Je faisais récemment remarquer à un ami poète les couacs que pouvaient constituer certaines rimes "étymologiquement redondantes",
Mais à ce niveau de réglage musical du sens, la versification laisse au poète l'occurrence de son propre choix, partant logiquement du principe général qu'une rime sera d'autant plus belle que le mot sera différent, non en sonorité, mais bien en genre, de sens, voir de longueur, puis surtout étymologiquement :
"Temps/Printemps"
"Minuit/nuit"
"Venir/revenir"
...Me semblent évidemment à proscrire
"Partir/(se) départir", que je n'utiliserai pas, serait plus sujet à caution, car le sens diverge heureusement ;
ainsi, il m'est arrivé d'utiliser la rime "parent/apparent", dont le sens me semblait suffisamment éloigné, et je me rends ainsi compte de la subjectivité de mes remarques, en espérant - tout de même - qu'elles puissent servir à mettre le doigt sur un des rouages de cette merveilleuse mécanique, dont le principe, tout entier mnésique, offre un accès royal à la dimension poétique...
Ce message a été édité - le 30-09-2021 à 23:27 par Salus