Qu’importe le vacarme accablant notre sphère
Quand l’orage vaillant trouble notre repos.
C’est bien au saut du lit que j’entends ses tempos
Ces bruits disant la rage en la lourde atmosphère.
Je suis jeune sans doute et on lit sur mon front
Ici trône un poulbot dont le dire est une œuvre.
C’est moi qui me prétends fort modeste manœuvre
Et nul en ce forum n’ose me faire affront !
Pourquoi tant d’oppression pour fustiger le monde
Faisant du continent un bord incontinent.
Chercher la soumission n’est jamais pertinent
Et tuer des civils est un penchant immonde.
Quand le soleil au loin fera de l’horizon
Une ligne brillant de rougeâtre lumière
Je quitterai sans mal ma fort sobre chaumière
Pour aller dans le bois me mettre au diapason.
Dès lors je marcherai sur la sente centrale
Laissant aller mon chef sans le poids de pensées.
Je peine à secourir les vertus offensées
Mais demande à mes pairs l’amnistie générale.
Sans excès, le juste équilibre est là,
Devant toi, au milieu de tes pensées,
Levant voile aux mille yeux de l'air sensé,
Grand d'effets, ce pur esprit lie les voies.
Un algébriste du Dimanche,
Que l’on prenait pour une tanche
Dans ce hameau du Sommerset,
Ne calculait qu’en base sept
Et goûtait aux ciels d’Outre-Manche.
J'ai essayé de transformer en limerick (pas très facile en français) :
Un mathématicien du dimanche
Refaisait ses calculs – quelle tanche !
Au fond du Sommerset
On compte en base sept
C’est normal, ça se passe outre-Manche.
Parmi les bontés nées immarcescibles,
Dans la course inexorable du temps,
Ami des beaux étés qui choient crédible,
L'appris est monde et esprit accessible.
À l'aube, quand la nuit est encore ici-haute,
La plume endormie s'éveille aux sons de l'émoi,
La nue, en prodige, est treille aux monts de ses voix,
Parole cantatrice aimant, aux dits, qui cause.
L’omelette a jailli des falaises marines,
Un jaune incandescent s’écoule vers Calvi
Sur l’île de Beauté, nullement asservi,
L’œuf corse — évidemment — règne sur les collines.