Des vers qui traînent encore partout...

Par : Salus
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Salus

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Enjambons-les ! nos vers et nos compagnes ;
Et qu'elles nous enjambent à leur tour ;
Un bras m'en tombe : en retirant leurs pagnes,
L'autre, aimanté, s'attire vers l'amour !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

L'ordinaire est préjudiciable
A l'exercice du coït
Et si l'on se demande "quid ?"
C'est qu'on mésestime le Diable !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Et le tempo des tempêtes
Criant dans les océans
Aussi fort que font les bêtes
Faut-il l'oublier céans ?

°°°°°°°°°°°°°°°°

Magnifique et sage érotisme
Où l'on se perd dans les douceurs
Et les charmes noirs de nos sœurs
Dont le corps sert à la nuit d'isthme

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Toujours un plaisir,
Toi, que tu me lises,
Faisant à loisir
D'ivres analyses !

°°°°°°°°°°°°°°°°

Que chante tout barde ?
- L'éros et la mort,
L'amour, son transport,
Et sa sœur : Camarde !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Des vers, dans la musique,
Comme un envers ubique,
Un unique univers
Enivré, frais, divers.
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Salus

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Rimbaud :

Intransigeant agoraphobe,
Il parla, pour tous, par les vers,
Pur et pervers, étrange gaupe,
A travers un vortex d'hivers.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Du souvenir gardons l'image
Qu'a fixé quelque sensation...
Mais j'apprécie, à ton bagage,
La capacité d'émotion.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Sur un poème de cul ("Ciel & toit" par Bella) :

Particulièrement bien tourné
(Quelle langue, quelle langue !)
On y devine un style, un tour, né
De ces plaisirs où tout tangue...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Poésie hyperbolique
Dont me plaît que vous soyez
Touché par la symbolique
Du vers que je veux soyeux

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Madame de Neandertal
Devait être chaude lapine
Avec le sexe ovoïdal
De son mec (appelé la pine)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

J'ai lu Claudel, par hasard, en zonant...
Ca roule mal, on dirait du Houellebecq !
- C'est ampoulé, prétentieux, dissonant,
(Je vais me faire des amis mais... berk !)




Ce message a été édité - le 22-04-2025 à 11:56 par Salus
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Salus

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On se rapproche, on se rapproche, déjà les souvenirs de ces vers titillent la mémoire de certains...
- Allons ! Je vais bientôt arrêter cette rubrique, que bien peu - que je remercie - ont appréciée (ée ? ça me fait bizarre, cet accord...pourtant !)


Pierre Lamy, pub pour son bouquin :


Moins cher qu’une glace à la fraise,
osons le dire tout à trac,
pour trois euros quatre vingt seize
on peut s’offrir « Ghazels en vrac ».

Si l’on en croit une exégèse,
ça tient de la rubrique-à-brac
et du lied à la javanaise.

Fier de son taf, l’écriveron
l’aurait soumis au « chat-qui-pète ».
Qui l’aurait consacré poète…
Qu’à répondu notre luron ?

« La machine à toujours raison. »

Répons :

J'échange cette œuvre Balèze
Dans un troc proposé sans trac
Où rien n'est qui profite ou lèse :
Choisis quoi, moi c'est ric et rac,

Du papier ! Lire m'est malaise
Trop longtemps sur ce truc réac
Dont l'accès reste une falaise

Pour moi, né dans cet Aveyron
Profond, un peu fruste, un peu bête,
Paysan voulant être aède...

- A vue de nez, voire environ :
Quelle adresse, dans ton coron ?
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Salus

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Il n'est pas pire, ô graphie,
Que brûler tes acceptions ;
Notre mémoire est ravie
De garder ces exceptions.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pour des Toussaints meilleures
Ce requiem tragique
Souffle de chauds effrois
Précédant les Morts froids.
- J'aime, ô fraîche musique
Tes rimes intérieures...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ton sonnet, avec plaisir,
J'en retraverse les rimes
Comme ambroisie, élixir,
En goûtant ses ballerines...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Merci. Je les avais façonnés,
Ces rimes et ces césures,
Espérant que face au nez
De la Muse, elles demeurent sûres.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Tout va bien ? ton absence
N'est-elle que fortuite ?
- Rien que d'heureux, d'aisance ?
Ou quelque aigre pituite ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

C'est torve et sensuel,
On en sent tout le suc
Sous ce chaud volapük
Pervers, vicieux, cruel !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ce sont les canicules qui t'emballent ?
- Pourtant ce ne sont pas des mots sots, dis ?
(S'ils sont du tout de ton cru, qu'ils trimbalent
Haut tous ces sous-entendus : j'applaudis !)
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Salus

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Les échos sont un credo
Dont la musique s'abreuve
Comme écrivait Sainte-Beuve
"Qu'elle monte crescendo !"

