Bonjour FAYSA,
Bien entendu que je suis d'accord avec tes considérations. En tant que poète je n'ai jamais cultivé le narcissisme, préférant la modestie pour parvenir à mes fins. Je pense que c'est le comportement naturel de la plupart des gens qui se passionnent "sainement" dans leur art.
Certes,
l’artiste reproduit ce qu’il voit ou imagine, mais il entrevoit, il s'interroge et surtout, il a une certaine capacité
d'appréhender de par son extrême sensibilité.
Arthur RIMBAUD ne disait-il pas :
"Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir". De même que Jean COCTEAU écrivait :
"Le poète se souvient de l'avenir". Une formule qui peut paraître paradoxale (se "souvenir" s'utilise normalement pour le passé). Il sous-entendait que le poète sait tout des destinées humaines étant une sorte de "voyant" car tout se passe comme s'il avait déjà vécu une vie humaine : "l'avenir" des hommes étant un passé pour lui.
On pourrait beaucoup disserter là-dessus car le sujet devient hautement philosophique.
Je crois que nous devons considérer, avant tout, que la poésie est une forme d'art qui bouleverse les pensées toutes faites. Elle nous fait découvrir les choses que nous ne voyions plus à force de trop les voir, car elle "éclaire" tel ou tel objet d'une nouvelle lumière, et cela, tout simplement, parce qu'elle en parle "autrement".
Très bon début de semaine, FATSA.
Bien chaleureuse Amitié de plume.
ANDRÉ
Ce message a été édité - le 05-10-2020 à 12:09 par Laugierandre