A LA DERIVE…
…Tu es complice de mon amour
De mes frivoles démarches
A l’embouchure d’une rive
Tu n’es plus cette rose
Que j’ai vu pousser
Au long de mon parcours
Où nos lettres s’entremêlaient
Comme les rameaux d’un olivier
La paix semble remuer
Les quelques signes qui persistent
Au fond d’un étang esseulé
Peux – tu retourner les pages
Réactiver le verbe anesthésié
Je doute du pouvoir de la nuit
De rester l’ultime otage…
De celle que j’ai connue
Lors d’une froide soirée d’hiver
La chaleur a quitté l’âtre de ma vie
Et l’âtre perd la dernière flamme
De l’intimité de nos lignes
Nul besoin de m’accrocher encore
Les fils d’araignée me semblent
Plus solides que tes bras
Ciel, je vis de regrets permanents
Une fleur à peine elle s’expose
Qu’une main violente vient l’arracher
Une jeune étoile pointe au firmament
Les regards la convoitent de tous les côtés
Je m’éloigne avec ma destinée
La tête haute et le regard perdu
Je m’en vais au fond d’un cœur
Constamment comme un ciel perturbé
Qui cherche à jamais la… cicatrisation
© Kacem loubay
Samedi 20 Octobre 2001
Khénifra / Maroc
loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive
Posté à 14h31 le 05 août 10