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

L'eugénisme interdit le vote
Le vôtre est donc le bienvenu ;
Mais s'il faut que le roi soit nu,
La démocratie est en faute !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Vos généreuses lectures me comblent,
Qui, m'exemptant d'un scrupule trop vif,
M'inciteront à passer par ce bief
Où les motifs de notre art se contemplent.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ne sont de sourds que qui n'entendent
Point les échos , douceur des sons
En ces sens dont les lyres tendent
Leurs cordes d'égales façons.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

C'est un chant du profond de soi :
Cri primal
Remuant, de l'être animal,
Quelque effroi ?
Non ! mais l'ordre en est optimal,
Selon moi,
Et ces mots vrais, sans désarroi,
Sont pas mal !

°°°°°°°°°°°°

Plus lignard que chènevotte,
Je vois de la chaîne au vote :
Un sourire, au mieux le vaut,
Y souscrire, pas dévot,
Transpire être sans défaut.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Nul défi dans le iambe chaud,
Damoiselle :
Une proposition que cèle
Le touchaud
Dont on se sert pour dire belle,
Et rebelle,
La rime, en son cœur d'artichaut,
Qui nous chaut.

°°°°°°°°°°°°°°

Une main pleine de doigts
Imposant ce que tu dois
Subir et désirer, mais
Pour le bien de tes acmés !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

J'aime ta caustique violence
Et cette part de désespoir
Rageuse que ta plume lance
Comme une flèche dans le noir
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Salus

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A celle et ceux qui l'ont aimé :
- Je les remercie ! à le lire,
Cet art aura-t-il essaimé,
Dans le futur flou de la Lyre ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ayant lu "Moravagine"
Sans y voir un seul vagin,
Ca comble un vide, frangine,
Quand on est longtemps à jeun !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Gratitude au brelan de dames
Qui, visitant ce louche port,
Me font part d'un penser qui sort
Si spontanément de leurs âmes.

°°°°°°°°°°°°°°°°°

Les initiés apprécieront
Autant d'imprécision rigoureuse
Au cours, qu'un sonore prisme creuse,
Où les mots se précipiteront.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°





Ce message a été édité - le 26-04-2025 à 15:22 par Salus
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Salus

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Dans le secret du tronc se cache
Chaque truc dont on traque le chic !
- C'est bath, mais seulement le hic,
C'est que c'est pas souvent, la gâche.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Une belle chanson paillarde
A réveiller des moribonds ;
Quelque aveu d'une ivre gaillarde,
C'est salé, je vous en réponds !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un grand merci pour cet accueil ;
Puis à chacun, jetant un œil
Débonnaire sur ma ballade,
Qui, lisant ma Muse, la bade.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

C'est vrai que le lecteur est roi
Mais tout le plaisir est pour moi
Quand ce dernier (toi) biche à lire
Le riche blot de mon délire...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Moi qui la pensais sans tache,
Mon acrostiche !
Oui, de Marceline* on s'entiche,
Que l'on le sache !

*Marceline Desbordes Valmore

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Dis, Lili, quand tu lis cela,
Que tu lances en lot le lys
Laurant le blot de mon blabla,
Sais-tu qu'en frémit mon hélix ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Arrime ta muse
Corsète ton son !
Que trimer t'amuse !
(Et pas de zonzon)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Peut-être, malgré la photo,
Es-tu le groin d'un affreux mâle
Qui nous dégueule et qui déballe
- Qui sait - son cul ? (C'est du loto)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un doublon n'est pas bien gros
Face au plaisir de relire
Quelques notes sur la lyre
De l'excellent Charles Cros

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
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Salus

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En ces cons lisse
J'y lis du paf
Sans cesse au taf !
- Salaces lices -

°°°°°°°°°°°°°

L'odeur d'une humidité plate
Nous envahit l'évocation
D'orbe ouatée ; en tout cas si on
Se laisse aller à la balade.

