Des vers qui traînent encore partout...

Par : Salus
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre




Monopong

Auto-service :


Ici, c'est calme,
C'est le désert.
Ce vide sert
D'encre au calame...

Répons :

Etre disert
Jusqu'à la palme
Cela réclame-
T-il un concert ?

Reprise :

Cieux, l'on conquiert
- Sans bruit, bien quiet,
Comme l'on filme,
Leur preste flamme !

Passing-shot :

Dans le Quillet
(Si tout y est)
Ce clip est l'âme
D'un azur blême.

Lob :

Quant à la mâle
Hauteur sublime :
"Au ciel skiait
Pan" (qui s'assied)

Slice :

(C'est un bilame
Qu'inventa l'Homme
Fait de lyciet
Qu'on dépliait)

Smash ! :

Ce truc au pied,
Pan ? - simplisme !
(Pourquoi pas l'asthme
Chez Tjenenyet ?)

Amorti :

- Quelque fantasme !
Mais dans mon lied,
Sans fatalisme,
Ca s'affiliait.

Demi-volée :

L'air qu'on liait ?
C'est qu'il y est
Dans cette osmose
Ainsi transmise !

Banana Shot :

Tout ça me sied :
Pas de séisme
Dans ce joliet
Match - et pas d'asthme.

Coup droit :

...Pourtant, c'est niet :
Nul ne s'immisce
En ce soviet !
(Ou ce comice)

Retour bloqué :

- Qui l'enviait,
Fût-il de mise,
...............
... !!! L'arbitre siffle la fin du match, avec deux quartes et demi de retard
(ça va trop vite pour lui), en effet, le hiatus borderline "y est", justifié in-extremis par la rime, a déjà été utilisé lors d'un passing schot mémorable : (Si tout y est)
Le point est donc pour moi ; c'était un noble adversaire, je vous remercie d'avoir suivi.







Ce message a été édité - le 21-05-2025 à 20:01 par Salus



Ce message a été édité - le 27-05-2025 à 16:18 par Salus
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre






Attention aux cons tenus !


Sucer Circé? J'eusse été, sûr,
Si son con, laissé sans azur,
Fut frustré de câlinerie,
Réduit à ma cochonnerie !
Avatar

Ggabrielle

Posts: 274

Membre

Je n'ai quasi rien lu, hélas!



Ce message a été édité - le 24-05-2025 à 23:05 par Ggabrielle
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre


Hélas ?
J'ai lu ton premier commentaire ; mais non, je "prends pas la mouche" ; et pourquoi, d'abord ?
(faites la mouche, pas la guêpe !)

- Bon, interro écrite à la fin de la session ; t'as intérêt à réviser !



Ce message a été édité - le 27-05-2025 à 16:16 par Salus
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre

Pierre L :

Un hiver sans manteau de neige
épargne le poncif,
estima l’aède, pensif,
en oyant un arpège.

C’est tout bon pour le plumitif.
— Pleinement confirmai-je.
Un hiver sans manteau de neige
épargne le poncif.

Mais ça manque de sortilège.
— Et de qualitatif.
On y perd de vue l’objectif.
— Serait-ce un sacrilège ?

Un hiver sans manteau de neige
.

Répons :

Mais lorsque la neige s'agrège
Au ras d'un ciel de suif,
Nos croquenots sont un esquif
Dans une mer très fraîche !

Vrai, c'est un truc de primitif
De voir que tout s'abrège

(Malgré ça, le froid, c'est moins rêche
Que de bouffer de l'if !).
- Pourtant le vers est ingélif,
Au chaud, grâce au chorège,

Même quand la neige s'agrège.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Avatar

Ggabrielle

Posts: 274

Membre

C’est toi qui as intérêt à réviser : interro écrite à la fin de la session.
Et gare au passing shot mémorable !

vittorio, volontaire pour suggestions light
Avatar

Pierre Lamy

Posts: 3772

Membre

Souvenirs, souvenirs
😊
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre


Ggabrielle :
C'est celui qui dit qui l'est ?
(Vittorio, copiste)

Pierre : Eh, oui ! mais je vais bientôt arrêter (avant de rattraper le présent)
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre


Ah ! ce rai raie
Le cerveau ? mais l'air vaut,
Car il faut ce qu'il faut
De vraie ivraie...

