Les mots, ces mots français grâce auxquels on voyage,
Latins, pour la plupart, du lexique, maillage
Et glissement du sens et du son sur mille ans,
Les noms, ces noms d’oiseaux, des moineaux aux milans,
De la guerre à l’amour, depuis le babillage
Au monologue grec, avec ou sans hapax,
D’un timide incipit à l’étoilé climax,
Usant de l’antonyme en jurant l’homophone,
Quand du matin, satyre à l’après-midi, faune,
L’Hellène au Romain donne un air de contumax.
Anyway, l’émotion, mais surtout le commerce
Oh my god ! Qu’est-ce trou, cette incroyable gerce ?
- Te souviens-tu, Darling, tu jetas ton chewing-gum,
En plein sur le parking, il restait du bacon
But it’s raining again, what a fucking averse !
Aujourd’hui, ramadan, donc point de déjeuner,
Sucre, alcool, abricot, walou, rien n’amener ;
Lors s’occuper du chiffre et faire un peu d’algèbre
Et si c’est trop coton, le hasard sur la lèvre,
Attendre le zénith, l’azur, imaginer.
- Je passe. Eh t’as du feu ? J’allume une Gauloise,
Au temps de l’alouette, auprès de quelque eau d’Oise,
Près la bruyère, marche et j’aime ce chemin ;
T’embrasser sous le chêne, et sur ton sein, ma main,
Ruth, Graziella, Jenny, Tassadit ou Françoise.
Ce message a été édité - le 25-03-2023 à 13:35 par Lau