Citation de Remo :Elle est dite provinciale ou normande lorsque l'infinitif rime avec un mot en "er" où le "r" s'entend parce que le "r" final des infinitifs en "er" s'entendait encore en Normandie au XIXème.
C'est bien pour cela que je fais "en toute rigueur" la différence entre les les rimes -er et -é, malgré l'identité conventionnelle phonétique.
Pour la qualité de la rime, je distingue la pauvre, la suffisante et la riche, où ta référence distingue la pauvre, la suffisante, la riche et la léonine (sans définir les trois premières). Ainsi, "peureux" et "heureux" seraient des riches pour chacun de nous, tandis que "l'heureux" et "valeureux" seraient des léonines. Il y aurait donc 4 niveaux :
- pauvre [eux],
- suffisante [r + eux],
- riche [eu + r + eux],
- léonine [l + eu + r + eux] = 2 syllabes identiques.
Je ne vois pas le lien entre rime, qui est un phénomène d'écho, et rythme qui résulte de la répartition des accents toniques dans chaque vers. La qualité d'un vers, et par suite d'un poème, ne se réduit pas à la présence de la rime alors qu'on ne peut se dispenser du rythme. On peut écrire de très beaux vers sans rime.
En résumé, je suis d'accord avec les précisions apportées.