La poésie sur internet
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Par : Laugierandre

Grand illuminateur de notre intelligence,
Comme disait Claudel qui l’avait bien compris,
En professeur de goût le vin délie l’esprit ;
Rendons-lui les honneurs, prêtons-lui allégeance.
Quel vin n’est-il rempli d’un bouquet de soleil ?
Dans sa robe légère il parfume le verre,
Donne du baume au cœur, puisqu’il a tout pour plaire ;
En boissons, aux saveurs, il n’a pas son pareil.
Autant commencer jeune aux bons crus vétillards ;
Le vin est innocent si l’ivrogne est coupable ;
Sans excès, le prisant d’intérêt respectable,
Platon l’a affirmé : c’est le lait des vieillards.
Quand je découvre un vin, je bois du petit lait ;
Rire en le dégustant est larmes de breuvage,
Quand en fin de repas, flanqué d’un bon fromage,
Il titille les sens, mais surtout le palais.
L’emblème de la France, on le sait, est le coq ;
Pour moi le coq-au-vin est plutôt ma bannière,
Je le dis simplement, sans aucune manière,
Et je lève mon verre aux produits du Médoc.
Sur un parking, parfois, quand plongé sur ma carte,
Un quidam veut m’aider, venant à mon secours,
Je lui dis « non monsieur, je connais le parcours,
C’est la « carte des vins », avant tout ma pancarte,
Que je consulte ainsi, évitant les "bouchons".
ANDRÉ
Posté à 11h46 le 09 nov. 20
poème à consommer sans modération
agréable fin de journée
amitiés
Posté à 16h33 le 09 nov. 20
Oh ! Quelle nuit….
Cette nuit j’ai rêvé qu’une bonne bouteille
Délivrait à mon nez son sublime bouquet,
Quand, du corps enfermé qui semblait mis en veille,
Je buvais tout le sang pour noyer mon baquet.
O Muse fraternelle au pouvoir séduisant
Que ton aide complice est précieuse à mon âme !
Jamais me trouver seul ne me fut plus plaisant
Qu’en ce temps de régal où mon être se pâme.
Et lorsque sans compter j’emplis mon gobelet
Je sentis mon gosier où tombait le liquide
Soudain prêt à conter pourquoi le gibelet
Fait pleurer le tonneau d’un jus dru fort sapide.
Alors, en observant l’alentour palpitant,
Je me dis, tout soudain, me retroussant les manches
« Il te faut inviter quelqu’un de méritant
Un parfait pur fêtard qui soit de poses franches »
Et pendant ce temps-là, des anges par millier
Prétendant fermement avoir droit au breuvage
Prélevaient le fragment paraissant familier
A tout maître de chais qui en fait son veuvage.
Le rêve s’acheva sans tambour ni trompette
Quand l’un d’eux me souffla « mets donc en poésie
Ce bel apprentissage où l’heur est sans tempête
Quand le tout se partage en juste courtoisie.
Ce message a été édité - le 09-11-2020 à 20:37 par Tonindulot
Posté à 20h37 le 09 nov. 20
Des larmes de joie en trinquant,
Pour ce breuvage aux couleurs
D'un éclatant soleil couchant
qui subjugue tous les coeurs !
La suite me désole, c'est sûr,
Mais j'insiste pour vous dire
Que du Bourguignon je le jure
Jute deux doigts pour en sourire
Posté à 11h47 le 10 nov. 20
V endanges rieuses à ébranler la vigne
E n caracos légers ,canicule généreuse,
N[]aturisme proscrit, faut demeurer très digne
Dans ce paysage aux belles vendangeuses
A h j'aime partager ces raisins succulents
N i ne rechigne sur la main baladeuse
G racieusement égarée dans la feuille de vigne.
E t caressant la peau d'une cuisse capiteuse !
R aisin gouleyant en fin de saison
Amicale collectivité, jeunesse exalté,
Imagination joyeuse et charmante déraison,
Se laissant aller à cueillir fort empressé
Imitant l'amoureux et ses sensuelles illusions
N i les appels de tendres baisers !
G[[râce et éclats de rire, contes pétillants
[g]Ô jeunesse babillarde pour ne rien dire
Ultimes vocables pour médire en babillant,
LLa récréation va sans dire
E st de l'instant le plus truculent !
