La poésie sur internet
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Par : Pierre
S'il avait tendu la main il aurait décroché le nuage mais il ne le fit pas et la pluie tomba.
C'est elle qui le réveilla à l'instant où il décida de ne pas tendre la main. Sûr de son erreur il ne la fit pas deux fois et c'est d'une main ferme qu'il pris son demi frais qui l'attendait, impassible, sur la table basse disposée à la droite de la chaise longue sur laquelle il était allongé.
Le monde n'allait pas bien, il lui fallait du repos, il avait donc décidé d'une sieste et toute affaire cessante il s'exécuta devant cette impérieuse nécessité.
Il n'avait pas fallu deux minutes pour que le bleu du ciel l'emporte vers ces lieux étrangers et pourtant si proches où le temps s'étire en une succession de sensations, seules réalités de ce que nous sommes.
Ces endroits où l'on se retrouve enfin intimement seul.
C'est là qu'on peut décrocher les nuages tranquillement, sans se soucier du qu'en dira t-on.
Mais il ne le fit pas, il eut tort.
Parce que maintenant il revenait dans le monde des questions et celle qui occupait tout entier son esprit sous la pluie était simple: mais qui donc avait apporté ce demi?
Ce message a été édité - le 16-05-2022 à 09:30 par Pierre
Posté à 09h28 le 16 mai 22
La nécessité, souvent ignorée, d'une sieste.
Comme le disait Baro :
«Heureux qui loin des Cours dans un lieu Solitaire
Se prescrit à soi-même un exil volontaire...»
Posté à 05h46 le 17 mai 22
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