La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Avec tous ces vers tout coule de source
Qu’ois-je donc, ma Cousine au parler sans détour :
La gent déjanterait pour rompre son silence ?
Que nenni vous répons-je, avec peu de licence,
Le Droit n’aime pas trop qu’on change son contour !
Voyez plutôt, ici, ce que dit l’alentour :
Apprenez instamment, sans nulle réticence,
Les lois de l’écriture avec sa nitescence
Pour ne point affronter le doctoral retour.
Oh pardon ! Votre pli narre un autre sujet
Dont le présent répons modifie le projet.
Suis-je sot d’oublier que l’on fête un baptême.
Prions en cœur Cousine et pardonnons l’oubli
A celui qui s’esquive en se disant abstème.
Le ciel est pour l’ascète au port bien établi.
Ce message a été édité - le 09-10-2019 à 18:00 par Tonindulot
Posté à 17h45 le 09 oct. 19
Pourquoi donc ce retard
-Monsieur de Bergerac quel est donc ce grand vent
-Qui vous a retardé puis mis dans ce désordre ?
-Ou bien a-t-il fallu qu’un très fâcheux contrordre
-Vous ait, las, retenu vous qui venez souvent ?
Oh non Chère Cousine errant en ce couvent
Ce n’est que peu de chose ; un coup venu me mordre
Qui m’oblige indument tout soudain à me tordre
Afin de vous montrer cet état moins fervent.
-Vous saignez mon Ami ! Pourquoi votre visage
-Fait-il cette grimace ? Est-ce là le présage
-Que vous sombrez ici sans même deviser.
Regrettez, désormais, le sort de ce panache
Qui s’employait gaiment, sans jamais s’épuiser,
A vous plaire en tout temps d’une fidèle attache.
Posté à 07h53 le 10 oct. 19
Ô Cousin! Quel Panache...
Qui m’a posé ce nez au centre de la face
Et fait qu’on rit de moi, hélas, à tout instant?
De cela je suis las et vois ce roc pointant
Comme un long promontoire émaillant ma surface.
-Ne vous inquiétez plus, mais faîtes la grimace
-A celui qui vous daube en rires l’attestant.
-Je vous aime tel que, et vous, le contestant,
-M’obligez à clamer d’un propos plus tenace.
Vous me semblez, Cousine, encline à la pitié
Et vous sais gré, surtout, d’une telle Amitié.
Je vous dirai plus tard quelque belle tirade !
-Je sais que votre toque a toujours son panache
-Que tous vos longs récits n’ont aucune parade
-Quand ils luttent sans fin contre la sotte arnache.
En effet, cette nuit, j’ai longtemps ferraillé
Portant d’énormes coups sur de fermes poitrines.
Les souffles suffocants sortant de ces narines
Prouvaient aux gens curieux que j’avais bataillé.
-Ô vaillant justicier ! Vous avez travaillé
-Comme un juge précoce agissant dès matines.
-Vous avez, pour vous seul, en faveurs palatines
-Mon fervent compliment d’un éloge émaillé.
Ce message a été édité - le 15-10-2019 à 10:37 par Tonindulot
Posté à 10h34 le 15 oct. 19
Amphigouri
On peut à l’infini disserter de la chose,
se gratter l’occiput comme pour un défi,
en vers comme Verlaine ou tout bêt’ment en prose,
l’amphigouri consiste à se gourer d’amphi.
Que faire en un amphi à moins qu’on s’y repose ?
et s’en gourer n’est point sujet à rififi.
Les savants parleront ici d’amphiarthrose.
Loin de moi le dessein de n’en point faire fi.
Un amphibien, souvent, se pose en philanthrope
et aime à observer les ciels à l'amphiscope
dans l’espoir insensé d’y loger sa houri.
Il serait plus futé qu’il flânât sous les hêtres.
CQFD, dirait un professeur de lettres.
Ceci n’a rien à voir avec l’amphigouri.
Ce message a été édité - le 16-10-2019 à 06:33 par Obofix
Posté à 17h44 le 15 oct. 19
Au temps de l'inventaire
Aujourd’hui grisonnant se morfond le poète
Qui se dit qu’il lui faut, ici même, conclure.
Son temps fut-il utile à servir la nature ?
Ses mots ont-ils guéri les inquiets dans l’enquête ?
Il ne sait point répondre en voyant la comète
Si l’homme a pour destin de porter une armure
Afin de protéger sa fragile ramure
Quand, sans plus réfléchir, il s’adonne à la fête.
Pêcher par hédonisme ou vivre dans l’ascèse,
Voir Sodome et Gomorrhe équipées de trapèze,
Voilà bien la question qui peine son esprit !
