Dans l'immense plaine découverte
D'innombrables vieilles girouettes
Sucent impitoyablement l'humeur
De l'inéluctable passant rêveur.
Sûr que dans la tour nul n'est innocent ,
Comment acquérir le discernement ?
J' ai beau poser l' oeil sur la lunette
L'image biaisée n'est pas nette.
Je ne puis absoudre sérieusement
Sauf si... Je pointe cet oeil vers le ciel
Pour y puiser l'essence, l'essentiel
Une once du message clairvoyant.
Peut on dissiper les turpitudes
Qui masquent souvent les certitudes.
Ces paragraphes des années joyaux
Face aux intriguants battages d'escrocs .
Ainsi je me tourne vers l' Éternel
Et ses palpitations universelles
Pour sortir des petites manigances
Puis délaisser l'état de vengeance
Qu'alimente le désert émotionnel.
Mensonges , bobards , mesquineries
Tous ces produits gros de fumisterie
Compromettent mon esprit rationnel.
Y a t'il une aube parallèle
Où la paix est tout simplement belle
A contrario du cénacle empire
Qui diabolise la voie du repentir.
Être ballotté par le Foehn riant
Ou balayé par le Nordé hurlant .
L'apparence du chêne insensible
Courbe l'échine aux vents irascibles.
Mais l'épreuve ne peut rompre le lien
Des âmes unies par le sang familial
Même quand une rixe déloyale
Frappe et mord dans un geste païen.
Vita detestabilis ?
Jean.Pierre Fraselle