Comment expliquer l'inspiration ? (Article)

Par : Laugierandre
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Laugierandre

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COMMENT EXPLIQUER L'INSPIRATION ?

L'inspiration n'agit pas sur commande. Il s'agit, en quelque sorte d'un état pendant lequel j'ai l'impression d'écrire sans difficulté mu par une sorte d'intuition, de révélation et d'enthousiasme. Un peu comme si les mots de mon poème venaient d'eux-mêmes à la conscience. Je crois que cet instant, par lui-même, n'est pas, à proprement parler le véritable acte poétique car on peut le retrouver dans n'importe quelle autre discipline, comme l'état de grâce, par exemple, chez le mathématicien. Je l'attribue à un phénomène de causes physiques et psychologiques. Il semble, chez moi, se produire de façon gratuite en dehors de la volonté de poète. Certains fument (c'est mon cas : cigare), d'autre boivent, et même une minorité se drogue pour essayer de le retrouver. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il s'agit là de compléments indispensables à la fonction de poète ou d'écrivain. Ceci est totalement faux.

Par contre, quand j'écris, je ressens cet état fébrile, cette excitation qui est une manifestation paroxystique de l'inspiration, caractéristique, je pense, à tous les gens de plume. Ce sont des images formées par des souvenirs qui, confuses et mélangées, vont devoir s'organiser et s'agencer pour mettre en place les premiers vers de mon poème.

C'est Alfred de MUSSET qui disait : "Une voix parle, et le poème s'écrit.". Je crois qu'il voulait dire que cette voix c'est "l'intuition", autrement dit le passage du subconscient (écho de mémoire) au conscient, qui le restitue, et dont l'expérience d'écriture du poète, doit ensuite l'enrichir pour peindre son tableau poétique. Il faut que je sois surpris par mon œuvre, lors du point final, un peu comme si cette œuvre venait d'ailleurs, et que je la redécouvre en la lisant ensuite à haute voix. En ce qui me concerne, je tends à penser que l'inspiration, au sens littéral du terme, n'est pas la véritable cause d'écriture, mais bien sa conséquence.

Paul VALERY écrivait : "L'inspiration est l'hypothèse qui réduit l'auteur au rôle d'un observateur". Je suis tout à fait d'accord avec cette définition.

Pour certains auteurs l'inspiration suit un lent travail de maturation ; pour d'autres, elle le précède. J'avoue que j'appartiens à ces deux cas. Je n'ai jamais cru au génie poétique. Comme dans tous les Arts, (et en tant que magicien-poète, je crois être assez bien placé pour le dire), faire de la poésie c'est 10% d'inspiration et 90% de transpiration. Bien entendu, certains poètes écrivent plus facilement que d'autres, et l'inspiration, chez eux, semble dépasser la technique des vers. Ce n'est pas pour autant qu'ils écriront mieux, la poésie étant moins un art qu'une forme d'inspiration.

Chez moi, l'inspiration n'est pas qu'un bref moment ; il m'arrive de cogiter une fois couché, juste avant de m'endormir. Parfois cela m'enlève une part importante de sommeil, et ne porte pas toujours ses fruits. Lorsque j'ai trouvé un sujet qui m'intéresse, mon expérience et une certaine habileté technique peuvent me donner une impression de rapidité. Mais pour parvenir à cela, le travail de maturation ayant été accompli, beaucoup de temps a été passé avant de prendre ma plume afin que toutes les conditions de la création se trouvent en adéquation : conditions psychologiques, morales et techniques. C'est là, et seulement là, porteur d'un message poétique, (quel que soit le genre), que mes mots vont jouer le rôle de "l'Esprit".

Pour conclure, je reconnais que l'inspiration se manifeste, chez moi, par le sentiment, élément indispensable pour faire ressortir le meilleur du cœur et de la pensée. J'extériorise tout à la fois mes sens et un torrent d'idées quand ma passion s'émeut. J'obéis, alors, à une sorte d'excitation rythmique, une impulsion : une poussée de l'âme. Ce qui m'incite à terminer par cette citation de mon poète préféré, LAMARTINE :

"Ah ! frappe-toi le cœur, c'est là qu'est le génie"

ANDRÉ

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La poésie se nourrit aux sources de la prose et s'embellit au concerto des mots. (André Laugier)
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Jacques AADLOV - DEVERS

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Comment expliquer l’ineffable… ?

