Ils parlent de l'amour

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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] oui c'est formidable et l'amour avec toutes ses facettes
merci à toi !
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Salus

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Passion



Plus sourds que l’aurore,
Insensiblement,
L’amante et l’amant
Se font météore.

La brièveté,
Sa luminescence,
C’est en soi l’essence
D’un unique été !

Secondes de toile
Ecrue, un moment
D’air, frais comme un vent,
Passe et nous étoile…
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Oxalys

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Adam et Ève
Eritis sicut Dii (vous serez comme les dieux) 1ère partie


L’ivresse est envolée et l’espérance est morte :
Ils ont goûté le fruit de l’arbre défendu.
Jamais l’Ange pour eux ne rouvrira la porte
Du paradis perdu.

Depuis que du bonheur ils ont touché la cime,
Soumis au châtiment, résignés à souffrir,
Ils ne regrettent rien, ni l’exil, ni le crime,
Ni l’horreur de mourir.


La faim, la soif, n’ont rien dont le cœur se désole,
Ni le soleil de feu, ni le désert géant ;
Qu’importe ! ils ont l’Amour : de tout il les console
Et le reste est néant.

Car l’Amour, engendrant voluptés et tortures,
N’était pas dans l’Eden aux vertus condamné :
Il fallait pour qu’il fût connu des créatures
Que le crime fût né.

C’est sur le Désespoir que fleurit l’Espérance ;
Pour que le Rut devînt l’Amour prodigieux
Il fallait aux humains le remords, la souffrance
Et les pleurs dans les yeux.

Sicut Dii ! Ce mot du tentateur suprême
Était-ce donc vrai : le Mal nous a divinisés.
L’Homme innocent jamais n’eût connu par lui-même
Tout le prix des baisers !

Ils changent notre bouche en exquise blessure
Par où coule à longs traits le sang des cœurs maudits,
Nous rendant chaque jour, mortelle nourriture,
Le fruit du paradis.

Camille Saint-Saëns
Rimes familières – 1890
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Egérie

Foin du ciel inclément ! Bravant l’intempérie,
L’âme dûment trempée et d’un pas résolu,
Un poète fiévreux, à l’Amour dévolu,
S’en allait encenser son unique égérie.

Pareil à cet amant qui porte en la mairie
Son morne célibat et le voit révolu,
Déclinant de ses vers le passé dissolu
Sous l’averse il rimait l’amoureuse féerie.

Sa muse méritait les quatrains d’un Villon !
Aussi quatraina-t-il dès le seuil du salon,
Coulant les « vous mon cœur auprès des « je vous aime »

Mieux que chante la source au plus clair des matins ;
Or, la belle, endiguant ce débord de poème,
Répliqua sèchement : « Prenez donc les patins ! »

Alain Auriat




Ce message a été édité - le 02-03-2019 à 15:48 par Violette
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Salus

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Fièvre




Emu des ronces que ta bouche
Crache, du louche de tes hanches,
Fors le pervenche de ton œil,
Cet azur faux toujours en deuil,
Et le dédain de ton sourire ;
C’est le son, bruissant comme lyre,
De ta voix, qui me fascina !
Comme au palud la quinquina,
Tu calmes ma lèvre qui tremble
Depuis qu’à nos dormirs ensemble
Mon esprit reprend à rêver !

Las ! Mon émoi va s’aggraver,
Et finira qu’il me dévore
Tel que Pétrarque ! et manger Laure …
Petite, n’est laide, pourtant,
Cette histoire qui tout sous-tend,
Depuis le point de nos naissances
Jusqu’aux amères sénescences !

Ciel grand de nuages debout,
Etés éternels, pour cet août,
J’arrondis d’âme mon poème !
Il m’en reste un peu pour que j’aime ;
Toi qui n’entends rimes ni vers ?
Laisse-moi t’offrir - à l’envers -
Ces amours dont parlent les livres
Avec l’espoir que tu délivres
Des cages qui serrent mon cœur,
Les capacités au bonheur !
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Oxalys

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La bouche

Ni sa pensée, en vol vers moi par tant de lieues,
Ni le rayon qui court sur son front de lumière,
Ni sa beauté de jeune dieu qui la première
Me tenta, ni ses yeux - ces deux caresses bleues ;

Ni son cou ni ses bras, ni rien de ce qu'on touche,
Ni rien de ce qu'on voit de lui ne vaut sa bouche
Où l'on meurt de plaisir et qui s'acharne à mordre,

Sa bouche de fraîcheur, de délices, de flamme,
Fleur de volupté, de luxure et de désordre,
Qui vous vide le coeur et vous boit jusqu'à l'âme...

