Je ne partage globalement pas cet avis.
La jeunesse n'est pas une période de la vie,
-> oui, mais cela dépend de la définition
elle est un état d'esprit,
-> oui, mais je préfèrerais « vitalité » et « santé »
un effet de volonté,
-> il y a donc une cause à l’appel de cette volonté, dans quel but ? Lutter contre ce qui altère cette « jeunesse » ?
une victoire du courage sur la timidité,
-> il faudrait donc lutter pour vaincre, mener une guerre (Mac Arthur…), contre quoi ? Voir au-dessus.
du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
-> oui, donc esquiver la pseudo sagesse de la routine que dès l’enfance, les éducateurs infusent dans le sang des enfants. Le combat commence donc très tôt.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années :
-> oui, mais le vieillissement corporel est objectif, c’est l’énergie, la vitalité qui peuvent perdurer malgré l’épreuve et la lutte.
on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.
-> encore faut-il que les éducateurs aient permis d’en avoir un… Très tôt, sous la pression de l’exemple, des recommandations, de l’éducation, une vie sans autre but que la répétition est engrammée chez le jeune. Cela se nomme « intégration ». Exit le goût de l’aventure, la prise de risque, ne restent que le simulacre et le baratin.
Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme.
-> n’étant pas dualiste, cela n’a aucune signification pour moi.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.
-> franchement idiot ! Si nous n’avions pas à nous préoccuper de problèmes, le cerveau serait inutile, donc… Les doutes sont nécessaires pour rectifier les erreurs, construire de l’exact, éviter le fanatisme et la docilité aveugle. Le désespoir est normal lors du doute ou après un échec, à moins de bloquer le jeu hormonal, il est une des phases de l’alternance espoir/ désespoir ; la question est de n’y pas succomber. Ce ne sont ni des amis, ni des ennemis, mais des moments du moins, tant que nous ne sommes pas devenus des psychopathes béats. La mort n’est pas la question, la vie heureuse l’est (« Jouis et fais jouir ! » - Chamfort)
Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.
-> oui, tout simplement le désir actif
Il demande comme l'enfant insatiable : Et après ?
-> la question qui tue ! car elle remet en cause la vie sans autre finalité que la répétition inculquée aux enfants pour atteindre l’état dit d’adulte, soit le consentement au servage.
Il défie les évènements
-> si ce défi ne touche rien de fondamental, il peut se casser une jambe, pas grave ; sinon, il fait chier et le voici délinquant…
et trouve de la joie au jeu de la vie.
-> c’est quoi le « jeu de la vie » ? Joli, mais vague et pas très signifiant. S’il faut placer un attribut dans une chose pour le trouver, c’est que la chose ne le possède pas comme propriété. Mais on peut opter pour le masquage du négatif par le positif, l’altération volontaire de la conscience, vivent les 3 singes ! La vie est une médaille à deux faces inséparables pour un pile ou face biaisé.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
-> la solution du Croyant gavé par l’oracle.
Aussi jeune que votre confiance en vous même.
-> exactement ce que combat l’éducation, car on ne tient pas qui possède la confiance en ses ressources qui donne accès à l’autonomie et l’indépendance.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
-> « espoir », lequel ? Celui d’accomplir un projet réaliste, ou celui qui se situerait dans un ailleurs dont personne ne revient pour en dire qqch ? « abattement », même chose que que pour « désespoir ».
Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
-> cela dépend d’abord de l’usure des capteurs… LOa réceptivité doit-elle être sélective ?...
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
-> donc sélectivité, ignorance de la totalité du réel…
Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.
-> dont exemple est donné chaque jour par les diffuseurs de moraline. Oui cependant si total plutôt que partial.
Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme
et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié
de votre âme de vieillard.
-> « pessimisme », même chose que pour « désespoir ». Cynisme, quelle horreur que d’oser appeler les choses par leurs noms à l’exemple de Diogène ! Quant au vieillard, il se garde bien de croiser le chemin d’un humain, pas folle la guêpe ! L’humain aime bien poser des étiquettes sur des boites vides, il a alors l’impression qu’elles ne le sont pas et cela semble le rassurer : surtout, ne pas ouvrir la boite !