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Correspondance en rondeaux...

Par : Tonindulot

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Tonindulot

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Je reviens à nos moutons, n'étant plus dans le circuit du recueil...
à très bientôt

Posté à 16h47 le 25 janv. 24

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Tonindulot

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Être dans l'étang c'est bien être à l'heur

Ah Muse qu’on s’amuse à se clamer des vers !
Sais-tu qu’ils sont pesants ces longs pluvieux hivers ?
Le temps conte les heurs de notre petit Monde
Quand te voilà surprise en mine pudibonde.
Ne cessons donc jamais de causer faits divers.

Nous voilà tout en verve évitant les travers
Nous montrant les contours de nos plus beaux avers.
Je te susurre alors, d’une gorge profonde,
Ah Muse qu’on s’amuse !

M’inspirant du poète au si bel univers
Je forme et je corrige, enjambant les revers,
Des phrases au doux ton, d’un piquant que j’abonde
Car je sens en ton port une âme vagabonde.
Le lecteur trissera, sans nul abord pervers
Ah Muse qu’on s’amuse !

Posté à 16h09 le 26 janv. 24

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Tonindulot

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Le collier de la Reine qui empourpre sa joue

Attelons-nous au joug pour tirer de concert
Car ici tout le Monde attend tout du dessert.
Nous avons tous les deux le gout de la cuisine
Sachant tout mitonner, chacun dans son usine
En goutant du bon vin le plaisir qu’il nous sert.

Ne tapez plus du pied comme fait le grand cerf
Ici l’on est tenu pour un taillable serf.
Lors pour fuir tout Saigneur, ma très chère cousine,
Attelons-nous au joug !

Travaillons, prenons peine et d’effort souffert
Gageons que notre site aura pour nous offert
Les compliments du cru. De ce fait notre mine
Prendra de ces hourras la forte vitamine.
Ainsi je vous redis pour avoir bon transfert
Attelons-nous au joug !

Posté à 17h46 le 26 janv. 24

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Oxalys

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On se joue du joug et se bat du bât !

On se joue du joug ! La règle est permissive,
La recette amicale et non rébarbative.
Nul besoin de contrainte ou d'aguichants appâts,
De tirage au cordeau, de ronds d'eaux au compas,
Seul compte l'attrait de la cuisine inventive

Adaptée de même au grand qu'au petit convive,
L'essentiel étant que tout le monde en salive,
Et se régale de nos petits plats sympas.
On se joue du joug !

C'est dans la bonne humeur qu'on écrit sa missive
Surtout si l'on s'adresse à l'enfance attentive.
Or que lis-je ? Du vin ? Mais vous n'y êtes pas ?
Les bambins ont besoin de plus sobres repas
Arrosés de boisson saine et plus nutritive,
On se joue du joug !

Posté à 13h33 le 29 janv. 24

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Tonindulot

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Quand l'aire est dégagée et donc plus respirable

Échangeons nos fusils contre deux blancs drapeaux
Camouflant pour pudeur nos foutus oripeaux.
Je vous aime en ce port où je vois votre mine
Faite de beaux souris qu’avec heur j’examine.
Coiffez-vous pour choisir le plus chic des chapeaux !

Récemment suscités pour tanner nos deux peaux
Nous vîmes un oiseau picoter nos appeaux.
Lors contre épouvantails à l’aspect qui domine
Échangeons nos fusils !

Vraiment la bonne humeur grâce au son des pipeaux
Est bien ce qu’il nous faut pour tenir les rampeaux.
Allons sans chicaner, prenons pour vitamine
La bonté dans l’accord sans montrer la canine.
Pour aller, dans la paix, sur de plus hauts coupeaux
Échangeons nos fusils.

Posté à 13h22 le 06 févr. 24

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Tonindulot

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Qui donc dira mieux pour la paix sociale..sans regarder son nombril ?
Coucou

Posté à 00h59 le 09 févr. 24

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Oxalys

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L'habit ne fait pas le poète, le fusil non plus !

Cartouches et fusil sont bons pour le chasseur,
Celui dont les perdreaux et les lapins ont peur,
Qui tue pour son plaisir sans la moindre indulgence.
Nous qui nous régalons de traits d'intelligence,
Tirons de nos claviers des mots sans violence,

Sachons les apprêter en tout bon amateur,
N'oublions pas le sel pour corser la saveur,
Et prions le lecteur d'enfermer par prudence
Cartouches et fusil.

Laissons vivre la pie et le raton laveur
Bien que jacasse l'une, et l'autre envahisseur,
Mais tous deux jouant un rôle dans la balance
Dont l'équilibre est signe de bonne portance,
Laissons-les jaboter, oublions sans rancoeur
Cartouches et fusil.



clindoeil

Posté à 10h03 le 12 févr. 24

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Tonindulot

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Affûtons le langage comme unique arme

Supportez désormais que j’use d’un langage
Que d’aucun traiterait d’inutile bagage.
Contemporain hélas de tout petits discours
J’implore nos Rhéteurs de donner quelques cours
A tous ces démunis ayant trop petit gage.