Personne dans les cieux ne vient pour assistance
Surtout pas le Bon Dieu qui jamais ne comprit
Pourquoi son appétit avait tant d’importance.
Posté à 20h26 le 18 oct. 19
Au feu, les pompiers, la sirène appelle
« Écrivez sans tarder ! Le show est dans l’arène ! »
Voilà ce qu’instamment dit un vrai boute-en-train
A sa seule compagne abhorrant le train-train.
« Je suis bien sur le pont et j’attends la Sirène ! »
« Non point celle qui hurle et donne la migraine,
Plutôt la belle fille enchantant par l’entrain,
Par sa déclamation du funeste quatrain
Où l’homme subjugué s’empale la moraine. »
Une Sirène adulte omet de parler pieds
Pour montrer pédicule à de chauds équipiers
Qui passent navigant en sirotant leur bière.
« Ici, sans trop tarder, je vous promets réplique,
Un sonnet demi-sel mouillant votre paupière.
Il nous faut tous savoir que le mot nous implique. »
Posté à 16h40 le 25 oct. 19
Génial cet halloweenesque sonnet qui prend ses distances avec la liturgie pour s'adresser à tous;
Posté à 06h44 le 28 oct. 19
Une sorcière bien aimée en quelque sorte !
Posté à 06h54 le 28 oct. 19
Quelle constance en écriture Tonin ! Tes correspondants sont, je suppose, tous de "cire constance" et fondent en te lisant !!!
Ce message a été édité - le 28-10-2019 à 10:39 par Arcane
Posté à 10h39 le 28 oct. 19
Sirène et sorcière, j'ai adoré...
Posté à 16h19 le 28 oct. 19
Si Reine vous êtes, Féal je serai
Un pompier surmené pensait bas sous son casque.
« Ai-je bien entendu la Sirène en pétard ? »
En vrai dur, près de lui, paraissant en fêtard
Je daubai ce vaillant qui semblait bien fantasque.
Mais de sagacité je fouillai dans la vasque
Où bouillait un cru dit « élixir pour routard ».
Je savais que jadis on le servait très tard
Du côté de chez Swann où s'aimait tant la frasque.
D’un complément d’objet je déguisai mon verbe
Afin que mon discours soit dit vraiment superbe.
Fiasco complet, l’Ami ! On passa sans me voir !
Je partis sans délais retrouver ce pompier
Qui ranimait les feus disparus sans pouvoir.
Mais vous, sans mot passant, aimez-vous ce papier ?
Ce message a été édité - le 29-10-2019 à 12:30 par Tonindulot
Posté à 08h25 le 29 oct. 19
@Tonindulot
ce sonnet est aisément haïkaïsable
Sous son casque.
en pétard
en fêtard
bien fantasque.
Dans la vasque
routard
très tard
la frasque.
Mon verbe
superbe.
me voir !
Ce pompier
Sans pouvoir.
papier
Posté à 12h56 le 29 oct. 19
Sans nécessairement adhérer au point de vue de Queneau, je me dis qu'on pourrait aussi bien modifier ou ajouter de petits mots à un poème ainsi transformé.
Après, ce que j'en dis, le vent l'emporte (je n'y attache donc pas plus d'importance que ça) mais dans l'exemple d'Obofix, ça pourrait donner
Sous son casque
en pétard
un fêtard
bien fantasque
Dans la vasque
un routard
très tard
ses frasques
Mon verbe
superbe
pour le voir
Ce pompier
sans pouvoir
en papier
Ce message a été édité - le 29-10-2019 à 19:07 par Hicvelibi
Ce message a été édité - le 29-10-2019 à 19:18 par Hicvelibi
Posté à 18h50 le 29 oct. 19
J'entends d'où je suis la Sirène appeler la marin...
Je reviens bientôt luter les failles...
Posté à 19h19 le 07 nov. 19
Mignonne! Allons toujours
Lorsque sera la nuit vous viendrez près de l’âtre
Rechercher la chaleur du foyer flamboyant.
Je serai près de vous, l’œil bien moins foudroyant
En tenant votre main dans ce précieux théâtre.
Voilà bien des années que les dires du pâtre
M’ont appris que l’on doit, croyant ou non croyant
S’adonner tout entier dans un jeu déployant
Pour aimer sa compagne en étant feu folâtre.
Mignonne ! Allons toujours au fond de nos pensées
Chercher dans les pulsions celles non-dépensées.
Nos rides sont des plis disant hélas notre âge.
Mais le feu que je vois flamber là devant nous
M’inspire cet élan empourprant mon visage.
Alors vous, d’unisson, caressez mes genoux.
Ce message a été édité - le 10-11-2019 à 08:34 par Tonindulot
Posté à 19h34 le 08 nov. 19
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