrible, entonnée rituellement lors de cérémonies de deuil (je l’ai entendue à Paris), qui peut rappeler les centaines de milliers de morts (Russes et Ukrainiens) déjà dus au voyou du Kremlin (« Un caneton vogue sur la Tisza ») :