La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Prends donc les vents ouvrant l'évent
Je suis parti pour faire un tour,
Cherchant le Nord dans mon détour.
J’ai donc changé mon truc d’épaule
Comme un bon gars cherchant le pôle
Grâce au sextant de l’alentour.
C’est ça, mon gars ! Pour le retour
Du mât central circule autour.
Et ne dis pas pour être drôle :
Je suis parti !
De ce rafiot tout le pourtour
Était de bois au vert contour.
Or un forgeur traitant la tôle
Voulut m’en prendre le contrôle.
Je lui criai tel un vautour :
Je suis parti.
Posté à 18h01 le 12 mars 25
Tout est bon dans ton rondeau. L'originalité du thème, la fluidité du texte, les sonorités qui chantent à l'oreille. On retrouve ici le génie de cette forme.
Tu connais sans doute le fameux incipit de Marcel Proust. "Longtemps je me suis couché tôt. Il m'a inspiré ce rondeau
Posté à 18h42 le 12 mars 25
Le nouveau Gavroche est arrivé
Je suis Toto l’heureux gamin
Qui fait le beau en pull carmin.
Sur le trottoir pour une tranche
Je tends la main de mine franche
Sans m’éloigner de mon chemin.
Je suis Poulbot, fils de Firmin,
Qui sait torcher tout parchemin.
Issu vraiment de vieille branche
Je suis Toto !
Finis l’Ami, ce dès demain,
De détrousser par jeux de main.
On sait bien que la foule flanche
Quand tu parais la face blanche.
Cesse de dire avec entrain
Je suis Toto !
Ce message a été édité - le 13-03-2025 à 18:13 par Tonindulot
Posté à 18h12 le 13 mars 25
Salut Toto
Posté à 06h32 le 14 mars 25
Revenez parmi nous tel un chat distingué
Racontez-moi encor comment faire un jardin
Car je suis campagnard et non point citadin.
Je laboure fort peu mais grattouille la terre
Pour installer mes plants en panaché parterre.
Les travaux saisonniers me font le ton badin.
C’est en mars que je vais chasser le ragondin
Activer mes outils sans me prendre un gadin,
Mais vous que faites-vous en votre ministère ?
Racontez-moi encor !
Ah ! Je vois, vous trouvez que j’ai l’air baladin
Qu’en fourreau je camoufle un malséant gourdin.
Que nenni ! je suis bon et n’en fais point mystère
Sans pour autant me dire épatant magistère !
Vous qui vîtes un jour dans le Nord un Ondin
Racontez-moi encor !
Posté à 09h15 le 25 mars 25
Danser en rond est à l'origine du rondeau.
Posté à 09h33 le 25 mars 25
Dialogue entre bêche et plume.....
Je ne puis me résoudre à laisser en jachère
L'oasis autrefois fertile et maraîchère.
M'attriste de voir que le verdict assené,
L'effort de résilience aussitôt condamné,
Rendirent tout espoir plus fou qu'une chimère.
Il est temps d'affûter la bêche jardinière
Pour donner de l'allure à cette bonne terre.
Au renoncement par abandon forcené
Je ne puis me résoudre !
Il est temps d'appointer la plume familière
Et de la retremper dans l'encre nourricière
Pour écrire une suite à cet instantané,
La rupture n'était qu'un break momentané.
Oublier la mission qui longtemps me fut chère ?
Je ne puis me résoudre !
Hop !
Posté à 10h48 le 28 avril 25
Une plume et la bêche peuvent être de mêche, on n'est heureusement, pas tenu de choisir
Posté à 12h08 le 29 avril 25
Dans ce jardin que l'on chérit
Le printemps s'installe, et inspire l'écrit
Où les mots bourgeonnent, ainsi le vers fleurit
Aux couleurs tempérées d'une joie certaine
Répandant une fragrance, telle une marjolaine
Pour un mijoté de caractères qui nourrit
Une sève bienveillante circule dans l'esprit
Trouvant sa source dans un cœur qui retranscrit
Les notes respectueuses d'une douce rengaine
Le printemps s'installe
Refaire quelques pas, dans ce jardin qu'on chérit
Est motivé de tout ce dont on a guéri
L'espoir d'une harmonie, à nouveau entraîne
Belles inspirations, et pensées souveraines
Nos temps passés en poésies, l'ont prédit
Le printemps s'installe
Posté à 10h58 le 01 mai 25
Je filerai donc le lin seul
Puisqu’il le faut hélas cesser cette aventure
Je ne m’y résoudrai qu’en gréant ma mâture.
