La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Réponse à l'avant dernier
Il me faut bien répondre à qui là me relance
Me réclamant les mots d’un courrier qui balance.
En suivant ses conseils tous farcis de rigueur
Je m’en vais dans l’entrain déborder de vigueur.
J’en attends le succès promis sans nonchalance.
Je croyais le forum pourvu de vigilance
Ignorant de facto ce qu’est la défaillance.
A qui dit le contraire et se montre blagueur
Il me faut bien répondre !
Contre qui voulez-vous que je jette ma lance :
Celui qui prudemment mène bien l’ambulance
Ou bien contre les gens qui pêchent par langueur
Trouvant dans le prolixe un rêveur en longueur ?
A tous ces longs détails dits avec bienveillance
Il me faut bien répondre !
Posté à 17h45 le 23 déc. 23
Ne parlez plus au temps
Le temps s’est écoulé sans jamais perdre haleine
Et nous même courons, soufflant comme baleine.
Faut-il toujours poser de visibles jalons
Pour savoir d’où l’on vient avec ou sans galons ?
Galon ou bien rosette arrachés avec peine.
Vous dites justement que notre Cour est pleine
Que nos vers de cristal, en rime porcelaine,
Disent tous que, sans bruit, quelque soient les salons,
Le temps s’est écoulé.
Invitons comme Proust avec sa Madeleine
A gouter le Passé quand on eut cette veine
De compter pour amis de fameux étalons
Sachant bien tous danser en frappant des talons.
Hélas en nous ridant et nous laissant en peine
Le temps s’est écoulé.
Posté à 09h51 le 28 déc. 23
En cet an qui s'achève....
Lors donc, cessons nos jeux en cet an qui s'achève,
Cette fois pour toujours et non pour une trêve.
Répondons à Mady, l'amie des premiers temps :
Sans nous, continuez à lire tout autant,
Mais au lieu d'un roman, de la poésie brève !
Notre été s'est enfui, notre automne est en grève.
Comme deux arbres que l'hiver prive de sève.
Mais eux reprennent vie au retour du printemps.
Lors donc, cessons nos jeux !
Ne dites surtout pas que ce constat m'endêve,
Restons-en là plutôt que cette bulle crève,
Soufflée par deux enfants dans le savon d'antan.
Laissons-la s'envoler, insouciante au vent,
Emportant au lointain le souvenir d'un rêve,
Lors donc, cessons nos jeux !
Bonne nouvelle année à toutes et tous.
Oxalys
Posté à 18h25 le 29 déc. 23
En simulant un dialogue comme je fis à une époque
Je poursuivrai donc seul le reste de la route,
N’étant point épuisé, ni bloqué par le doute.
L’instructive leçon apprend au plus constant
Qu’on refait du couteau le fil à chaque instant
En passant, repassant d’un effort qui nous coûte.
Je ne me résous point à faire banqueroute
En disant que mes sens sont, soudain, en déroute.
Pour aller de l’avant sans l’aide d’assistant
Je poursuivrai donc seul !
Je sais tous les plaisirs donnés sous notre voute
A ces gens hors d’haleine aimant qu’on les envoute.
Des milliers de bravos pour des bis insistant
Ont empli le recueil d’un allant peu distant.
Tout en me contentant d’un frugal casse-croute
Je poursuivrai donc seul !
Ce message a été édité - le 30-12-2023 à 16:58 par Tonindulot
Posté à 14h37 le 30 déc. 23
38080
Posté à 14h39 le 30 déc. 23
Heureuse de voir que mon retrait ne t'endeuille
Je resterai parmi ton fidèle public
Tout en me consacrant à soigner mon recueil,
En attendant, qui sait, de te donner réplique....
Que la nouvelle année te soit clémente
Et ta muse toujours aussi vaillante
Posté à 09h28 le 31 déc. 23
N'ayons pas la mine défaite
Je me prends par la main et m’élève à pas lents
Tout comme un sage élève aux entrains peu violents.
