Le pied était un pas dans la danse des choeurs qui récitaient le poème en grec(ou en latin), cela correspondait au temps fort
- vv , du dactyle : un
fort deux faible (comme un rythme de valse), ou le premier temps du spondée - - , etc...
Comme en français il n'existe pas d'accents toniques
fixes (forts ou faibles), le pied est devenu l'équivalent de la syllabe. La syllabe se prévaut, selon la position où le mot se place, de la valeur d'un pied qui, en français, vaut un peu plus parfois : de là venait la notion de vers nombreux : qui scande bien selon ses accents temporaires : exemple :
les
lourds canons
roulant sur le
pavé des
villes (V; Hugo) est un alexandrin "nombreux", il a du nombre, et j'en indique en gras les accents temporaires.
On remarque ici : 2ème/lourds 5eme-6eme /roulant, et en symétrie de chiasme pavé (2 syll) et Ville/(1 syll).
On voit ici une construction du vers avec des sonorités en échos (lour / roul) affirmant l'accentuation.
Bref. C'EST LE PIED FRANÇAIS !
HÉHÉHÉHÉ