"Atelier perpétuel de réparation"

Par : Salus
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Jim

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Typiquement le genre fautif que j'affectionne, car il entretient la polysémie sans laquelle le poème ne serait qu'un slogan publicitaire...
En effet, ce « qui » ou « que » quelque peu élidé dit-il :

- Du souvenir gardons l'image laquelle a fixé quelque sensation – le sujet de l'action est en ce cas l'image ;

-Du souvenir gardons l'image que quelque sensation a fixée – le sujet de l'action est en ce cas la sensation.

Dans chacun de ces cas, la question de l'accord ne se pose plus.
Je ne suis pas contre une certaine ambiguïté sémantique que la faute de syntaxe mitonne.

Morale : toujours soigner la diversification de nos pronoms relatifs, afin de les mieux négliger savamment.



Ce message a été édité - le 17-08-2023 à 21:31 par Jim
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Oxalys

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Même impression d'ambiguïté que Jim mais pour une autre raison concernant le pronom relatif élidé qu'

Sachant qu'en français correct le pronom relatif qui, introduisant un sujet, ne s'élide jamais, il ne peut s'agir ici que du pronom relatif que élidé.
Or que introduit toujours un complément d'objet direct

voirhttps://www.francepodcasts.com/2022/09/02/les-pronoms-relatifs-qui-ou-que/

Donc le mot sensation est bien le sujet du verbe fixer. Reste à déterminer le cod pour savoir comment orthographier le pp s'y rapportant.
Deux possibilités :

1) la sensation a-t-elle fixé le souvenir (cod - m) de l'image (complément du nom – f) ? : dans ce cas le pp s'accorde avec souvenir, donc fixé

2) la sensation a-t-elle fixé l'image (cod -f) du souvenir (cn -m) ? : dans ce cas le pp s'accorde avec image, donc fixée


Telle que la phrase est formulée, les deux versions étant admissibles, les deux orthographes sont grammaticalement possibles.... mais intentionnellement ????
Quid, Sieur Salus ????
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Salus

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Merci pour les lumières de vos phares
Et pour ces diésélistes précisions
Qui présideront à mes décisions
Syntaxiques dont, lecteur, tu t'effares.
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Salus

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Appel aux garageots :

Dans le cadre d'un futur texte portant sur la ferveur écologique qui anime l'humanité...

Je me demandais si, en toute mauvaise foi mais en concordance des temps (passé simple/imparfait), on pouvait écrire ceci :

"A l'égal des vrais prions
Nous contaminâmes les
Organismes, puis, zélés,
Dévotement priions !"


Merci à ceux qui savent.
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Jim

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J'aurais plutôt écrit "priâmes". Tester en changeant de nombre:
A l'égal d'un vrai gentil, tu contaminas les bébêtes puis, plein de remords, tu les soignas."
Pour la rime, c'est moins fastoche...

"A l'égal des vrais grillons
Nous chantâmes tout l'été
Le beau temps fut bien fêté,
Depuis un joint nous grillons !" 😊
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Pierre Lamy

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"Nonobstant nos belles âmes
Nous contaminâmes les
Organismes, puis, zélés,
Dévotement nous priâmes !"



Ce message a été édité - le 11-12-2023 à 15:40 par Pierrelamy
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Salus

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Bah, je m'en doutais, mais je ne suis guère sûr de moi, et en plus, j'affectionne les syntaxes et les grammaires "limites"...
(Tiens j'aurais dû être maçon)

Merci les gars.
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Lau

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Je ne fais pas partie de ceux qui se targuent de savoir mais de ceux qui pensent et je pense, ainsi concernant ce quatrain :

"A l'égal des vrais prions
Nous contaminâmes les
Organismes, puis, zélés,
Dévotement priions !"

les modes et les temps me semblent corrects ;

"contaminâmes" est du registre du langage soutenu, écrit ; bien qu'il ne décrive pas une action courte, il imprime un acte qui se fit durablement.

"priions" décrit une action longue du passé traduite en termes écrits, soutenus...

Rien n'empêche, grammaticalement, cette subtilité.

Je valide ce quatrain. (Faudrait surtout pas s'en priver !)






Ce message a été édité - le 22-12-2023 à 16:15 par Lau
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Pierre Lamy

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La virtuosité de ce quatrain est en effet jubilatoire (au passage, j'ai appris ce qu'était un prion)
😉



Ce message a été édité - le 22-12-2023 à 18:12 par Pierrelamy
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Salus

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J'avais pas vu...

Chaleureux remerciements à Lau qui sauve à la fois l'atelier du ridicule et ma quarte du néant où les réflexions précédentes l'avaient condamnée - un surcroit de rigueur et de sérieux serait ici bienvenu.







Ce message a été édité - le 22-12-2023 à 20:49 par Salus
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Pierre Lamy

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Pour me faire une idée j'ai testé

Nous épluchâmes les
pommes, puis, affamés,
avidement les croquâmes.

Nous épluchions les
pommes, puis, affamés,
avidement les croquions.

Nous épluchâmes les
pommes, puis, affamés,
avidement les croquions.


Ce test me conforte dans ma réponse :

Nous contaminâmes les
Organismes, puis, zélés,
Dévotement (nous) priâmes !


me parait plus rigoureux et plus agréable à l'oreille que le double hiatus de "priions"






Ce message a été édité - le 23-12-2023 à 13:47 par Pierrelamy
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Lau

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Où la rigueur (supposée académique) se situe-t-elle dans le choix de l'emploi du passé simple ou de l'imparfait ici ?

Rien n'interdit ni n'oblige l'emploi de l'un ni de l'autre.

Quant à l'agréabilité (qu'il est moche ce mot), elle dépend du producteur et de sa volonté de faire entendre... C'est totalement subjectif et poétique.

L'hiatus (ou les hiatus) interne(s) n'a (ont) rien de condamnable et participe(nt) de la musique du vers.

Cette quarte mérite d'exister.





Ce message a été édité - le 23-12-2023 à 18:05 par Lau
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Pierre Lamy

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Je me range à ton avis.

Le mélange passé simple/imparfait a le mérite d'attirer l'attention.

Quand à la musicalité du hiatus, elle est la même que dans
"les gens de Capri y ont laissé des plumes"

😉
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Salus

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Salut les mécanos !

J'ai besoin d'un avis autorisé sur une question d'accord du participe, et comme Clément Marot n'est pas disponible, j'en appelle aux bonnes âmes du garage, cet antre connu pour son professionnalisme et sa bienveillance...

Voilà le truc :

"Que cette brève invective
Avec son ton brut basé
Sur le réel que l'art rive
Aux jours que l'on a massé"
(etc.)

J'hésite sur l'accord ; peut-on considérer ici "masser" comme un verbe indiquant une mesure (lesquels sont exemptés d'accord) ?
Ou dois-je plutôt écrire :

"Que cette brève invective
Avec ses (ou ces) tons bruts basés
Sur le réel que l'art rive
Aux jours que l'on a massés"

..Ca me plaît moins, mais c'est mieux que de violer la grammaire, moi, hein, la gérontophilie...






Ce message a été édité - le 10-04-2024 à 16:10 par Salus