La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Le jeunisme à tout prix ?
Le bluetooth dans l'oreille et le smartphone au coeur,
Avec cet attirail, à notre âge, tu meurs !
On risque de gâcher le reste du séjour
A se cramponner pour remonter à rebours
Au bon temps des beatniks, les cheveux pleins de fleurs.
Le jeunisme c'est bien mais faut être blogueur
Et vouloir à tout prix servir d'influenceur
Dans ce monde d'ados à l'affût nuit et jour,
Le bluetooth dans l'oreille.
Restons pieds sur terre en laissant aux tiktokeurs
La joie d'être comptés parmi les followers
Tout en se soulant de musique à rendre sourd.
Même si le futur, pour nous, ce sera court,
N'écoutons que nos voix, au dam des youtubeurs,
Le bluetooth dans l'oreille !
Ceci est ma réponse à l'avant-dernier rondeau "J'ai du mal à trouver le joint". Tonin, j'ai du mal à suivre le débit !
Ce message a été édité - le 19-02-2025 à 11:11 par Oxalys
Posté à 22h37 le 18 févr. 25
Roulez jeunesse, surfez vieillesse
Écoutez donc le vent qui porte tant de bruits,
Des sons venus d’ailleurs qui rendent plus instruits.
Voyez comme est sans peur notre vive jeunesse!
Elle sait se servir de tout avec finesse,
Des outils débités comme on livre des fruits.
Nos anciens instruments que l’on a, las, détruits
Ne nous sont point laissés pour justes usufruits.
Pour savoir qu’on abat le fameux droit d’aînesse
Écoutez donc le vent !
Je vous vois pieds sur terre et entrains reconstruits
Pour donner à vos sens d’honorables biscuits.
Usez du sémaphore à petite vitesse
Pour m’envoyer vos plis emplis de gentillesse.
Pour m’entendre en retour, sans changer de circuits,
Écoutez donc le vent !
Ce message a été édité - le 19-02-2025 à 09:01 par Tonindulot
Posté à 08h59 le 19 févr. 25
Déni et asservissements
Être son propre Maître ! Au delà des ancrages,
Des enseignements reçus, des médias à l'abordage
De notre discernement, notre libre-arbitre;
Sûr bouclier, personne a le QI d'une huître
Sauf à le cultiver en milieu de bas étage.
Tirer la quintessence de toute source d'éclairages,
Comme tout, s'apprend, mais quel que soit notre bagage,
L'existence confirmera par moultes épitres...
D'Être son propre Maître
La liberté de créer ses critères de couplage
Aux lois du vivre ensemble, présente l'avantage
De n'être plus spectateur, derrière l'opaque vitre
Des règles, normalités imposées à juste titre
Par ceux dont l'intérêt, que cela reste un mirage
D'Être son propre Maître...
Posté à 16h15 le 19 févr. 25
Naître un jour puis n'être jamais
Naître puis n’être point avec ou sans prestige
Voilà qui me fit peur avec un prompt vertige.
Ne t’en fais pas mon vieux et ne sois pas envieux
Il est parfois des jours où le temps est pluvieux !
Mais le soleil arrive et sauve tout vestige !
La lumière est sans doute un présent sans litige
Qui permet la croissance à la plus frêle tige.
Le Monde en son cocon ne veut de port sérieux :
Naître puis n’être point.
Être Maître Étalon pour la haute voltige
C’est comme se montrer en être callipyge.
L’heureux corps sans record paraît peu glorieux
Et fait pleurer tout homme au transport sérieux.
Faut-il donc pour son heur, pour vivre sans prodige
Naître puis n’être point !
Ce message a été édité - le 20-02-2025 à 12:02 par Tonindulot
Posté à 08h47 le 20 févr. 25
Né sans se savoir...
