Il y a un côté pervers chez Lélian, qui est d'aimer ce dont il souffre... Que j'aime ce bobo que ne cesse de gratter !
- Fais-moi mal, fais moi mal !
- Non, je n'te f'rai pas mal !
Claudel, qui assimilait le versificateur à un comptable, plutôt que de souffrir, s'adonna au verset qui porte son nom, autre souffrance pour ceux au souffle défaillant... Ah, "le soulier de satin", annoncé par Baudelaire (*), 11 h sur scène !
(*) voir "Chanson d'après-midi":
"Tu me déchires, ma brune,
Avec un rire moqueur,
Et puis tu mets sur mon cœur
Ton œil doux comme la lune.
Sous tes souliers de satin,
Sous tes charmants pieds de soie,
Moi, je mets ma grande joie,
Mon génie et mon destin..."
Ce message a été édité - le 17-02-2024 à 17:06 par Jim