Il suffit que chacun se force et puis s’engage
A tout bien nettoyer d’un utile élagage.
Tout reprendre à zéro sans user de recours :
Supportez désormais !

Sans plus vaticiner en oiseux bavardage
Je vous dis Douce Amie : « Partons à l’abordage ! »
Donnez-moi votre main et partons au secours
De la faune en péril relevant d’un décours.
Lors revoir sans tarder tous les nœuds du cordage
Supportez désormais !
clindoeil

Posté à 16h46 le 12 févr. 24

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Tonindulot

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Posté à 21h11 le 13 févr. 24

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Oxalys

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Cousin, supportez que je prenne le temps de partir à l'abordage de mon recueil, à quai au port des poetes.net, pour le lester de poèmes inédits avant de l'envoyer en croisière sur les ondes du net... et je reviens, promis !

Posté à 08h04 le 14 févr. 24

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Oxalys

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Le langage s'use quand on n'en use pas !

Je me souviens du temps -qui n'est pas très ancien-
Où mon français rimait à presque trois fois rien,
Réduit au format de simple vocabulaire,
Basique, familial, pratique, élémentaire,
Juste à la taille de mon devoir quotidien...

J'en devenais consciente et cherchais, mais en vain,
Comment pallier l'oubli, regagner du terrain.
Internet, tout récent, me devint salutaire.
Je me souviens du temps

De ce premier réseau social d'anciens copains,
Et de cet inconnu qui me tendit la main.
Comprenant bientôt ma situation précaire,
Il me donna les clés d'un monde imaginaire
Où la culture est reine et le mot souverain.
Combien je m'en souviens !


-38653-

Posté à 09h50 le 16 févr. 24

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Tonindulot

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Parlez plus bas, on pourrait bien nous entendre

Ne me dites plus rien qui me soit émouvant,
Car cela me provoque un transport éprouvant !
Vous me dîtes qu’un jour, vous joignîtes ce monde
Capable d’accueillir toute âme vagabonde.
Et ce trip sans pareil fut pour vous captivant !

Je n’étais, en ces temps, point tout jeune arrivant,
Mais déjà bien inscrit sans jouer au savant.
Ayant fait ce rappel de mine pudibonde
Ne me dites plus rien !

On avait des copains qui voulaient écrivant
Dispenser leur talent sans écrit trop clivant.
Ils sont partis, hélas, mais demeure la ronde
Des restants patentés toujours prêts pour la fronde.
Mais vous, amis lecteurs, très cois auparavant
Ne me dites plus rien !
clindoeil



Ce message a été édité - le 16-02-2024 à 23:23 par Tonindulot

Posté à 23h22 le 16 févr. 24

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Tonindulot

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Posté à 09h57 le 23 févr. 24

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Oxalys

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Me taire m'atterre trop pour se faire !

A quoi cela sert-il de taire une évidence,
Au bout de tant d'années d'une correspondance
Affichée sans détour sous forme de journal
Mais ne révélant que du détail fort banal,
L'essentiel demeurant sous le sceau du silence.

D'où vous vient d'ordonner cette rude sentence ?
Est-ce le rappel des jours de l'insouciance
Qui vous dicte ce ban digne d'un tribunal ?
A quoi cela sert-il ?

J'éprouve comme vous, parfois, la triste absence
Des copains essaimés vers une autre existence,
Mais, sentant proche la fin du spleen hivernal,
Je m'apprête à sourire au renouveau vernal
Sans m'accorder un seul assaut de nonchalance,
A quoi cela sert-il ?


-38789-

Posté à 22h06 le 28 févr. 24

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Tonindulot

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Comment taire un pareil commentaire

Mais à quoi sert un serf ? demande un ingénu
Qui questionne le Monde en motif continu ?
La Gazette du jour en parle avec finesse
Disant que ce sujet rebute la jeunesse
Qui n’a, las, pour prier qu’un missel biscornu.

Je n’ordonne plus rien car je suis parvenu
Au stade du bon heur, avec ce port chenu.
Pourquoi donc revenir sur ce cas qui m’oppresse :
Mais à quoi sert un serf ?

Jadis le serf volant n’avait pour revenu
Que navet et pois chiche au ressort méconnu.
Lors en fin de semaine il allait à confesse
Visiter le pasteur, charmant quand il professe
Mais ne sachant jamais dire au gueux malvenu
Mais à quoi sert un serf ?

Posté à 18h10 le 29 févr. 24

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