Je sais que je ne sais rien… Malgré la connaissance
Venue à mon secours, dans la funeste instance
-Adieu monde cruel ! – erreur de ma jeunesse
Ne trouvant pas le sens, d’une Vie sans tendresse
Du moins je le croyais, dans ma désespérance
Dans la Philosophie j’ai trouvé belle pitance
À fortifier l’esprit, de concepts et croyances
Avec le garde-fou qu’humblement je confesse
Je sais que je ne sais rien !
L’image d’un puit sans fond, sied bien à la soutenance
Du leurre des vérités aux doctes ordonnances
Prouvées seulement pour Soi, et devenant richesse
De moultes expériences à partager en sagesse
Car en finalité, selon les circonstances…
Je sais que je ne sais rien !
Posté à 11h24 le 20 févr. 25
Néanmoins avoir bon nez...
Quelle célérité ! Me dis-je tout soudain ;
Serait-ce qu’ici même on voit Monsieur Jourdain ?
Je pense avec stupeur que c’est le Sieur Molière
Qui me souffle instamment, telle une quincaillière,
Que sa vitrine est pleine en mots dits sans dédain.
Vous plaisantez l’Ami ! Regardez mon jardin
Où tout coin s’entretient sans nul geste anodin !
J’aime tant quand l’on dit en quittant son œillère :
Quelle célérité !
Mon puits s’est épuisé depuis qu’un ton badin
S’est mis à tout laver avec l’eau de boudin.
Apprendre à s’envoler à la jeune écolière
C’est la laisser, très tôt, sortir de sa volière.
Alors on pourra dire évitant le gadin
Quelle célérité !
Posté à 11h24 le 21 févr. 25
Est-ce avoir le nez creux ?
Est-ce avoir le nez creux ? Oui, certes pour atterrir
Par un heureux hasard, dans ce coin où à loisir
La compagnie poétique, m’est source d’inspiration
Pour composer autrement, lâcher les partitions,
Le toutim du solfège, les tons à convertir.
Le ressenti que certains jeux peuvent nous réunir,
Arrive dans l’esprit, d’une autre dimension.
Un petit miracle, et voir la Vie nous l’offrir:
Est-ce avoir le nez creux ?
Comme les idées, les mots, affluent rien qu’à vous lire,
À les ordonner, croyez moi, c’est plaisir,
D’une hâte de gamin sans pensée d’inflation,
Ni à avoir le dernier mot, peut-être l’absolution
Mais être sûr qu’ici, on peut se divertir:
Est-ce avoir le nez creux ?
Posté à 08h52 le 22 févr. 25
Piano, piano, Messieurs ! Pendant que vous roulez jeunesse, les doigts dans le nez, j'ai perdu mon temps à surfer vieillesse en écoutant le vent....de Bob Dylan
Blowing' in the wind
Selon votre conseil, j'écoute dans le vent,
Pour trouver la réponse, à l'instar de Dylan*,
En tous lieux, tout instant, avec le vent en poupe,
Qu'il fasse grand soleil ou terne comme soupe,
Au mystère qui nous insuffle cet élan !
Contre vents et marées, nous surfons droit devant,
Chacun de son côté, mais ensemble pourtant,
En évitant le mieux possible l'entourloupe,
Selon votre conseil.
L'automne sur nos vies s'altère doucement,
Bientôt le chassera l'hiver en coup de vent,
Mais avant que la faux le fil de nos vies coupe
Le vent aura donné sa réponse en un scoop
Lors nous saurons enfin pourquoi cet engouement,
Selon votre conseil...
Posté à 09h30 le 22 févr. 25
Et si souffler n'était pas jouer..!!
Je conçois qu’on soit deux pour donner la réplique
Lorsque chacun de nous jouit quand il s’implique.
Or parfois je vois bien qu’un troisième larron
Vient jouer au Seigneur et non pas au charron.
Ici nos heureux pairs demandent qu’on s’applique.