On ne peut pas, c'est trop long...!

👋 😊

Alors en synthèse de mon article qui fait au moins deux pages :

Il existent probablement autant d’inspirations que de poètes, voir plus, car au fil du temps l’inspiration change d’intensité, de forme…

Car, d’un coté de l’éventail, j’ai posé la « Grande Inspiration » celle qui côtoie dans son envol mystique la vérité et le sublime et de l’autre coté, « La Petite Inspiration » celle qui, quotidienne, danse parfois le tango avec le manque total d’inspiration.



Ce message a été édité - le 09-02-2021 à 20:18 par Attention 🤣 🤣 🤣 🤣 🤣 🤣 🤣 🤣 🤣 🤣 🤣 🤣



Ce message a été édité - le 09-02-2021 à 20:21 par Attention
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Laugierandre

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Bonjour JACQUES,

En résumé, pour la petite inspiration qui danse le "tango", autant que pour la grande, peut-être plus proche de la "valse", je crois qu'il est essentiel d'avoir une source de motivation. Il n'est pas facile d'entrer dans la danse si l'on n'en connaît les pas.

"Une danse est un poème", disait DIDEROT.

On pourrait dire, de nos jours, qu'un poète est celui qui danse tantôt sur un pied, tantôt sur un autre, mais qui ne gagne pas sa vie entre les deux.

En poésie, c'est vrai, on danse aussi avec les "pieds", au bal des mots et des idées et on compte les mesures. Mais le manque total d'inspiration peut conduire de la danse à la... décadence. Le problème, avec la poésie (comme avec la danse), c'est qu'il faut y aller sur... la pointe des pieds.


😊 🤣 😊 🤣 😊 🤣

MERCI pour ta lecture, ta verve et ton humour, JACQUES. Mais, tu sais, je ne crois pas que ces genres d'articles qui ont pourtant trait à la poésie, intéressent grand monde, sur le forum. Je me pose la question de savoir si je vais les continuer.

Excellente journée à toi.

CARPE DIEM

ANDRÉ



Ce message a été édité - le 10-02-2021 à 12:04 par Laugierandre
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Ottomar

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Qui vous inspire  ainsi ?


Il est possible de dire, de déclarer, « vous m’inspirez » à quelqu’un mais, en revanche il est difficile de déclarer « je m’inspire » ou alors cela revient au cas précédant de s’inspirer de quelque un ou de son œuvre : je m’inspire de...

Il existe deux ennemis : l’inspiration et la page blanche. Plus l’inspiration me vient, plus la page blanche se noircit et, de ce fait se trouve menacée.

L’inspiration peut venir d’un souvenir mais en fonction du souvenir en question, l’inspiration ne prendra pas le même chemin ; ne sera pas le même point de départ d’une création poétique par exemple. En cela le souvenir d’une femme, d’un homme,d'une époque, d’un paysage, de sa jeunesse, nous inspire qu’en fonction du rapport que fut le nôtre vis à vis de cette femme, de cet homme,de cette époque, de ce paysage ou de notre jeunesse ou tout autre séquence de notre vie. D’autant plus que pour une personne cela peut être la personne elle même ou son œuvre, sa vie etc..

L’inspiration peut avoir un effet retard. J’ai une confrontation « inspirante » mais je ne peut en prendre conscience que plus tard.
A contrario, mon inspiration peut être soudaine, immédiate.
Dans tous les cas l’inspiration déclenche une action, ne fusse qu’une pensée autre.

Peut-on dire à quelqu’un « vous m’inspirez », un poème, un récit, un roman, ou « vous m’inspirez tout simplement.
Vous m’inspirez quelque chose, un « je ne sais quoi » acceptable mais un « presque rien » serait pris pour une insulte.

Je m’inspire toujours de quelque chose ou quelqu’un. S’inspirer tout seul est assez singulier. Dans ce dernier cas nous sortons du cadre logique.
M’inspirant de je ne sais plus quel illustre auteur, j’ai souvent répondu à quelqu’un qui me disait « tu es distrait » «  non , je suis abstrait ». Là est peut-être la vraie source de l’inspiration...



