La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Suivez donc, sans râler, ceux qu'on nomme gens bons
Mais où vont ces gens bons qui filent vers la messe
Pour savoir si leur Dieu tient toujours sa promesse ?
Le chemin caillouteux qui marque leurs pinceaux
Nous les montre ânonnant en serviles faisceaux.
Quelques athées sans loi se meuvent en kermesse.
« Pardon, mon cher monsieur, mais faut-il que jeunesse
Respecte, sans faillir, toujours le droit d’aînesse,
Et demande en naïf, comme les jouvenceaux :
Mais où vont ces gens bons ? »
Je lui dis, sans cautèle, en toute gentillesse,
« La foi, mon cher ami, ça mène à la vieillesse
Ça permet d’oublier que l’on fût en berceaux
A téter des seins doux en palpant ces monceaux.
Ne questionne donc plus, quand tu vois tant de liesse,
Mais où vont ces gens bons ?
Posté à 09h44 le 03 sept. 23
Où vont les gens bons, et les mauvais aussi !
Il arrive ce temps, aux trois-quarts du parcours,
Où l'on constate que, pris dans le flux des jours
Et soumis aux devoirs de tout être capable
De respecter les us rendant la vie sociable,
Les doux liens parentaux, hélas, ont tourné court !
On se prend à rêver de grimper à rebours
Aux sources du passé, des premières amours,
Et puis on se réveille, abjurant Dieu et diable,
Il arrive ce temps !
On change alors d'optique et tient autre discours :
Dieu et diable attendront, comme nous tous, leur tour.
La foi , ma chère amie, est vertu honorable,
Or, le droit de douter tout autant respectable !
Qu'importe, on passe tous le seuil du non-retour,
Il arrive, ce temps …
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Ce message a été édité - le 14-09-2023 à 10:28 par Oxalys
Posté à 10h26 le 14 sept. 23
En me jouant des maux pour suite à l'avant dernier rondeau
Il faut bien rester soie et braver l’inconstance
Quand on n’a désormais perdu toute assistance.
J’écris comme je crie et cela fait mon taf
Comme d’autre aime bien s'exhiber en mataf.
La mer devient l’amer en toute circonstance.
Il vaut mieux s’appliquer pour avoir subsistance
Sans besoin de plaider avec sotte insistance.
Et pour l’humour sans fin qu’adore ici le staff
Il faut bien rester soie !
Mais d’où nous vient ce cran d’aimable consistance
Qui fait que l’on commente en franche repentance,
Qu’on pardonne à celui qui parait un peu paf
Et qu’on n’aide jamais, y compris notre CAF ?
Devant autant d’aria pour garder la distance
Il faut bien rester soie !
Ce message a été édité - le 06-10-2023 à 14:56 par Tonindulot
Posté à 14h54 le 06 oct. 23
Quand le pendule ne donne plus l'heur
Mon pendule me dit que le temps a passé,
Que mon ancien corps beau se présente tassé.
Je ne peux désormais plus courir assez vite
Afin de rattraper la fille qui m’évite.
Pourquoi ce déclin gai me montre fracassé ?
Quand je rêve la nuit, au matin tracassé
Je repense aux horreurs où je fus tabassé.
« Tu n’as plus le ressort du lutin qui lévite »
Mon pendule me dit !
Je change de braqué, prends l’air d’un concassé
Relooke ce discours au profil jacassé.
Alors le Monde entier me sourit puis m’invite
A demeurer, sans fard, cet astre qui gravite.
« Redescends parmi nous d’un air moins tracassé ! »
Mon pendule me dit.
Posté à 22h21 le 09 oct. 23
Charlatan
C'est un charlatan, ce pendule
N'écoute pas son boniment
Il tergiverse autant qu'il ment
Débarrasse-toi du bidule !
Pire qu'un serpent il ondule
Puis distille un faux jugement
C'est un charlatan, ce pendule
N'écoute pas son boniment
Allons, ne sois pas si crédule,
Ses bobards sont sans fondement,
Il s'en balance effrontément
Et se moque de qui l'adule,
C'est un charlatan, ce pendule !
Posté à 09h37 le 15 oct. 23
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Posté à 09h38 le 15 oct. 23
La Bretagne ça castagne et ça vaut la campagne
J’ai revu la Bretagne en cet humide automne
Et je peux affirmer : rien ne fut monotone.
Le grain intermittent laissait place au soleil
Et tous deux se livraient un combat sans pareil.
L’arc-en-ciel ornait bien cette côte bretonne.
Châteaux, rias, abers ou venelle piétonne
Gentil marin chassant la mouette gloutonne,
Je prouve à mes amis qu'avec mon appareil
J’ai revu la Bretagne !
L’île au moine est sans moine et c’est ce qui détonne
Certains diront aussi : « tout cela nous étonne ! »
Mais vous que faisiez-vous ? Etiez-vous en sommeil
Ou visitant alors le littoral vermeil ?