Ne parlons plus calcul quand survient la supplique
Qui doit nous révéler quand le bon sens rapplique
Que répondre à cet homme en ne tournant en rond
Je conçois qu’on soit deux. !
Ne parlez plus de l’âge avec jeu bucolique !
J’en choperais, pour sûr, une immonde colique.
Peut-on sans risquer gros se montrer fanfaron
Et prétendre indument que l’on est preux baron ?
Sinon pour amorcer un parcours idyllique
Je conçois qu’on soit deux !
Posté à 08h44 le 23 févr. 25
À parler dégazage...
Pas besoin de critique, tout seul on se discrédite
Quand d'une prose bâclée, l'harmonie on dynamite,
Et il n'y a pas de quoi, en faire un fromage
On peut être trublion, aimant les dérapages
Que l'on vit insouciant, ignorant des limites.
Un pavé dans la mare, surement excite,
Mais peut-être es ce moi qui ne comprends rien à l'invite,
N'ai pas l'humour; et à parler dégazage...
Pas besoin de critique
Néanmoins la situation, à écrire m'invite,
Partager un ressenti, des pensées explicites
Qu'il y a d'autres rubriques, pour tous épandages
De logorrhées subites, sans besoin de ménage;
Quand on vient en ce lieu, déposer un pli émérite :
Pas besoin de critique.
Posté à 23h21 le 23 févr. 25
Les rondeaux de Villon et Charles d’Orléans étaient en vers de 8 syllabes.
Ceux de Vincent Voiture en vers de 10 syllabes
Ceux d'Oxalys et Tonindulot en vers de 12 syllabes.
Tu viens d'inventer le rondeau en mètre variable (entre 11 et 15 syllabes)
Posté à 07h25 le 24 févr. 25
Dans la gaine point de plaisir
« Mettez m’en huit pour le plaisir »
Dit un chaland en plein loisir.
« Je lis souvent en cette place
Douze longs pieds qui font surface.
Peut-on servir chaque désir ? »
Il suffit donc de mieux choisir
Lorsque l’on veut tout bien saisir !
Pour soignez, lors, votre préface
Mettez m’en huit !
C’est à huis clos qu’on doit rosir
Pour en alcôve à deux gésir.
Le lit douillet est un biplace
Pour fondre ainsi la froide glace.
Et quant aux draps pour ne transir
Mettez m’en huit !
Posté à 09h13 le 24 févr. 25
On retrouve ici tout ce qui fait le sel de tes rondeaux. En bien plus agréable à l'oreille.
Posté à 12h23 le 24 févr. 25
En redemander...
Treize à la douzaine… Histoire d'une quantité
D'abord récompense, puis adage dénaturé
Dans la langue de Voltaire, dire qu'il y a trop plein,
Qu'on ne sait pas quoi faire, tel d'un Saint-frusquin,
Ou qu'une situation, vire à l'exagéré.
J'abonde qu'en poésie cela est inapproprié,
Nuit au style, mais en cas de nécessité
Le débutant que je suis, parfois en remettrait bien :
Treize à la douzaine…
Et c'est réjouissant sur ce site renommé
D'y recevoir leçons, des avis éclairés
Découvrir, souriant, que d'autres, par entrain
Ont laissé à un vers, un air un peu orphelin
Mais le plis est plaisant, à en redemander
Treize à la douzaine !
Posté à 10h14 le 25 févr. 25
Sans demander son reste
Ah les vingt blancs sous la tonnelle
Qui sentent tous la citronnelle !
Vous contez treize avec aplomb
Depuis ce site en vrai surplomb
D’une façon très personnelle !
Votre vision peu solennelle
N’est cependant pas criminelle !
Criez tenant le fil à plomb :
Ah les vingt blancs !
La réussite originelle
Se veut sans doute exceptionnelle.
Donc pour avoir juste galon
Sans abaisser son pantalon
Chantons en chœur en la venelle :
Ah les vingt blancs !
Posté à 11h29 le 25 févr. 25
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