Dans la délicieuse obscurité, je compose,
J’attise ma curiosité comme prémices à ma célébrité,
J’obscurcis le monde qui m’entoure,
Les mots glissent sous mes doigts
Et je ferme la porte extérieure de mes sens.
L’encre coule inexorablement sur ma page
Et vide ma pensée de ses songes,
Je reconstruis mon monde tel un puzzle,
J’imbrique les lettres dans mes phrases
Et mon poème prend corps peu à peu.
Satisfait d’une maigre pitance,
Je me plais a rêvasser, a bayer aux corneilles ;
Mon ascétisme nourrit corps et âme
Et je transcende la réalité de mes sens.
Mes écrits, sous ma plume, prennent forme,
Je crée du neuf avec des mots usés
Qui ont servi tant de fois à tant d’autres.
Enfin l’enfant est prêt à naitre,
Il va batifoler devant vos yeux,
Eblouir vos perceptions les plus intimes
Ou bien, déçus, vous le jetterez aux ordures…
Pierre Schneider, dit Peire Lo Sastre © copyright
Posté à 21h57 le 18 nov. 21