Ce message a été édité - le 12-02-2021 à 10:25 par Ottomar
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Jacques AADLOV - DEVERS

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Bien au contraire, André. Je voulais même te proposer de les rassembler dans un petit fichier PDF (ex titre « Tout ou presque sur la poésie ») et de le rendre ainsi dispo pour les errants au dehors de la Cloche de Gauss.
Est-ce que le nombre d’intéresses représente un bon critère…Je dirais, en paraphrasant Mark Twain, que c’est tout le contraire, dans un rapport mathématique inverse proportionnel…

Puis il y a déjà Ottomar qui nous a fait l’honneur d’un bel article et m’a donné le courage de poster le mien…

👋
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Jacques AADLOV - DEVERS

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Comment expliquer l’ineffable… ? De la science oubliée de l’inspiration



Pour répondre à cette légitime interrogation qu’on peut se poser à un certain moment je vais en apporter la pierre, le gros caillou philosophant de ma synthèse – et j’en ai mis quelques bonnes heures d’années de joyeuse étude. Et j’en suis presque modestement certain qu’il va faire sourire au moins un –

Avertissement, ceci c’est de la science… donc armez vous sagement d’une grande patience et d’une conscience.


A-F sont les sous chapitres autonomes.
Les impatients sont dissuadés de poursuivre.

In vino veritas, in lacrimam inspirante , in risu lapsu.


Il existent probablement autant d’inspirations que de poètes, voir plus, car au fil du temps l’inspiration change d’intensité, de forme…

Car, d’un coté de l’éventail, j’ai posé la « Grande Inspiration » la valse d'André, celle qui côtoie dans son envol mystique la vérité et le sublime et de l’autre coté, « La Petite Inspiration » celle qui, quotidienne, danse parfois le tango avec le manque total d’inspiration.


A. La Grande Inspiration c’est la transe, l’extase, le sublime vécu à un instant par tous les sens et tous les corps de l’être. C’est la technique de la déconexion du réel immédiat vers le réel absolu. C’est, au niveau neurophysiologique, l’abandon du cerveau gauche, analytique, au profit du cerveau droit, dit de l’intuition artistique. Méditation, danse chamanique, catharsis, transe mystique, transe, cigare, alcool, shishi à chacun sa technique… néanmoins, il semble d’une certaine certitude que la Grande Inspiration est plutôt un phénomène rare…Son accès suppose un certain « état » de son esprit et la capacité d’accepter ses inattendues conséquences.


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B. La Petite et Moyenne Inspiration

Dans une perspective poétique elle est, au départ, une idée un peu floue, venue presque seule de la sphère noétique qui attire ensuite la voix intérieure vers un univers d’images et d’idée d’où le poète se nourrit habituellement – sa propre culture. Elle est donc plus tributaire au background idéique et certainement plus terre à terre.

Il est probable qu’on arrive, an ayant acquis une certaine expérience, faire des excellents poèmes à la demande, à thème, en s’appuyant seulement sur l’expiration, donc ses ressource techniques et de son patrimoine d’images à thème.


Note – encor une fois, cette classification arbitraire en petite, moyenne et grande inspiration est par rapport au degré de déconexion gauche-droite, et non un jugement de valeur. D’ailleurs on arrive parfois avec une petite inspiration faire un grand poème, et le réciproque et aussi valable…



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C. La vraie inspiration, sommet très très rarement accessible de la grande, reste une idée sublime sortie de nulle part, qui remonte l’esprit, dans un moment de douce solitude. Elle s’accompagne d’une joie indescriptible, presque la Joie extatique des croyants devant la beauté des tableaux qui se présentent devant nous. La vraie inspiration est sublime de vérité et une expérience inoubliable. Elle est parfois incompréhensible au départ, et rayonnante dans sa splendeur à chaque relecture. La vérité n’a pas besoin de grands mots pour se faire entendre, elle se suffit à elle-même. On peut sentir – cette simplicité apparente, dans les écrits apocryphes des anciens… « Que celui qui cherche, cherche toujours… Et quand il aura trouvé, Il sera dans le trouble, Ayant été trouvé, il s’émerveillera,
Et Il règnera sur le Tout… » Paroles révélées de Jésus, le Vivant…transcrites par Didyme Jude Thomas - Evangile de Thomas CODEX II, 2 Traduction de Jean-Yves Leloup