°°°°°°°°°°°°°°°°°

Bannirais-tu du temple les marchands ?
Métaphoriquement anatomique,
Ton sonnet sonne en seulement deux chants,
Deux sons qui font sa structure atomique.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un coup de chapeau,
Je trouve ça beau ;
Jaime assez que plaise,
Qu'on lise ma laisse.

°°°°°°°°°°°°°

La beauté noue un déni ;
Il faut comprendre à demi
(C'est mieux écrit que henni)
Mi, fa, sol, la, do, fa, mi !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le rêve vrai, quoiqu'ils en pensent,
Echappe à Freud comme à Lacan ;
Il se peut doux comme astrakan
Et parfois ses horreurs nous pansent.




Ce message a été édité - le 28-04-2025 à 10:53 par Salus
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Salus

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Le jardin de nos jours se fane doucement
Mais chaque instant qui passe est toujours plus magique
Trempé par la Mémoire en un très doux cément
Qui nous protégera du vide pélagique...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Il est bon que perdure un élan parnassien
Qui saura préserver le vrai vers et le rêve.
J'aime de ton sonnet la rigueur qui s'embrève
Au style en quelque évocation (Chacun le sien)

°°°°°°°°°°°°°°°°°

Quelle rafale de vers !
Que de toiles musicales
Dans ton étrange univers
De révolte et de cigale...

°°°°°°°°°°°°°°°°

De très belles écritures
Pour un script toujours scabreux ;
Pauvre Eros, que tu tortures,
Lui, si souvent mièvre et creux.

°°°°°°°°°°°°°°°°°

Merci zo zuns zét aux zôtres
De vous fendre d'un bon mot
Pour un éternel marmot
Et ses louches patenôtres.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Nerval est un barde enchanteur, un ménestrel,
Il touche de son doigt les inconnus du monde
Et sa parole va comme un fin vol d'aronde
Nous instruire d'un règne où tout est très réel.

°°°°°°°°°°°°°°°°

C'est d'un ignoble Ouroboros
Dont je nourris, discret et chaste,
Ces quelques vers secrets - et baste :
- On a crucifié l'éros !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

J'aime que vous me lisiez,
C'est une reconnaissance
Car vous-même, avec aisance,
Chantez sans vous enliser.




Ce message a été édité - le 29-04-2025 à 11:07 par Salus
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Salus

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Quelle santé littéraire !
(Et c'est écrit sans terreur)
Pas d'erreur, c'est du Ténare
Que ce poète tient l'or !

°°°°°°°°°°°°°°°°°

Touché !
- C'est autant beau que calme.
(Et moi qui vocifère et clame,
Ces quelques mots m'enroulent l'âme
Par leur limpide sagesse alme.)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Tu trouves tout à trac
Un stuc
Brut et cru, truc de crac
Sans joug.

°°°°°°°°°°

Un rythme vraiment chouette,
Ce plan !
(Il emporte et soudain vlan !
Vous fouette.)

°°°°°°°°°°°°





Ce message a été édité - le 30-04-2025 à 14:33 par Salus
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Salus

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Pierre Lamy sur "Malédiction" :

En ces quartes sensibles,
à l'amoureux du son
le jeu savant des rimes
est bénédiction.

Nous en sommes les cibles.
Zélateurs d’Apollon,
nous atteignons les cimes
autant qu’un hélion.

Répons :

Ces mots troublants, terribles,
Me font comme un pinson !
- Je m'étais dit : "Tu trimes,
Et sans traîner, action !"

Mes affres indicibles,
Lecteur, rare stolon,
Sont les moindres des crimes
Dont vit ma rébellion.

Récidive de Pierre :

On ne sait que répondre
à ce poème, si
éminent que l’on songe
presque(s) à le haïr.

Soudainement s’effondre
toute réserve, aussi
en toute hâte on plonge.
On se laisse envahir.


