Mon espoir déraille à la lumière du soleil
Ce sont les flammes de Satan qui m'assaillent
Et bientôt l'élévation de l'arc-en-ciel
Ira où la flottaison est en moi qui vaille.
Car j'ai déjà perdu le drapeau de l'amour
Pour retourner la tempête de la mer Egée
Et faire des ténèbres le point du jour
Où de ma poésie se saignera l'oisif Prométhée.
Et cette pluie qui jamais plus ne finit
Ce déluge qui s'abreuve de la sainte poussière
Pour murmurer aux mûrs ce silence interdit
Qui déjà patauge où maigrit la lumière.
Mais j'ai des comptes à rendre au Seigneur
Qui de sa place crépusculaire où il s'agite
N'a pas mieux à faire que d'user le bonheur
Et revenir à mon espoir qu'un vertige effrite.
Posté à 00h42 le 20 juil. 20