Le beau temps de ces jours nous donne un joli teint
Tant les rais répartis ont belle rutilance.
C’est le port très halé qui sans doute balance
Et dit que vous voyez ce doux bronzage atteint !
Unir le bon et le beau fait le bien,
Se parfaisant, l'on obtient le meilleur,
L'heur a le temps, Ô combien de fraicheur
De vifs repos et de hauts, près de gains.
J’ai beau marcher hardi pour trouver un barbier
Que mon ombre qui suit m’apparait sans moustache.
Je fais tout pour la perdre et à ce je m’attache
Laissant sur le trottoir une odeur de gibier.
Pour moi, c'est terminé, ma vie elle est derrière ;
Mais l'autre jour voyant deux jeunes s'embrasser,
Je me suis dit : « Putain ! Va reboire une bière,
Et ne crois pas que tout pourrait recommencer ! »
L'esprit affin de le vraie liberté
Sait que tout oser, clair, il ne doit pas,
Tel le couronné vers, il se va droit,
Précis par l'humble reflet d'y aimer.
Va donc et repens-toi ! Balance un homme accort
Qui voit un vrai pendu tout au bout de sa corde.
La foi porte secours car la bible elle accorde
Le pardon pour le fait de n’être point d’accord.
Depuis qu'on a passé le récent équinoxe
On peut, las, constater que le jour se réduit
Le titre du topic devenant paradoxe
Il faudrait le changer en quatrain de la nuit.
L’automne a bien fermé la porte de l’été
Sauf que la météo nous prédit le contraire.
Le temps n’est plus hélas le temps qu’il a été
Et les clowns, eux aussi, ne savent plus distraire.
Parfois, tournant sept fois le stylo dans la main,
Je recherche les vers les plus compréhensibles.
Quoi de pire, en effet, qu’un écrit byzantin
Quand le lecteur s’attend à des mots digestibles ?
Comme une majorette il jonglait du stylo
Sans aller de travers mais de prompte attitude.
On eut dit que ses vers avaient le trémolo
D’une gorge exercée à la béatitude.