°°°°°°°°°°°°°°

Les torsades et les tornades
Enroulent leur vrille en désir
Dans les chants poussés à loisir
Par le mainate...et les ménades !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Un rythme néandertalien ?
Préhistorique poésie,
Nous viendrais-tu de quelque alien ?
Ou d'onirique et de mnésie...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ce bouquin, promis au pilon,
Vous est offert par mézigue ;
Précieux martyr, epsilon
D'une œuvre autre, où l'art se prodigue.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Ho ! hé les gars, veillez au grain,
Il est loin l'autre bout du monde !
Il paraît que la terre est ronde,
Après l'Horn on sera marin...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Ok, le vers classique
C'est la classe sans hic ;
C'est pas d'une encyclique.
Ta critique est un tic

Dont la tactique attaque
Les bases de ton truc :
Sans ça, ce serait toc
De rimer tout à trac !

°°°°°°°°°°°°°°°°°



Ce message a été édité - le 26-05-2025 à 19:27 par Salus
Avatar

Ggabrielle

Posts: 274

Membre

Un passing SHOT, coup gagnant au tennis.

interro écrite, c'est à la fin de la session.
À moins de faire une con-cession à la licence poétique ...

vittorio, on, peut "copier" en faisant original

Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre


Exact, Ggabrielle, merci pour les corrections.


C'est du hiatus justifié ;
A l'aune de l'impréhensible
Ne sera disqualifié
Que l'écart sans sens ni sans cible.

Réponse, Pierre :

Pour estimer un hiatus,
l’oreille est seule juge.
Au pire, il peut trouver refuge
auprès des Rigolus.


Répons :

Toi qui te réclames plus
Du trublion, du transfuge,
Que du Vers, le tien se juche
Sur les fastes d'anciens flux.


Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre

Et que sous l'égide d'Euterpe 
Des accords majeurs prennent corps
Comme un vent soufflant dans de l'herbe
Loin du carcan strident des cors

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Toi, michetonner dans la politique ?
Stigmatiser le service public !
(Pour les gens c'est le paléolithique)
L'administration ? - C'est les ploucs, le hic !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Votre hiver, comme un petit four,
M'est délicieux ;
J'en sens la fraîcheur des grands cieux
Au point du jour.

°°°°°°°°°°°

Vous me comblez par chaque commentaire,
(Et comment taire l'intérêt
Que le sujet susciterait
Sans la promesse intense d'être en terre)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre






Dard



Dans l’air, un tapis rouge aux ganses de fils d’or
Aide aux rêves la nuit, tisse l’inconscience
Aux désirs étouffés comme à la méfiance,
Y défilent des fleurs dont je suis le mentor :

D’abord, la capucine, en venant du Pérou
Enivrait ma jeunesse et j’étais son gourou ;
Elle avait pour fraîcheur, la douceur de l’instant,
Saoulé par son pistil, je la butinais tant
Qu’ainsi je la fanais, tel un vil loup-garou.

Las, triste et déconfit, l’âme dépossédée
De son miel le plus pur, je vis une orchidée
A la corolle pourpre et mûre, une excitante
Et forcenée amante, on eût dit une mante,
Lors, m’éloignai, fis une volte débridée.

Ni ciste, ni pensée ou d’autre renoncule,
Ne m’embrigadait sur ce tapis ridicule,
L’on vit très bien sans fleurs, la vie est éphémère
Et tout plaisir s’assèche, -ô l’horrible repère-
Fin, mort parfum fétide odeur de l'ergastule…

…Quand une rose, sœur, me piqua droit au cœur,
Son pouls battait calmement, son corps était triste,
Or, magnifiquement, son œil était l’artiste
D’une nouvelle ruche où l’on n’aurait plus peur.