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D. La vraie poésie inspirée, (résultat d’une traduction en mots écrit du sublime vécu ) se sent, se voit, s’entends, au delà des mots, libre de toute contrainte.
Bien entendu, on ne peut l’entendre que si on sait, soi-même, se laisser inspiré, aspiré par la beauté du sublime. Etre prêt à abandonner toute contrainte, toute circonstance, toute fausse politesse, pour pouvoir rire et pleurer, seul au milieu de l’univers, devant la beauté de sa grâce (je parle de l’Ame de Univers…) et l’ingomie de sa petitesse personnelle. Ses amateurs sont des inspirés et les heureux possesseurs d’une Ame éveillée. En secret, j’imagine parfois que la poésie n’est pas un but en soi, c’est une voie, un moyen pour atteindre l’inspiration, la purification dans l’Ame. Car à qui peuvent servir toutes ces paroles si il n’y a personne pour les faire vivre.


😊 FINE PRIMO TEMPO



Ce message a été édité - le 12-02-2021 à 14:27 par Attention



Ce message a été édité - le 12-02-2021 à 14:28 par Attention
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Jacques AADLOV - DEVERS

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SECUNDO TEMPO

E. La grande inspiration (*) en expérience personnelle

En gonflant bien les poumons, après une longue expiration, on peut en faire une grande…inspiration. Après avoir lu quelques témoignages des génies (Tesla, Einstein, Mendeleïev, Poincaré) et en comparant d’une brillante intuition, ce fameux processus, avec le processus personnel ( !) qui me réveille parfois le matin vers 5 h… j’en conviens, il s’agit bien sur d’une modeste rêverie !

D’une déconnexion du cerveau gauche, réflexif , analytique pour aller vers le cerveau droit, dit artistique, imagologue, sous conscient, raccord du corps astral, « étherique », des muses et autre voix intérieure ou extérieures…

Le résultat final, n’est pas toujours garanti, car il faut pouvoir transcrire convenablement cette "illumination ultime". Et parfois, à la lumière du jour, les choses ont une brillance moins certaine.

Pour la petite inspiration, celle dont l’excellent site qui nous héberge fait place dans la rubrique poème à thème, il faut s’astreindre de s’asseoir a table et penser au thème. Ici intervient la technique, l’adresse, la culture, la maestria du pro-poéte. Et là je ne suis qu’un humble apprenti…et pour cela j’ai une petite astuce, j’essaye de raccorder le poème inspiré au thème que le contraire opposé et symétrique.

A titre exceptionnel, lors des jeux de composition poétique de toute sorte, je me laisse parfois inspiré par le courrant, le champ morphique de mon illustre prédécesseur, et parfois j’arrive en sortir quelques parodies lyriques…


Ainsi, bien que d’un génial modeste, mon réveil imposé par cette inspiration vraie de 5 h est souvent difficile, et les merveilleux poèmes que je composent si souvent dans l’éternité ( !) s’effacent au petit matin de ma mémoire… Des bribes, des traces, que parfois j’arrive tant bien que mal à reconstituer…en sont l’humble vestige.





🤣 🤣 😊 😊

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F. La création artistique comme moyen imparfait de transmission

Hélas, de l’inspiration à la poésie, comme moyen de transmission de cet état, le chemin et long sinueux raide et étroit.

S’apparente parfois à essayer de peindre la symphonie d’un univers multidimensionnel sur la pointe d’un crayon. Le consensus social, culturel, veut qu’on accepte de comprendre et de revivre – chacun selon son expérience – la signification des mots.

Parfois, c’est aussi difficile que de transcrire ces tableaux inspirés en chinois en supposant que, comme moi, on ne connaît aucun mot de cette certainement subtile et musicale langue.

En effet, le poète propose et suppose, dans une grave innocence, de faire revivre au lecteur sa propre transe. Mission quasi impossible, et des être sensibles, dotés de capacité imaginatives au delà de la moyenne, pourraient parfois se laisser porter par le sentiment de non reconnaissance voir l’échec. La poésie est d’abord une affaire personnelle, gendre de gustibus et des coloris …


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G. Aparté - L’homme cet orgueilleux, sourd de ne pas vouloir entendre


J’aime bien évoquer ce péché capital, presque le plus capital, dont je me suis bien empiffré à une certaine grande époque. Il semble à l’origine de tous les maux. Il nous empêche de voir la grandeur de tout ce qui nous entoure, et il nous cache, dans un miroir difforme, notre énorme petitesse…