Voilà que pour aller je change d’écriture
Et m’entraine en solo pour œuvrer en doublure.
Voyons si l’artifice a d’odorants relents.
Si la panne des sens empêche les talents
D’avoir pour s’exprimer les bons équivalents
Alors sans plus tarder pour avoir garniture
Je me prends par la main !
Donnez-moi donc l’envie et soyez excellents
En dopant mon compteur de nombres opulents.
Que mes envois futurs soient sans fioriture
Mais jamais Ô jamais de piètre nourriture.
Voyez qu’en me gonflant d’allants moins indolents
Je me prends par la main !
Ce message a été édité - le 31-12-2023 à 10:45 par Tonindulot
Posté à 10h34 le 31 déc. 23
38125...bravo
Posté à 10h40 le 31 déc. 23
Posté à 10h42 le 31 déc. 23
Ô Muse qui m'amuse, tiens bon le bar
Te voilà gai luron en Troubadour passant !
Je te vois plein d’entrain, de tonus fracassant.
Accorde bien ton luth et rends ta sérénade
Audible pour ta Mie, pas pour la cantonade.
Donne-moi donc ta main, toi qui va jacassant !
Jadis, en temps anciens, toujours te surpassant
Tu clamais de beaux vers au doux son prélassant.
Mais tout seul, à présent, en calme promenade,
Te voilà gai luron !
Je suis Muse en goguette ayant ton peu cassant
Et te souffle des mots au tonus dit croissant.
Ne t’inquiète donc plus quand un bon camarade
Abandonne les rangs et te laisse en parade.
Avec ce pas mâtin et cet allant chassant
Te voilà gai luron !
Si je ne m'amuse ceci t'amuse donc
Posté à 16h38 le 31 déc. 23
18190
bonne année à tout le monde
Posté à 16h05 le 03 janv. 24
Profitant de la nouvelle année, et d'une pause -provisoire?- côté rondeaux, je fais du rangement dans mes archives et tombe sur cette villanelle qui résume à elle seule ces 74 pages écrites à quatre mains.
Histoire d'un livre écrit à quatre mains
Dans un groupe d’anciens copains
Réunis par la poésie
Naquit un livre à quatre mains.
Deux d’entre eux, se disant cousins,
Faisaient preuve de fantaisie
Dans un groupe d’anciens copains.
Mettant leurs idées en commun,
Dans un goût de « revenez-y »
Naquit un livre à quatre mains.
Ils écrivaient sur ton badin
Comme aux temps de la courtoisie,
Dans un groupe d’anciens copains.
Leurs plis faisant le va-et-vient
S’accumulèrent tant qu’ainsi
Naquit un livre à quatre mains.
Dix* ans bientôt, ce n’est pas rien
Quand tout n'est plus que frénésie.
Dans un groupe d’anciens copains
Naquit un livre à quatre mains.

* dix et quelques ans de plus, depuis le temps !
38239
Ce message a été édité - le 11-01-2024 à 20:54 par Oxalys
Posté à 20h51 le 11 janv. 24
Bravo pour cet envoi...
La fin d'inspiration n'est pas arrivée...
Et la route continue, comme si marcher donnait du tonus au ciboulot ..
Posté à 15h39 le 12 janv. 24
Je reprends le collier
Je reprends le collier sans barguigner
-Ce fut un tort de vouloir s'esbigner !-
J'y mettrai toute ma foi, mon adresse
Et me sens prête à tenir la promesse
Sans jamais à l'ouvrage rechigner.
Je tenterai de ne plus m'indigner
Du faible écho, ni même trépigner
Lorsqu'une une verte critique me blesse.
Je reprends le collier,
Au repos ne pouvant me résigner,
Sans autre objet que l'harmonie guigner.
Bien décidée à dompter la paresse,
A faire de mon mieux n'aurai de cesse.
Si cela vous sied, où faut-il signer ?
Je reprends le collier !

38294
Posté à 10h56 le 15 janv. 24
ce pli semble malvenu en ce moment
Posté à 18h30 le 20 janv. 24
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