02-2024 par Lau

Salus :
Métaphore forte et douce
Pour une fleur rose ou rousse ?

Répons Lau :
Filée, oui, contre la frousse
De la ville et de la brousse.

S :
J'avais vu là quelque indice
De soif manipulatrice.

L :
Cool d'en avoir lu la trace ;
Je m'en suis permis l'audace.


S :
- Ainsi, le poète endosse
Tout rôle, fût-il atroce.

L :
La fleur fut docile actrice,
Bien que, du mauvais, j’en disse.


S :
Mais cette espèce de transe
Est comme à Saint Guy la danse !

L :
Oui, sous l'œil d'une druidesse,
Une autre agite sa tresse...


S :
Nous, assis sur une tronce,
Assistons à ce jeu d'once !

L :
Emus, notre poil se dresse
Aux pas félins de l’hôtesse.


S :
Mais toi, quand elle te toise,
La croirais-tu montmartroise ?

L :
Intéressante hypothèse...
A moins qu'elle soit du 13 ?


S :
Enfin, russe même, ou druze,
C'est son souvenir qui t'use ?

L :
Olfactif. La rose douce,
Déjà, mon nez se retrousse.


S :
...Très chouette, jusque là, mais je craque et j'embarde :

Le passé, comme l'odeur,
Si tant fut que je le dusse,
M'ont, madeleine de Prusse,
Aussi marqué sans erreur.






Ce message a été édité - le 29-05-2025 à 12:46 par Salus
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre




Sur "Volupté"

Lau :



Le vers ici classique et si contemporain
Fait honneur à la rime, indétrônable reine ;
Mêlant l’azur subtil au plus solide airain,
Le bruit de la tempête au chant de la sirène.

P. Lamy :

Ce poème, il fallait que je le lusse.
Il est l’œuvre de Salus.

Oxalys :

A quoi sert de tourner autour :
L'instant que la femme préfère,
Dès que vous lui parlez d'amour,
C'est juste avant de le lui faire !

Répons :

A Lau  :

Je pense à Lorelei, belle ondine du Rhin,
En lisant ton doux mot... Mais qu'on ne se méprenne,
Un unique détail déroge, en un quatrain,
Aux agencements stricts de la classique arène.

A Pierre :

Ces vers, bienheureux qu'ils ne te déplussent !
(Ca me sert de stimulus)


A Dame Oxalys :

Tout existe et faire sa cour
A certaine, qui le révère,
Semble pour l'autre peu glamour...
(Moi, je chante, je suis trouvère)

Répons Oxalys:

Qu'il soit trouvère ou troubadour,
Ni l'un ni l'autre n'indiffère
La gente dame dans sa tour
Charmée* par la voix aurifère !

* faute d'élision, que l'arbitre laisse passer...

Répons :

Remontant plus qu'aux cités d'Our,
Cette coutume, qu'on dit fière,
Exclue un prétendant vautour
Et promeut la naïve fièvre.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°



Ce message a été édité - le 31-05-2025 à 16:05 par Salus
Avatar

Salus

Posts: 8456

Membre



La rime à mille ans,
Si le monde dure
Sera-t-elle pure ?
- Et de quels élans !

°°°°°°°°°°°°°

De l'apax défloré l'on entend, douce plainte,
Comme un chuintement gris modulé, dense et grave,
Que l'armide germaine exhale (bien dépeinte)
- Mais la coquecigrue est un mot bel et brave.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

J'adore, c'est nickel
Cet hommage à Zazie,
C'est zazou, si, puis quel
Art de la zizanie !

°°°°°°°°°°°°°

J'aime quand tu ressens
Vagues et molles houles ;
Qu'en dépit des larsens,
Ce sens, tu le déroules !

°°°°°°°°°°°°°°°°°

C'est clair, l'âme éternelle est perdue...
Mais en plaisir, que de temps gagné !
- Pécheresse qui tout a nié,
Aime ! la félicité t'est due.

°°°°°°°°°°°°°°°°°





Ce message a été édité - le 02-06-2025 à 10:51 par Salus