Quel menteur, ce miroir !
Le miroir, ce menteur ! Du trompe-l'oeil le maître,
Serviteur de la frime associée au paraître
Pour ne mettre en avant que le superficiel,
Habile à maquiller pour masquer l'essentiel,
Il donne un aperçu, mais sans bien reconnaître.
Tant qu'est jeune l'esprit, le reflet n'est qu'un traître,
Le tain est tout rouillé, c'est un mur sans fenêtre,
Un dessin flou comme un mirage dans le ciel,
Le miroir, ce menteur !
Chacun des jours vécus depuis qu'il l'a vu naître
Sculpte le personnage intrinsèque de l'être,
La ride sur le front n'est qu'un rendu partiel,
Le cheveu blanc se fait témoin confidentiel
D'une vie bien remplie. Il faut l'envoyer paître,
Le miroir, ce menteur !