« Hisse donc pavillon » me souffle un moussaillon
Qui traine par mes pas en queue d’un bataillon.
La vue de ces chalands dope alors ma nature.
Voilà quelque renfort d’ineffable droiture
Qui donne à mon entrain bien meilleure stature.
Je voguerai tout seul en pieux écivaillon
Puisqu’il le faut hélas !
Je me dis que Musset sut donner en pâture
Bien des vers de son Sang d’une chaude écriture.
Alors sans plus tarder j’ose ôter mon bâillon
En espérant avoir un jour un médaillon.
J’irai donc en chantant tout seul en ma voiture
Puisqu’il le faut hélas !
Posté à 09h54 le 17 mai 25
Pourquoi sonner le glas de pareille aventure
Me voilà donc tout seul à poursuivre la route
A semer du millet pour gouteux casse-croute.
Vous qui passez par là de transport sémillant
Osez donc saluer ce geste bienveillant.
La fatigue est fatale et la flemme déroute.
J’ai bien lu dans ce coin qui préfère la joute
Et donne le répons dont le ton en rajoute.
Ainsi pour animer, sans être sommeillant,
Me voilà donc tout seul !
On me dit entêté, refusant la déroute
Pédalant de bon cœur dans la moindre choucroute.
Hormis ce vrai plaisir au mode émerveillant
Je ne me conçois point d’allant plus défaillant.
Pour parler un peu plus de cette banqueroute
Me voilà donc tout seul !
Posté à 11h55 le 20 mai 25
Non, vous n'êtes pas seul, voyez, par la lucarne
Même un drôle d'oiseau comme moi vous lit bien...
Merci de nous servir l'heur où se réincarne
Un rêve d'écrivain qui dans les airs nous tient...
Ce message a été édité - le 20-05-2025 à 17:24 par CinquiemeVallee
Posté à 17h20 le 20 mai 25
Parlez donc de voix douce
Voilà donc un oiseau qui passe dans mon ciel
Et ne lit dans mon pli point d'air artificiel !
Il est vrai qu’en hauteur on a bonne distance
Et qu’on peut sans emphase apporter assistance.
Je prends ce doux allant pour un acte officiel.
Je ne distingue point de jeu superficiel
De subterfuge fin ou port sacrificiel.
Pour me tirer d’affaire avec peu d'insistance
Voilà donc un oiseau !
Aider son prochain triste est un signe essentiel
Et donne du regain de renfort substantiel.
Je rassure le clan qu’ici ma subsistance
Est enfin sur les rails sans plus de résistance.
Pour relancer mon cœur d’un jeu providentiel
Voilà donc un oiseau !
Ce message a été édité - le 23-05-2025 à 07:41 par Tonindulot
Posté à 07h12 le 22 mai 25
Que faisiez-vous, amis ?
Que faisiez-vous, amis, dans quelque autre raout,
Tandis que j'essayais, en jouant mon va-tout,
De retrouver du charme à la correspondance
Sous garantie d'humour, de tact et bienveillance
En termes amicaux et modeste bagout ?
Il m'a fallu du temps pour remettre debout
Un entrain défaillant, usé de bout en bout.
Alors que je cherchais l'habituelle ambiance
Que faisiez-vous, amis ?
Or voici que ce jour, en lisant le rajout,
La tentation renaît et me revient le goût
De reprendre la plume et sortir du silence
Tout ce que je taisais, figé par la méfiance.
Agréez mon retour mais dites-moi surtout
Que faisiez-vous, amis ?
Posté à 12h35 le 22 mai 25
Ménage de Printemps
Lessive intérieure ! Et du sol au plafond
D’une crise égotique, là, en guérison
En guise de médoc, plus de tendresse
L’amende honorable de ma maladresse
Pour retrouver des écrits de joyeux luron
Gardait tâche rebelle, un reflet brouillon
Mon miroir fidèle, essuyé au tapon
Qui las du manège s’écrie en sagesse
Lessive intérieure !
Mai, sait m’enchanter, en cette belle saison
À ouvrir portes et fenêtres sans un frisson
Aux toiles hivernales, l’air est promesse
En manche et plumes d’une douce caresse
Mais pour celles qui veulent s’incruster pour de bon
Lessive intérieure !
Posté à 20h16 le 22 mai 25
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