Il en est pour de vrai !
Il faut bien l’avouer, nos plis sont moins fréquents :
Les tiens, car c’est plutôt ailleurs que tu te rends,
Les miens car depuis peu se posent des problèmes
Qui rognent mes loisirs consacrés aux poèmes.
Pour toi comme pour moi, les faits sont éprouvants,
Il faut bien l’avouer.
Mais l’entente est la même et les penchants constants.
Aussi rares soient-ils, nos vers en sont garants,
Bien que dictés par une muse un peu bohème,
Il faut bien l’avouer.
Tâchons de maintenir entre nous ces courants
Amicaux et badins mais surtout rassurants.
Il est bien naturel que l’intérêt essaime
Où l’accueil est aimable ou plus urgent le thème.
Or c’est pur bienfait de lire tes mots fervents,
Il faut bien l’avouer.