Verbes
A la fin du sentir, obsédé par l’avoir
Au sortir du parler, tout confus je végète
Je désire un toucher que mon cerveau rejette
Au moment du dormir, je te voudrais revoir :
Au saisir de ta main, je souhaite devoir
T’enfiler un anneau que le divin projette ;
Tes lèvres sont un fil que ma langue surjette
En cousant ton accent, j’en oublie mon savoir.
Au rester avec toi lorsque l’être forjette
Son conscient tout sanglant ne se pouvant mouvoir
Quand ta courbe fine – Oh ! mon penser l’introjette –
Me dessine une extase où la peintre est sujette
Sur ce fond bleu turquin, tu n’as fait que pleuvoir.
A l’ouïr de ta voix, tout le Son se déjette
Au chanter de ta corde, on te sent un pouvoir.