« Ma poésie ( !) Ma sagesse ( !), O, seigneur regarde Moi ( !) Je suis celui qui Là ( !) s’adresse A tous…d’une Grave Grande Belle Voix ! »

Je me plais de rigoler, de fustiger, d’ironiser jusqu'à la « impoésie » la plus impolie, jusqu’à la désormais fameuse APP (apoésie poétique pour ceux qui n’ont pas encor lu notre sublime et historique désormais échange) mon orgueil souterrain résiduel (MOSR), et parfois cela produit de miracles … Tiens tiens – Jacques « Ad Love Des Vers »


Ne l’oubliez jamais, jamais…
Il fut le plus grand homme sous terre !
Ici il gît, sourit, s’éthere*
Ovationné par l’Univers !
Oui, oui par l’Univers Entiers !
Jacques – qui ?! Bien sur
Ad Love Des .Vers !!! *
Sous l’ombre d’un Grand Cocotier…


(étherer – devenir comme l’éther ...)


_🤣 🤣 🤣 🤣



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G. Un poème entièrement inspiré, d’un souffle…


Au final, un poème de JAD vraiment inspiré (arrivé tout seul dans la tête, comme ça) et seulement travaillé quelque part, au milieu, …

Inspiré d’une grande inspiration expiatoire car le commencer du « comme il commence » c’est quand même du vrais grand art !
Non, mais vraiment, en me relisant j'ai envie de rire et pleurire ! Et encor et encor, car entre l’ânerie « escolantine du début…qui suggère (si bien…) les débuts de la première marche (de tous ceux qui conjuguent encor leur orgueil majeur) et la fin, que je trouve merveilleuse, en passant par l’escalier de l’éveil spirituel et la grande découverte de celui paraissant toujours caché, alors qu’il est présence sublime, le Grand Silencieux, il y a quelques petits sujets de mure et légère réflexion…


La Dissolution du « Je » Littéraire


Jacques AADLOV-DEVERS




Je m’appelle
Tu t’appelles
Il s’appelle
Accrochés au plafond de l’Univers
A genoux
Regardant les étoiles lointaines
Chaque soir on s’appelle !
Et l’écho nous…
Réponds
A chacun de nous ( !)

Au milieu il y a
Une Grande Échelle
Qui monte à l’envers
Qui descends
Dans un trou…
Et plus on s’appelle
« Je m’appelle, Tu t’appelles »
Plus on descend
(Dans le noir absolu…)

On en fiers !
On est forts et brillants…
Quelle misère…
Pleins de « Je » et de « Moi »
Pleins de « Nous »
Tous ces importants (et vides)
Qui s’appellent
Dont « Je » suis (pourtant…)
Le plus Beau, le plus Fou !

Inconnu
Parmi nous, en silence, Dieu espère
Qu’un instant (quelqu’un) puisse l’avoir
Aperçu…

Au lointain les étoiles, elles m’appellent, m’appellent…
Poussière pensante (dont l’âme s’est perdue)
Et « Je » reste, encore, accroché à l’Échelle
Descendu fièrement (même à genoux…)
Car « Je » suis !
Et Ma Voix, (si forte…)
Elle appelle
Vers les cieux, si lointains – que je peux,
Etincelle
Les tenir dans ma main…
A l’instant (si « Je » veux !)

Car ce « Je » (dissolu…)
Encore chante et appelle !
Seulement ces étoiles
Dansant dans ses yeux –
Rêveur envoûté…Sphinx solitaire,
Ces Derviches Tournant autour des voyelles
Dans un silence si beau, absolu …

Il vole ou il tombe ?
Est-ce le Temps, est-ce le Tout… ?
Si lointain maintenant
Du bout de l’Échelle
(Des ces « dieux » silencieux, cachés parmi nous
De ces « Je » orgueilleux et leur triste ribambelle)

Lui Il chante encore…
Son Amour éperdu
Et sa larme raisonne
D’une musique éternelle

La plus belle… (Que mon âme)
N’ait jamais entendu…




C’est un des secret le mieux gardes, pourquoi mon âme raisonne encor et encor et encor à ce quatrain. C’est quoi cette musique…dont je ne me souviens aucune note… et pourquoi, à moi, probablement seulement à moi, ça me fait toujours un rinçage instantané des conjonctives…
« Lui Il chante encore…
Son Amour éperdu
Et sa larme raisonne
D’une musique éternelle
La plus belle… (Que mon âme)
N’ait jamais entendu… »



Voilà, la boucle est bouclée, ce que le comique pense de l’inspiration lorsqu’il est en manque de celle-ci…


CARPE DIEM !


