La poésie sur internet
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Par : Lasource
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L’amertume de mon café noir de sept heures
subitement me rappelle à la beauté de l’aube,
au dessus des Maures, par la fenêtre de cuisine,
chez mes parents, du temps qu’ils étaient en vie.
.
Je songeais aux hommes de la préhistoire, lesquels,
eux aussi, avaient décidément choisi cette lumière
au moment de faire halte dans la région, encore
magnifiquement sauvage, avant que de s’y établir…
.
Que les animaux, les arbres, les rochers, les sites
soient éclairés sous un angle de beauté spécial,
que la mer y soit transparente au point qu’on puisse
compter les étoiles de mer et les galets du fond,
.
voir les posidonies fléchir et revenir après bouffée
d’un vague courant salé, voilà qui sans doute explique
les premiers peintres des grottes proches du rivage ;
de vingt millénaires devançant ceux qu’aujourd’hui.
Posté à 11h01 le 16 juin 18
Mo,
Je ne veux pas mourir sèche de ses mots que l’on trace en trait bleu ou en azerty déguisé d’an vie déguisée.
Je ne veux pas mourir !
Sous le poids de définitions arrachées à des idéaux dodo pour caresser les vides et les abysses en volant les cieux.
Je ne veux pas mourir !
De perles, de bombes, ni même de rosée en gouttes de pluies salvatrices ou dévastatrices.
Je ne veux pas mourir !
Sans une fois, une seule fois, avoir croisez ton vrai regard.
Et toi, comment ne veux tu pas mourir ?
(écrit sans café noir, en live et sans filet (de poisson), toujours funambule et nez rouge de peste)
Affection LaSource!
Posté à 11h17 le 16 juin 18
Merci de ce témoignage amical. Mais on sait bien que mort et vie sont les deux faces de la même médaille existentielle !
Posté à 11h33 le 16 juin 18
par associations
Souviens-toi des instants quand sur les murs des grottes tu encrais ton corps
Ta main gauche en pochoir et tes poumons pinceaux qui projetaient la trace
Illusoire d’un temps que tu ne verrais plus au-delà de ta mort
Ces crachis de salive et de larmes de peur inondaient ton espace
Et les fils de tes fils nommeraient ça peinture
Souviens-toi des instants quand dans les bruits du vent tu sentais la douceur
Des chants de la nature et si tes pas croisaient dans la nuit les squelettes
Les restes d’os blanchis de vautours décharnés alors tu voyais l’heur
De tailler dans l’un d’eux la flûte aux mélodies qui roulaient dans ta tête
Et les fils de tes fils nommeraient ça musique
Souviens-toi de l’instant quand ton clan te bannit pour n’avoir pas prié
Et pour n’avoir pas lu les mêmes vérités dans les mêmes totems
Tu gravas d’autres signes des sons des idées l’émotion ta pensée
Seul
Et les fils de tes fils nommeraient ça folie
Ou poésie
Posté à 11h36 le 16 juin 18
SourireS!
Posté à 11h39 le 16 juin 18
C'est chouette d'inspirer un texte aussi brillant, (à moins que tu l'aies pondu antérieurement ?)
Ce qui m'intrigue un peu ce sont les "larmes de peur"...
Je crois que nos aïeux étaient comme les gens des "tribus premières" d'aujourd'hui: pas des trouillards du tout !
Posté à 11h42 le 16 juin 18
[Antérieur]
Ils ont quand même inventé les dieux pour se rassurer... Devant la mort, personne ne fait le malin (si, le Malin)
Posté à 11h44 le 16 juin 18
j'ai faim!
Sur la table y a du rôti!
Bon appétit!
Posté à 11h50 le 16 juin 18
très beau Lasource
Posté à 12h01 le 16 juin 18
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