Apprenez qu’en ces jours d’un élan qui tâtonne
J’ai revu la Bretagne !
Ce message a été édité - le 07-11-2023 à 15:36 par Tonindulot
Posté à 18h04 le 06 nov. 23
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Ce message a été édité - le 09-11-2023 à 13:57 par Tonindulot
Posté à 18h06 le 06 nov. 23
Heureux celui qui fit un beau voyage !
On en dit tant de bien qu'il faut sans hésiter
Consacrer de son temps pour mieux en profiter.
Les voyages formant, comme on sait, la jeunesse,
Ils donnent du tonus quand rôde la vieillesse.
Saine prophylaxie à qui peut l'adopter.
Mis à par le fait qu'ils forcent à s'absenter,
Ceux que l'on quitte auraient tort de s'inquiéter.
Retourner au pays est source d'allégresse,
On en dit tant de bien !
Aux amis rassurés on peut lors raconter
Par le menu détail propre à les épater
Les mérites de la province enchanteresse.
D'aucun, en secret, se fait alors la promesse
D'y aller un jour pour pouvoir le constater,
On en dit tant de bien !
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Ce message a été édité - le 16-11-2023 à 10:20 par Oxalys
Posté à 08h40 le 16 nov. 23
mes infatigables ! que serions-nous sans vous ?
bises
mady
Posté à 08h48 le 16 nov. 23
Quand le Net n'est point net
Un être sans bagage arpentait l’Univers
En mettant en réseau quelques uns de ses vers.
Un beau jour piraté, sans hélas crier gare,
Il patinait toujours pour cacher son cigare
Et peinait à trouver où siégeait le pervers.
Faut-il se délecter d’emprunter des travers
Pour démonter un compte en assauts très divers.
On ne devrait jamais entraîner en bagarre
Un être sans bagage !
Et les amis benoits sur ce foutu devers
Ne purent faire agir leur botte de Nevers.
Je rame depuis lors et parfois je m’égare
Car personne ne vient me chercher à la gare.
Le Net parfois peu net délaisse sur l’avers
Un être sans bagage.
Posté à 12h33 le 16 nov. 23
Donnez nous chaque jour notre bain quotidien
Quand l’encrier se vide ou que l’encre se sèche
Il n’y a plus de mots pour colmater la brèche.
Triste, l’humble potache avance à pas de loup
Compose pour lui-même et sourit par à-coup.
Une fugace voix lors le sort de la dèche.
« Faut-il être naïf pour croire qu’être de mèche
Veut dire : on te soutient pour te donner la pèche.
Les gens n’ont de bonheur qu’en se taisant beaucoup
Quand l’encrier se vide !
Si tu crois qu’en nos jours tout circule en calèche,
Tu te trompes l’Ami : pour tout l’on se dépêche.
La Toile avec malheur relie tout vrai coucou
Au plus brave candide en quête de licou.
Et là Ponce Pilate abandonne la crèche
Quand l’encrier se vide ! »
Posté à 10h27 le 20 nov. 23
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Posté à 10h35 le 20 nov. 23
Las, tu ne viens plus nous voir
Tu ne viens plus nous voir ni soigner ton recueil,
Es-tu résolu de ne plus franchir le seuil
Du site où les amis, jadis, aimaient te lire ?
A la place tu ne te soucies plus qu'écrire
Pour un forum où te déçoit le maigre accueil.
Bon, d'accord avec toi, le net est tape-à-l'oeil,
Vil engin transmetteur de virus et d'écueils
Mais il est précieux lorsqu'il permet de dire :
"Tu ne viens plus nous voir".
Au lieu de déplorer, calé dans un fauteuil,
Que ton encre est tarie et ton humeur en deuil,
Risque-toi dans la cour où l'on est tout sourire
Et ne se gourme pas d'avouer qu'on admire
-Plus ou moins- mais toujours sans dédain ni orgueil...
(Las) tu ne viens plus nous voir !!!
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Posté à 22h17 le 21 nov. 23
Il est grand temps
Il est grand temps, Cousin, de dresser l'inventaire :
L'année qui se termine a de quoi satisfaire.
Le rythme s'est calmé sans être racorni.
Septante-trois pages d'un recueil bien fourni
En rondeaux respectant la cote paritaire !
Qui n'a jamais rêvé, poète solitaire,
De percevoir l'écho d'affable partenaire ?
A la chance accordons un conséquent boni,
Il est grand temps, Cousin !
Que serve cet envoi d'appel publicitaire :
Amis lecteurs, lisez -même sans commentaire-,
Pour que s'affiche un nombre aussi rond qu'un penny :
Bientôt trente-huit-mille, et ce n'est pas fini...
Etes-vous prêt pour une année supplémentaire ?
Il est grand temps, Cousin !
Posté à 12h28 le 18 déc. 23
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