La poésie sur internet
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Par : Marcek
Et pourtant, le tort tue !
Ca y est, voici Pierre et ses calembredaines !

Posté à 12h13 le 02 sept. 17
Pour ma part , j'accepte avec plaisir de tes saucisses toulousaines, merci de l'invitation succulente!
Posté à 12h56 le 02 sept. 17
Elle a la grosse tête ta tortue!
Posté à 13h06 le 02 sept. 17
Bravo à Dame Oxalys ! Mais...
Gourmandes, voyons ! Reprenez-vous !
Ici, la nourriture est mentale ;
Point de ces supplices de Tantale !
(La boulimie est sans garde-fous)
...Donc, et pour une indigestion virtuelle (le met est au choix de la victime, euh, du gagnant), un challenge en tous points égal au précédent, sauf que c'est le contraire !
Et cette fois sur un texte de l'immense Louise Labé, que je tiens pour le meilleur poète du seizième siècle !
(quoi, Ronsard ?)
Quelle grandeur rend l'homme vénérable
Quelle grandeur rend l'homme vénérable ?
Quelle grosseur ? quel poil ? quelle couleur ?
Qui est des yeux le plus emmielleur ?
Qui fait plus tôt une plaie incurable ?
Quel chant est plus à l'homme convenable ?
Qui plus pénètre en chantant sa douleur ?
Qui un doux luth fait encore meilleur ?
Quel naturel est le plus amiable ?
Je ne voudrais le dire assûrément,
Ayant Amour forcé mon jugement ;
Mais je sais bien, et de tant je m'assure,
Que tout le beau que l'on pourrait choisir,
Et que tout l'art qui aide la Nature,
Ne sauraient accroître mon désir.
Sonnets
Ecrit par Louise LABE
Posté à 20h37 le 02 sept. 17
Le dernier vers 9pieds
Posté à 20h49 le 02 sept. 17

Bravo, Violette !
Posté à 20h58 le 02 sept. 17
Ne me sauraient accroître mon désir.
Semble t-il
Posté à 21h54 le 02 sept. 17
Une indigestion virtuelle à partager entre Violette et Guy !
Plus difficile, maintenant, et contre le gain d'un billet perdant de la Noterie Lationale, il faudra trouver deux erreurs dites "d'apocope" dans ce poème que le site attribue, à mon avis indument, à Louise Labé, camouflée sous le nom de Victor Brodeau ; or je ne sache pas (mais je ne sache pas tout) que Louise eût jamais signé Victor, lequel exista bel et bien, et je possède même un recueil de "blasons", avec le poème en question, sous un titre plus long, signé Victor Brodeau ; pour moi, l'affaire est claire, c'est une erreur du site, ce sont des choses qui arrivent, mais je laisse à notre enquêtrice en chef, si elle le juge utile, ou à quiconque pouvant citer ses sources, le soin d'éclaircir ce mystère...
- les miennes, de sources : "Les blasons du corps féminin" édition "les libraires associés", club des libraires de France, année 1963 (3500 exemplaires) - Blason de la bouche - Victor Brodeau, page 51.
(D'ailleurs, je détiens aussi les "Œuvres complètes" de Labé, chez Flammarion, et ce texte n'y figure pas...)
La Bouche
Bouche belle, Bouche bénigne,
Courtoise, clere, coralline,
Doulce, de myne désirable.
Bouche à tous humains admirable,
Bouche quand premier je te vey
Je fuz sans mentir tout ravy,
Sur le doulx plaisir et grand ayse
que reçoit l'autre qui te baise :
Mais après que t'ouy parler,
Je pensoye entendre par l'air
Les dictz de Juno la seconde
Et de Minerve la faconde :
Parquoy je dy, ô bouche amye,
Bouche à qui tu veulx ennemye,
Bouche qui faict vivre ou mourir
Tous ceulx qu'elle peult secourir,
Bouche amyable, bouche entière,
Non variable , non legiere.
Bouche se mourant d'un baiser,
Pour toute douleur appaiser,
Bouche riant, plaisante bouche,
Qui baille devant qu'on la touche.
Bouche vouldrois tu emboucher
Celui qui vouldroit te boucher ?
Bouche où git le mien repos,
Bouche pleine de bon propos,
Bouche seulle d'où doit sortir
Ce qui peult mon feu amortir.
Bouche rondelette et faitisse,
Bouche à bien parler tant propice
Que plus on t'oyt, plus on te veult,
Et moins on t'a, plus on s'en deult,
Ne souffre point que ta beaulté
Desdaigne ma grande loyauté,
Mais, ô Bouche heureuse et honneste,
cy recoy, entend ma requeste.
Bouche vermeille, Bouche ronde,
Bouche au dire et faire faconde
Autant, ou plus, qu'autre qui vive.
Bouche digne, de grace vive,
Bouche garnie par dedans
De deux rateaux de blanche dents.
Bouche sans nulle tache noire,
Blanche, dy je, plus que l'ivoire,
Bouche à qui fuz autant fidelle
Comme elle est amiable et belle,
Bouche où n'y a chose à redire,
Sinon d'accorder, et me dire :
Amy je suis Bouche pour toy,
Puis que tu as le cueur pour moy :
Et veuil pour ton mal appaiser
Que de moy sentes un baiser.
Dy bouche, Bouche, en me baisant
Ce que tu dis en te taisant,
Lors auray le bien que mérite
Le mal que pour moy me herite
En esprit, en ame et en corps
Sans tel espoir : si scauray lors,
O Bouche à bien parler propice,
Que mieulx encore fais l'autre office,
Donnant en fin le demourant
Qu'on ne prend jamais qu'en mourant.
(Victor Brodeau, alias Louise Labe – Blasons)
Posté à 22h32 le 02 sept. 17
bouche garnie par dedans 7
de deux rateaux de blanches dents
????
que mieulx encore fais l'autre office 9
encor ?
Posté à 10h03 le 03 sept. 17
"Que mieulx encore fais l'autre office" 9
encor ? - OUI !
"Bouche garnie par dedans" 7 - NON !
(On prononce le "e" muet, à cette époque)
Bravo, mais...encor un effort !
Posté à 13h20 le 03 sept. 17
desdaigne grande loyauté
ou
desdaigne ma grand loyauté
Posté à 15h19 le 03 sept. 17
OUI ! (le deuxième)
...Où l'on admire le sens poétique de Violette :
"Desdaigne ma grand loyauté"
Posté à 19h31 le 03 sept. 17
Tout est farpait, alors, je peux envoyer en salle tant que c'est chaud ?
Posté à 19h48 le 03 sept. 17
Yes !
Posté à 20h32 le 03 sept. 17
Mais à la réflexion, je ne puis envoyer
Puisque le bon Brodeau n'est pas répertorié !
Je le retourne donc au chaud dans la cuisine
De peur qu'un maladroit encor nous l'assassine !
Nous le dégusterons à bouche-que-veux-tu
En accompagnement, quelque douce laitue !
Posté à 20h38 le 03 sept. 17
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