Marie Nizet (1859-1922)
Pour Axel de Missie


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Michèle Corti

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Régal de lecture ! Merci de toutes vos contributions !
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Michèle Corti

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Parler de l’amour de manière plus légère :

Sous les jupes des filles
Alain Souchon
Rétines et pupilles
Les garçons ont les yeux qui brillent
Pour un jeu de dupes
Voir sous les jupes des filles
Et la vie toute entière
Absorbés par cette affaire
Par ce jeu de dupes
Voir sous les jupes des filles
Elles, très fières
Sur leurs escabeaux en l'air
Regard méprisant et laissant le vent tout faire
Elles, dans le suave
La faiblesse des hommes, elles savent
Que la seule chose qui tourne sur terre
C'est leurs robes légères
On en fait beaucoup
Se pencher, tordre son cou
Pour voir l'infortune
À quoi nos vies se résument
Pour voir tout l'orgueil
Toutes les guerres avec les deuils
La mort, la beauté
Les chansons d'été
Les rêves
Si parfois, ça les gène et qu'elles veulent pas
Qu'on regarde leurs guibolles, les garçons s'affolent de ça
Alors faut que ça tombe
Les hommes ou bien les palombes
Les bleres, les khmers rouges
Le moindre chevreuil qui bouge
Fanfare bleu blanc rage
Verres de rouge et vert de rage
L'honneur des milices
Tu seras un homme, mon fils
Elles, pas fières
Sur leurs escabeaux en l'air
Regard implorant, et ne comprenant pas tout
Elles, dans le grave
La faiblesse des hommes, elles savent
Que la seule chose qui tourne sur cette terre
C'est leurs robes légères
Rétines et pupilles
Les garçons ont les yeux qui brillent
Pour un jeu de dupes
Voir sous les jupes des filles
Et la vie toute entière
Absorbés par cette affaire
Par ce jeu de dupes
Voir sous les jupes des filles
La, la, la, la, la
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Titre : À une dame trop maigre
Poète : Jean Auvray (1580-1624)
Recueil : Le banquet des muses (1623).

Non, je ne l'aime point cette carcasse d'os ;
Qu'on ne m'en parle plus, quoi qu'il y ait du lucre (*) ;
J'aime autant embrasser l'image d'Atropos,
Ou me laisser tomber tout nu dans un sépulcre.

Dès la première nuit de nos embrassements,
J'imaginais sa chambre être un grand cimetière ;
Son corps maigre semblait un monceau d'ossements,
Son linceul un suaire, et sa couche une bière.

Ce serait violer le droit des trépassés
De toucher, sacrilège, à ses membres éthiques ;
Je les baiserais bien s'ils étaient enchâssés,
Comme au travers d'un verre on baise les reliques.

Belle, dis-je (tâtant la peau de son téton),
Pour ne me point blesser lorsque je vous embrasse,
II faudrait vous garnir les membres de coton,
Ou que je fusse armé d'un bon corps de cuirasse.

Quand je touche aux rasoirs de votre hastelet (*),
Je n'oserais mêler mes os avec les vôtres.
Votre mère vous fit disant son chapelet,
Puisque tout votre corps n'est que de patenostres (*).

Au châlit innocent j'eusse dit ces propos :
Pourquoi faut-il, jaloux, que si haut tu caquettes ?
Mais je reconnus la dame au cliquetis des os,
Comme on connaît un ladre au bruit de ses cliquettes.

Son meunier, l'autre jour, revenant du marché
(Piqueur alternatif de cette haridelle),
Me dit qu'il en avait le cul tout écorché,
Et que son âne était plus franche d'amble qu'elle.

