La poésie sur internet
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Par : Marcek
C'est nos anciens qu'on assassine !
Rassurez vous, pas de sang à la une, mais un petit jeu auquel je l'espère ,vous aurez à cœur de participer pour la défense de la langue française et la révérence que nous devons à nos plumes illustres trop souvent écornées par le net...Alors, en piste pour découvrir l'anomalie figurant dans ce premier poème proposé à votre perspicacité !
Allez, un petit indice : comptez vos pieds !
La Fourrure
Je hume en frémissant la tiédeur animale
D’une fourrure aux bleus d’argent, aux bleus d’opale ;
J’en goûte le parfum plus fort qu’une saveur,
Plus large qu’une voix de rut et de blasphème,
Et je respire avec une égale ferveur,
La Femme que je crains et les Fauves que j’aime.
Mes mains de volupté glissent, en un frisson,
Sur la douceur de la Fourrure, et le soupçon
De la bête traquée aiguise ma prunelle.
Mon rêve septentrional cherche les cieux
Dont la frigidité m’attire et me rappelle,
Et la forêt où dort la neige des adieux.
Car je suis de ceux-là que la froideur enivre.
Mon enfance riait aux lumières de givre.
Je triomphe dans l’air, j’exulte dans le vent,
Et j’aime à contempler l’ouragan face à face.
Je suis une fille du Nord et des Neiges, — souvent
J’ai rêvé de dormir sous un linceul de glace.
Ah ! la Fourrure où se complaît ta nudité,
Où s’exaspérera mon désir irrité ! –
De ta chair qui détend ses impudeurs meurtries
Montent obscurément les chaudes trahisons,
Et mon âme d’hiver aux graves rêveries
S’abîme dans l’odeur perfide des Toisons.
La Vénus des aveugles
Ecrit par Renée VIVIEN
Tous droits réservés ©
Posté à 23h40 le 10 mai 17
Très bien trouvé, Violette : en effet le "une" ajoute deux pieds de plus et l'alexandrin n'en est plus un, qui se tord les chevilles à 14 pieds !
Posté à 23h33 le 11 mai 17
Poursuivons maintenant avec un délicieux poème d'Edmond Rostand : Le petit chat. J'ai eu la chance cet été d'aller à Cambo les bains, visiter la somptueuse villa Arnaga construite à grands frais par le flamboyant auteur de Cyrano de Bergerac et de Chantecler .Son épouse, la poétesse Rosemonde Gérard y a aussi laissé sa trace d'élégance raffinée. En visitant l'office, j'ai pu photographier un tableau où était écrit le poème que je vous propose. Mais dans le poème ci-dessous , figure une coquillette que vous aurez vite fait de trouver... enfin, vite ... ou pas !
Le petit chat
C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.
Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.
Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.
Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l’on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.
Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.
Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.
Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.
In les Musardises, 1911
Ecrit par Edmond ROSTAND
Posté à 23h52 le 11 mai 17
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Posté à 06h00 le 12 mai 17
Il y a pourtant des règles définies pour le classique, Sylvain!
Posté à 07h10 le 12 mai 17
Sylvain, pas d'attitude : il faut compter sur ses doigts , comme les enfants !
Je-suis-u-ne-fil-le-du-Nord-et-des-Nei-ges-sou-vent : 14
Je-suis-fil-le-du-Nord-et-des-Nei-ges-sou-vent : 12
Posté à 10h59 le 12 mai 17
Non, Violette, l'erreur n'est pas là ...
Posté à 11h04 le 12 mai 17
(ici, petite erreur ! correction p 5)
Dans l'absolu d'une parfaite versification, rien n'est censé empêcher une liaison
Dans la réalité des vers, y compris des plus grands, il en va tout autrement, mais, si des libertés sont prises avec le son, il n'en est jamais ainsi de la métrique.
...Oh la la, ça devient
Posté à 11h49 le 12 mai 17
La recherche est donc relancée !
Posté à 11h52 le 12 mai 17
...Oh la la, ça devient impossible de se servir des fonctionalités ; c'est dommage, ça devenait rigolo !
Le site est vérolé, c'est ça ?
(Ici, ça marche un coup sur deux)
Euh ! 'scusez la digression ! (ça remarche)
Posté à 12h14 le 12 mai 17
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Posté à 12h55 le 12 mai 17
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Posté à 13h05 le 12 mai 17
C'est aussi une évidence , respect au texte de l'auteur !
Posté à 13h11 le 12 mai 17
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Posté à 13h21 le 12 mai 17
J'ai tout lu comme tu l'as écrit Mimi et je n'ai pas entendu d'erreurs de métrique...
[mais question : on parle de pieds ou de syllabes ?]
Posté à 14h14 le 12 mai 17
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