🤣 😊 👋 😊


A tous ceux qui ont eu le COURAGE de lire tout ça, un GRAND MERCI !
A ceux qui ont seulement commencé, il ne faut pas oublier qu’au début fut le commencement et que le premier pas vaux la moitié du chemin – donc un MOYEN GRAND MERCI !
A tous les autres, mon JOYEUX GRAND MERCI !

🤣 🤣 🤣 😊






Ce message a été édité - le 12-02-2021 à 14:44 par Attention



Ce message a été édité - le 12-02-2021 à 14:47 par Attention
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Laugierandre

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Bonsoir OTTOMAR,

Un grand MERCI pour cet intérêt de lecture ainsi que pour cette analyse qui s’inscrit dans la continuité de mon petit article.

Pour répondre à la question essentielle : "Qui vous inspire ainsi ?", je crois que la seule réponse logique est que la liberté de pensée et d'écriture demeure la première des sources d'inspiration pour devenir créatif.

Nous nous inspirons tous de quelque chose : un objet, une oeuvre, un paysage, etc... Cependant,je pense qu'il ne faut pas trop chercher à savoir d’où vient l’inspiration, sinon on devient systématique.

Sans doute "l'inspiration" répond de manière plus ou moins "inconsciente" à un besoin du cœur et aux mouvements de l'âme.

Et si ce n'était, tout simplement la joie d'écrire qui nous prédispose, nous poètes, à cette aspiration à écrire ? L'amour des mots peut la stimuler. Elle peut aussi se loger dans les rêves, dans les souvenirs.

Oui, c'est vrai, devant la page blanche, l’inspiration doit se soumettre à la patience. On écrit pas sur "commande". Avoir une passion et s'y consacrer avec enthousiasme constitue un engouement qui favorise aussi, dans une certaine mesure, l'inspiration.

Je pense qu'il y a aussi "l'intuition" qui, de la propension, aide à l'inspiration. Cependant, il faut avoir en mémoire que l'écriture engendre l'écriture, et c'est de cette aisance, qui se bonifie au fur et à mesure de nos habitudes de plume et de notre expérience, que l'inspiration deviendra une compagne plus familière et assidue.

Pour le reste, OTTOMAR, tu as très bien développé les arcanes de cette faculté qui est la clé de nos cogitations et de nos compositions.

Toute mon Amitié sincère et ma considération.

Passe un excellent week-end.

ANDRÉ



Ce message a été édité - le 12-02-2021 à 19:53 par Laugierandre
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Edelphe

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Merci pour cet article André, il est très intéressant
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Laugierandre

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MERCI, JACQUES, pour ces articles et analyses. Oui, j'ai tout lu et, si j'ai bien compris, je mérite un "joyeux grand merci". Les points de vue, les idées, les conjonctures et les extrapolations permettent de comparer nos perceptions, et d'avoir plusieurs représentations d'une étude. C'est ainsi que dans l'approfondissement, nous peaufinons nos connaissances qui ne sont jamais dénuées d'intérêt.

Excellente fin de soirée, JACQUES.

TOUTE MA SYMPATHIE

ANDRÉ

👋 👋 👋
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Laugierandre

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Bonsoir ÉDELPHE,

On pourrait dire que ce qui regarde chacun concerne tout le monde. En effet, il n'y a pas que les poèmes qui procurent un plaisir de lecture. Tout ce qui gravite autour de cet Art, dix fois millénaire, est de nature à nous éclairer sur la longue histoire poétique et de ses arcanes.

Dans cette série d'articles je me propose d'essayer, avec modestie, mais avec objectivité, de traiter les sujets les plus en correspondance avec l'art d'écrire.

UN GRAND MERCI pour ton intérêt de lecture et pour ce témoignage de sympathie et d'agrément.

Excellente fin de soirée et ma CHALEUREUSE AMITIÉ de plume.

ANDRÉ

👋 👋 👋