Je rejoins la crainte d'Oxalys mais plutôt du point de vue "littéraire" car je n'imagine même pas qu'un texte faisant l'apologie de la haine serait accepté par le comité de lecture. Quoique la censure soit à manier avec des pincettes...
C'est facile d'écrire sur l'amour et j'en crains le miel qui dégouline à la mode noeud noeud.
C'est facile de déverser son fiel sur une situation universellement reconnue comme inadmissible.
Si on se retrouve tous dans la facilité on traitera de l'amour pour son conjoint aveuglément sans reconnaitre qu'il pouvait être un vrai con et on trainera dans la boue un dictateur. Dans ce cas, on risque de verser dans la banalité sans intérêt.
Dans ce sens, je rejoins Oxalys, chaque auteur doit tendre à traiter le sujet en équilibre. C'est là le challenge et ainsi on atteindra tout naturellement le but de départ. Je fais confiance aux poètes pour ne pas opposer l'amour et la haine, le positif et négatif.
A la différence, je ne refuse pas de traiter la haine dans son aspect le plus noir, voire jusqu'à la provocation même si ce n'est pas mon fond de commerce mais mon regard se porte sur l'équilibre final de l'ouvrage et le challenge pour chaque participant.
En réfléchissant sur deux idées qui seraient la base de mes poèmes, je sais que ce n'est pas simple et je ne sais pas vous mais je vous expose ma problématique que j'ai eu hier en promenant mon chien.
j'ai mes protagonistes côté "couple" sur deux possibilités d'histoire
Je pars sinon de la haine mais d'un truc qui s'en rapproche et ça finit par l'illumination de l'amour. Rubrique la belle et la bête revisitée. Facile.
Mais je coince pour l'inverse
Comment l'amour sincère pas en trompe-l'oeil et on se réveille Non je pars d'une histoire d'amour, je n'arrive pas à verser dans une situation de haine. Un différend, une incompatibilité d'humour et chacun son appart mais pas de haine. Et pourtant avant d'y avoir réfléchi, je pensais que ce serait la situation la plus simple à traiter.
Ou bien l'amour peut-il être à sens unique ? Ben moi, je crois que dans ce cas, il faudrait inventer un mot pour cette situation car il n'y a effectivement rien de plus chiant qu'un individu qui vous bassine avec un amour que vous ne partagez pas, ça frise le harcèlement et on est hors sujet.
Je suis donc curieuse et impatiente de découvrir vos travaux ou de lire votre sentiment sur le traitement du sujet.