J’écoute cette pluie qui monotone et tendre
Accompagne mon songe et d’un profond soupir
Dans les arbres je sens, des oiseaux, s’assoupir
Le chant.Furtif le vent alors se laisse entendre.
La plume sous la lampe enfin ne peut attendre
Sous la facilité mon effort se tapir.
Les forceps douloureux, l’encre ne peut croupir,
Les forceps de mes vers, la phrase se détendre.
En un vrai engouement, tel un fougueux cheval
Qui enjambe les mots, ne craignant un rival
Alors sautant l’obstacle il plonge dans la course.
Impétueux il gagne et altier il hennit
Dressé sur ses sabots les yeux vers la Grande Ourse
Et, en flattant son col le jockey le bénit.
Ce message a été édité - le 07-12-2023 à 16:41 par Saintes