Un jour que ce vieux fut d'arquebuse à gibier,
Je tâtonnais partout, je lui dis : Ô m'amie,
Que vous auriez besoin d'un excellent barbier
Pour enfiler les os de votre anatomie !

Ce corps qui va craquant aussitôt qu'on l'étreint
Me semble trop fragile aux amoureux approches ;
II vaut mieux le garder pour le vendredi saint,
Servir de tournevelle au défaut de nos cloches.


* Lucre : Terme péjoratif qui désigne le gain.
* Hastelet : Pièce de porc à rôtir à la broche.
* Patenostres : Oraison, prière, Pater Noster.

Jean Auvray.
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Michèle Corti

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Truculent , excellent ! 😊
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] TEST-AMANT

Et si je franchissais l’Achéron par surprise
La vie me délaissant, Charon me transportant,
Car il des voyages dont on perd la maitrise
Les Parques sectionnant les fils de notre temps.

Serais-je insouciant de partir sans bagages
Le corps étant usé par les marées des ans,
L’esprit ayant appris des hommes les ravages
Et l’envie d’exister, peu à peu, faiblissant.

Je crois que par le ciel qui permet s’il le veut,
J’aurais assez passé d’obstacles et d’envies
Assez réalisé ou manqué quelques vœux
Pour ne pas persister à me garder en vie.

Mais si je m’éloignais sans le moindre remord
J’aurais, je vous l’avoue, un terrible regret
Je garderais de vous Muse au sourire d’or
Dans le cœur une épine, un amoureux secret.

Vous l’ignoriez peut être ou ne vouliez le voir
Vous aviez fait murir un tendre sentiment
J’aimais de vous la forme autant que le savoir
De vos douceurs écrites le doux cheminement.

De mots révélateurs et de discrets accords
Nous avions fait mûrir une secrète histoire
Nous nous parlions du cœur en esquivant le corps
Le dieu désir n’osant sortir de l’écritoire.
Le style évoluant en phrases familières
Vous saviez éviter avec un grand talent,
De l’envie s’avouant, les moindres fondrières
Car le désir discret n’a pas d’équivalent.

Certes j’aurai aimé, en vous tenant les mains,
En vos paumes poser un baiser de mes lèvres
Caresser votre peau, penser aux lendemains
Qui m’auraient condamné aux amoureuses fièvres.

Éros étant toujours derrière un paravent
L’écrit nous épargnait toute audace excessive
La distance avait elle un rôle de coupe vent
Quand l’Éole de l’encre avait bise lascive.

Vous étiez l’harmonie enchantant mon esprit
Et je me délectais du moindre de vos mots
J’étais votre lecteur vous goûtiez mes écrits
Souvent un peu faciles parfois originaux.

Mais l’émoi sensuel bien que restant non–dit
Finit par cheminer de la raison au cœur
Et ma plume sortit de mon rêve interdit
Des audaces aux mots plus doux qu’une liqueur.

D’un érotisme modéré les rudiments
Rencontrèrent chez vous la juste tempérance
Et votre écho s’en vint, assez subtilement,
Y répondre voilant l’excès d’incandescence.


Le rêve était trop beau, la distance lointaine,
Je n’avais que l’écrit pour charmer vos appas
Votre fascination de muse souveraine
Me donna cependant un bonheur délicat.

Lors, les années passant, l’âme toujours brûlante
Je restais désireux de vous aimer sans bruits
On dit qu’un souffle doux d’une lointaine amante
Provoque des orages promettant mille fruits.

Souvent rêvant de vous en mes rimes nocturnes
Je vous imaginais songe me répondant
La nuit nous permettait ces amours taciturnes
Dont les mots retenus sont les doux revenants.

Je n’osais pas alors me délabyrinther
Quelques aveux trop vifs se pourraient vexatoires
À la carte du tendre il me plut d’emprunter
Des aveux, des désirs aux modes incantatoires.

Et puis le cours du temps décida qu’il fallait
Rester aux passions de la littérature
Vivre de votre image ornant mon chevalet
Sans plus érotiser une abstraite aventure.

De votre sentiment enjolivant ma vie
Je fis un court bonheur gommant le temps qui court
Il y a des poèmes répondant à l’envie,
Qui sans le révéler sont déjà de l’amour.


