La Seine... Les pontons s'en vont vers la colline
Qui borne l'horizon d’un profil bleuissant.
Le fleuve tourne au pied du coteau frémissant
De l’Avril qui renaît au sein de l'aubépine.
Dans le rouge reflet du soleil qui descend,
Monte, noire, fumeuse et vivante, l'usine.
La fumée et le ciel se teintent de sanguine ;
Une maison se dresse et sourit au passant.
Comme de ce vallon monte la vie, et comme
L’œuvre de la nature et le travail de l'homme
S'unissent, dans un ton de rouille vespéral !
On devine, parmi la paix et le silence,
La chanson des oiseaux qui sortira du val
Pour apporter l'amour à l'humaine souffrance.
Premier poème connu (Non publié, 1915)
Source ERITA
Bon, c'est pas mal, mais il serait plaisant de comparer avec ce qu'écrivait Rimbaud au même âge de 18 ans...
Ce message a été édité - le 15-08-2022 à 03:58 par Jim