Après enquête, si ce n'est lui, c'est donc son père !
Il est de la taille de bien de nos ambassadeurs-poètes...
Mais pour Poincaré, chez les sots, si ce fut lui, ce ne fut pas son cousin.
Bon, la tentation est grande et je suis si faible... J'y cède donc.
Il me semble que Basileus est une tentative de francisation d'un mot latin -e/us, lui-même issu du grec archaïque, période mycénienne, Βασιλε/ύς, qui donnerait basile/os pour, latinisé, donner basile/us. Ce mot serait issu du... persan, signifiant grand roi. On le trouve féminisé en latin, soit basile/a, à savoir reine (regina). Basile/um désigne le diadème royal et, dans la Bible, le livre des Rois est désigné par basili/a. Autant de mots justifiant la diérèse. Deus évolue vers Dieu, ce qui devrait imposer la diérèse que personne ne respecte de façon illogique... Mais cela illustre l'évolution : De -> Di, us -> eu. Si le -e ne devenait un -i, on aurait le français “deus” que nous prononcerions à la française “deus” en marquant le “s” final, ou “de/us” à la latine. C'est ce qui est arrivé à Zeus (Zeos ?). L'évolution par le Latin lui ayant été épargnée (à cause de Jupiter, qui n'est autre que “Zeus pater”, Dieu le père...), il n'a pas subi l'outrage de devenir un “Zieu”, et nous le prononçons à la française “Zeus” (et non Ze/us) en marquant le “s”. Noter que Dieu en grec n'est autre que Theos. Son évolution est donc : Thé -> De, os -> us. Je ne serais pas surpris qu'il y ait eu un “deos”, ou un “Theus” qui aurait pu évoluer vers “Thieus”... Ainsi, le Basile/os devient en Latin Basile/us. Faire sauter la “/”, c'est fabriquer le mot français synonyme de “roi” : pas très utile... Je vois là une astuce d'érudit répondant au besoin de sa cause d'écrivain en quête de rime. Très amusant tout cela !
Noter qu'en espagnol existe la transition The/os -> Di/os.
Ce message a été édité - le 02-10-2022 à 19:57 par Jim