Machajol persiste et signe ! Il y a quelque chose là, mais je ne suis pas encore vraiment convaincu :
- dans les 2 premiers, on a "or" puis "argent". C'est joli, mais le haïku n'a pas besoin d'être joli, juste "vrai", il faut que le lecteur "voie" ou "ressente" immédiatement, sans se poser des questions, qu'il partage et soit touché.
- on a parfois du mal à situer, à comprendre de quoi il s'agit. Par exemple, dans le 1er, pourquoi "volées" ? L'auteur le sait sans doute, le lecteur moins. Le 4ème semble faire référence à mai 68, mais sauf erreur, on est en avril 2025 ? Dans le dernier, l'oiseau se serait posé sur le bord de la cheminée ? Ce n'est pas impossible, mais je ne me souviens pas d'avoir vu ça.
Le 2ème, comme le 1er d'ailleurs, semble faire référence à la nostalgie des vacances dans un pays chaud. Le 3ème me paraît assez juste, et la 3ème ligne est bien ("plumes dans le vent"). D'autres expressions, surtout en 5 syllabes, tombent bien également : "départ immédiat", "oranges givrées" notamment.
En résumé, je dirais quand même que c'est encore un peu trop "occidental", trop allusif, énigmatique, pas assez "parlant" (quelques "chevilles" aussi). Il faut arriver à se dépouiller de nos habitudes (sans tomber bien entendu dans la "japoniaiserie") ‒ mais uniquement dans ce cadre (celui du haïku). J'essaie pour ma part désespérément de tourner un haïku (j'en suis bien à ma 10ème mouture), qui dirait en gros :
Trônant sur sa branche
le chat fait royalement
pleuvoir les pétales
L'amorce consistait quasi uniquement dans la 3ème séquence ("pleuvoir les pétales"), et dans la vision du chat dans l'arbre. Là, j'en suis à "trônant" + "royalement", qui se répondent, mais à l'origine je pensais plutôt à quelque chose comme "espièglement" ou "avec indifférence". Faut-il préciser de quel arbre il s'agit, pour permettre au lecteur de mieux "voir" ? Etc. Beaucoup de questions en tout cas... (Le chat refuse de m'aider !)