Répons :

De ce que j'ai pu pondre,
En la, fa, sol ou si,
Vrai, peut-être, ou mensonge,
Rien n'est venu trahir

(Car tout doit se confondre)
Ce look de scribe assis
Dont le texte s'allonge
Sans qu'on le voit faillir.

Re-récidive de Pierre :

Bon plan pour le pingpong
(aurait dit la Zazie)
que ce poème au fond
diablement poétique.

Plus cool que le Mah-Jong
(on y joue en Asie).
On prend la rime au bond,
of course en toute éthique.

Répons :

Sonnons ici le gong
(Avec un grand "grazie")
De tous ces mots qui vont
Peupler le monde étique

Grâce au calame, au jonc,
(Qui toujours m'extasie)
Dont les tracés nous font
Rejoindre l'extatique !
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Salus

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Tant que tu lis, Lili,
C'est que l'oreille oscille
A ce guili-guili
Né quand je m'égosille !

°°°°°°°°°°°°°°°°°

En vous rimant l'ivresse de ces vœux,
Je vous espère, en deux mille vingt quatre,
Frères et sœurs, briller de tous vos feux
Et que vos mots ne soient pas d'un vain astre.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Poètes, restez près de l'âtre
Car le nouvel an mûrira
Quelque nouveau Mururoa
Dès l'hiver deux mille vingt quatre !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Aux poètes point nets vont mes vœux :
Vingt quatre soit pour vous bonne année,
Avec l'azur (Pourvu que j'en aie !)
Et tout le bonheur que je vous veux...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Une quarte de vœux pour deux mille vingt quatre,
Les plus sincèrement voués
A vous, rares lecteurs roués,
Vaguement embellie au stuc de ce vain cadre.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°



Ce message a été édité - le 13-05-2025 à 21:59 par Salus
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Salus

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Ping Pong !

Service de Pierre Lamy Sur "Boomerang"
(Avec clin d’œil sur l'imparfait du poème) :


Des arbustes, les scions
que jadis nous admirâmes,
dans le naufrage des âmes,
sottement les sciions.


Répons :

Puis L'ensemble des grillons,
Ces sonneurs d'épithalames,
Pendant que nous grillions,
Sont morts...à nous tous les blâmes.

Répons Pierre :

Et ces jolis agrions
qui faisaient rêver nos dames
jusqu'à brandir les calames,
tantôt nous en riions.



Répons :

...Mais pourtant nous agirions
Pour nous prémunir des drames,
En sachant ce que tu trames,
Dieu ! (Que nous dénigrions)
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Salus

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Vers ce quadruple accueil
Va ma reconnaissance ;
Souffrez ma conne aisance :
Acceptez ce clin d'œil.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Contrerimer contrassoné ?
- De la verve assainie !
(C'est la rêverie assénée
D'un art déraciné)

°°°°°°°°°°°°°°

Ah ! - Merci vous trois,
Pour vos mots altruistes
Qui sonnent, je crois,
Si baroque aux cuistres !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pierre Lamy sur "Composition" :

Du violon, la violence
vous charme et vous enlace.
Ainsi procède en hypallage
un coup d’aile de l’ange.

Sur vélin, tu l'écris à l'encre.

Répons :

Ta quarte qui vit et lance
Tant de fleurs (toutes en place),
Montre un très bel emballage
Sur des sons chantés par l'anche
Tienne (ni pingre ni cancre)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

En guise de commentaire, la première quarte d'
"Art Poétique" de Verlaine :

De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
(...)

Répons :

Lélian, menteur, s'en battait le prose ;
Car comme sait tout poète pair :
Binaire ou pas ? - C'est question de flair !
Euterpe est là, sine qua non clause !
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Salus

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P. Lamy :

Souvent, je mesure ma chance
de me trouver en cet espace
en vie encor malgré mon âge
et ce besoin qui me démange

vers d’autres ciels de lever l’ancre.

Répons :

Dans ma masure, sur ma chaise,
Je relis tout tes mots qu'épice
Cet âpre temps qui passe et neige
De moins en moins chaque dimanche

Comme un étrange simulacre.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Au jour d'hui ?
Passage à vide...
Rien n'a lui,
Nulle sylphide ;
Vide, eh oui !
(Pas sage : avide.)