Et au moment de dire au revoir à la terre
Mon sablier vidé de son nombre de jours
Je mets en mon esprit comme rose en sa serre
Votre infinie douceur mon ultime recours.

L’avenir nous dira si l’au-delà tolère
Des rencontres futures aux rouages lascifs
S’il est permis d’aimer d’un feu moins éphémère
Quand le désir ourdit des accords possessifs.

Adieu, Muse charmante, ayez selon le cas
Oubli ou souvenir au creux de votre esprit
Vous resterez toujours mon bonheur délicat
Inespéré cadeau à un poète épris.
Rimatouvent



Ce message a été édité - le 08-03-2019 à 08:38 par Violette
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Salus

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Les Ingénus



Les hauts talons luttaient avec les longues jupes,
En sorte que, selon le terrain et le vent,
Parfois luisaient des bas de jambes, trop souvent
Interceptés ! – et nous aimions ce jeu de dupes.

Parfois aussi le dard d’un insecte jaloux
Inquiétait le col des belles sous les branches,
Et c’était des éclairs soudains de nuques blanches,
Et ce régal comblait nos jeunes yeux de fous.

Le soir tombait, un soir équivoque d’automne :
Les belles, se Pendant rêveuses à nos bras,
Dirent alors des mots si spécieux, tout bas,
Que notre âme depuis ce temps tremble et s’étonne.



Paul VERLAINE
Recueil : "Fêtes galantes"
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Salus

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Salomé



J'aimais une gosse impossible
Impassible !
Et ce du plus grand de mon cœur
- Sans rancœur -
Elle m'avait subjugué l’âme
Et ma flamme
Brûlait en continu pour elle !
La cruelle,
Caractérielle, était de fer ;
Quel enfer !
Un port fier, et partout du galbe...
La belle alpe !
J'aurais voulu la pâturer,
Et durer
À son flanc aux moires de soie,
Souple moye...
Mais sous le satin, c’était dur !
Franc ! si pur,
Qu'on sentait, des cités d'Ur le
Feu qui hurle !
Mambo ! Ma reine de Saba,
Mastaba !
- Un mamba lui sortait de l’âme,
Fine lame
Qui dardait, sur tout extérieur,
L'air rieur...

… Elle était fauve et plus que dangereuse,
Elle était preuse !
Le gris creux des yeux fous cachait pourtant
Déconcertant,
L'immensité d'une tendresse

Dévastatrice !

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Machajol

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LA DEMOISELLE

Envers votre personne
Vont mes tendres pensées

Car dès le premier jour
Où je vous aperçue
Je fus jaloux j l'avoue
De tous ces hobereaux
Qui vous tournaient autour

Silhouette si fine
Légère et raffinée
D'une noble beauté

Douceur, saveur sucrée

Je m'imagine un monde
De douces amitiés
Partagées et aimées

Pensées acidulées
Comme un bonbon au miel
Elles fondent du ciel
Comme un soleil doré

Et dans votre regard
Je lis enfin ce soir
En vous, cet espoir... où

Je vous avoue enfin
Mon désir le plus fou
D'être là, à genoux

Et ..le regard épris
D'oser vous demander
Votre si belle main !

Mâcha
19/09/2015



Ce message a été édité - le 07-03-2019 à 01:29 par Machajol
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] La veilleuse

Que faites-vous quand nous dormons
Laides rivales adultères
Vous preniez l’homme que je tiens
Celui qui a vécu ma vie
Et qui cent fois revint
Vers la seule qui soit à lui
Quelle impudeur quelle bassesse
D’oser l’inviter à danser
J’ai répondu ce qu’il fallait
Je ne possède ni personne
Ni celui que vous empruntiez
Je sais tout de vos manigances
Moi j’allais au bal pour la danse
Vous restiez sur le banc d’attente
Attifées de votre arrogance
Espérant me désarçonner
Où êtes-vous mes laideronnes
Avec vos appas frelatés
L’homme que j’aime est ici
Il a même oublié vos noms
Je suis celle qui lui pardonne
Et la seule qu’il ait aimée .


Marine le 1° janvier 2019