Ya qu'à voir comme Jeannot sait enduire
A vec astuce et attouchements
N ]onchalantes les jambes d'Elvire
Tellement réceptive ... nonobstant ?
]
Ce message a été édité - le 10-11-2020 à 16:00 par Arcane
Posté à 15h25 le 10 nov. 20
Bonsoir KERDREL,
Voilà qui est fort bien dit et qui résume toute la sagesse du raisonnable. On apprécie ce qu'on déguste avec modération, et le goût se trouve décuplé par l'ambiance dans la convivialité. L'un donne la saveur à l'autre dans la complémentarité.
Je te remercie pour ces mots pleins de sympathie.
Passe une bonne soirée, mon Ami de plume.
ANDRÉ
Posté à 19h04 le 10 nov. 20
Bonsoir TONIN,
« Il te faut inviter quelqu’un de méritant
Un parfait pur fêtard qui soit de poses franches »
Alors là, j'approuve sans réserve, car un bon vin contribue à ce que "notre volonté soit fête !". Surtout, comme tu l'écris : "Quand le tout se partage en juste courtoisie".
Et puis, comme disait Laurent RUQUIER : "Avec toutes les saloperies qu'il y a dans l'alimentation, heureusement qu'il nous reste l'alcool pour oublier qu'on mange".
Bien belle envolée poétique aux vers et aux verres réunis.
Je lève le verbe à ta santé, TONIN.
ANDRÉ
Ce message a été édité - le 10-11-2020 à 19:38 par Laugierandre
Posté à 19h36 le 10 nov. 20
Bizarrerie de ce site .... ou bien une étourderie de plus
Où sont passées mes vend'anges
Posté à 09h50 le 11 nov. 20
Bonjour ARCANE,
Et UN GRAND MERCI d'avoir associé ta plume au prestige du bon vin. Jubilatoire ton poème en acrostiches !
"À bon vin ne faut point d'enseigne", dit un proverbe français. J'ajouterai qu'un bon vin d'ici est meilleur que l'eau de là.
Aussi, quand je prends le volant, je roule toujours à "quatre-vins". C'est plus prudent qu'à "sans vin".
Je te souhaite de passer une bien agréable journée, en ce jour férié du 11 novembre.
BISOUS MARSEILLAIS sous un beau soleil de Provence.
CARPE DIEM
ANDRÉ
Posté à 11h04 le 11 nov. 20
""Je lis avec passion les poètes au point d'en oublier les heures filantes comme dentelières à leur
machine ! Ou alors ? dois je interpréter ma -poésie fiction - comme une addiction coupable au site ???
Allo ! Allo toubib c'est pour un virus à protéger !!!!!!!!!
Posté à 11h45 le 11 nov. 20
Bonsoir ARCANE,
La dépendance fait l'extrême impressionnabilité. Lire ou écrire de la poésie est une addiction dont la consommation répétée crée des effets secondaires, sans conséquences fâcheuses. Les premiers symptômes débouchent sur la sensualité du langage, et provoquent un épanouissement personnel bénéfique au corps autant qu'à l’esprit. C'est le meilleur traitement contre l'ennui et la morosité
Douce soirée à toi,
ANDRÉ
Ce message a été édité - le 12-11-2020 à 19:32 par Laugierandre
Posté à 19h30 le 12 nov. 20
Quel beau feu d'artifice, André et Tonin ! Quel hommage à ce précieux breuvage !
Et si l’on se doit de le boire avec modération, Buvons-le avec les amis, il chauffe le cœur, il ouvre l’esprit, ne laissons surtout pas de fond de bouteille, car la vérité y est cachée toute au fond !
Posté à 09h08 le 13 nov. 20
Bonjour TANGO,
Je te remercie bien cordialement pour tes mots d'esthète, dont j'apprécie la lucidité et la sagesse.
Tout à fait d'accord avec les termes que tu emploies. Il n'y a d'abus que dans l'excès.
Ne laissons surtout pas le fond de la bouteille".
À cela Raoul PONCHON aurait approuvé, lui qui disait : "Quand mon verre est vide, je le plains ; quand mon verre est plein, je le vide".
Très bonne journée et toute mon estime.
ANDRÉ
Posté à 12h56 le 13 nov. 20
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