Des vers qui traînent encore partout...

Par : Salus
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Salus

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Sur "Nerfs vifs" de Lau,
Service Salus :

Le mot s’annule où l’esprit brûle
Et seul le temps résiste au temps
Pauvres carrés de toile blancs
Evaporés au crépuscule !

Lau :

Au profond du squelette, aux flancs
Du corps qui meurt, la particule
S’échappera de l'ergastule
Pour se lier à d'autres plans.

S :

Puisse-t-on, sous le monticule,
Malgré nos os pulvérulents,
Garder vifs nos esprits brûlants,
Tout en fumant le tubercule !

L :

Déjà, je sens si succulents
Les nectars de quelque spergule ;
Le glouglou du houka régule
Ces vers étranges, opulents.


S :

...Ta caryophyllacée accule
(Contre le peu de mes allants
Dus à mes deux yeux flageolants)
A consulter un opuscule.

L :

La revoilà ; chaude, à pas lents
La douce sorgue ; alors circule
Le souffle de l’hier majuscule
Grimpé par les futurs palans.


S :

Avançons ! - Car si seule ulule
La musique en vers non galants,
La chaîne dont mes mots ballants
Font des glands, de maillons pullule !

(Quoi ? c'est pas les chaînes qui font des glands ?)

L :

(C’est « l’un peu de » tel « la plupart »
Qui, singuliers, à tire d’aile
Dictent aux verbes le départ
D’une terminaison plurielle )

Qu’ils soient mouvants, qu’ils soient salants,
Ces marais où le mot bascule
Au cœur d’un germe qui circule
Ont les attraits des ciels brillants.


S :

En ces rimes pour véhicule,
Sans te servir des ortolans
Littéraires dans mes élans,
Je sais qu'hélas je gesticule !

L :

A des octos trop somnolents,
Je préfère un son qui bouscule
Et fait sauter-Bang !- l’opercule
D’archi-classiques vers tremblants.

S :

C'est exact, le rimot l'écule
Ce match aux shoots ambivalents !
- Userons-nous y nos talents
Jusqu'à rimer qu'on s'en en..le ?

Répons Lau (et abandon par lassitude) :

Syntaxe et mots désopilants
C’était fatal ! Mais je recule
Et perds sur ce vers (ce fut cool !)
Sauvant nos séants, chambellans…


[Gracias Salus ! et Vive le riz, molécule !]

S :

Forfait par lassitude ? Nulle
Instance en mal de faux bilans
Ne peut croire en cette infobulle !
"Lun chtam !" (En langue des Verlans)

°°°°°°°°°°°°°°°°°




Ce message a été édité - le 29-03-2025 à 16:10 par Salus
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Salus

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Sur "Vraiment ?" par Lau

Service Salus (lofé, sur rondade):

Oui ! Ta musique ubique me ravit.
Je n'ai pas tout compris - et ça varie !
(Mon cerveau doit avoir une avarie,
Avec tous ces à-pics que l'on gravit !

Répons, Lau, avec double salto inversé à la rime :
(O2 = ode ?)

Si l’O2 se fait rare et que l’on rit,
Aux flots d’insensés sons, c’est pour l’envie
Inassouvie, un refrain, l’on s’y fie ;
Si l’aube se fait neuve en notre esprit.

Répons, Salus, en reprise coupée, effet rétro-actif et accélération tronquée des finales :

Je la renvoie - inch'Allah - par l'éfrit,
La belle balle en riposte appauvrie !
(Cette partie où le jazz est du "free"
Aura permis que mon cerveau s'ouvrît.)

Jeu, set et match !



Ce message a été édité - le 30-03-2025 à 12:05 par Salus
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Salus

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Service Lo, sur "Arômes rêvés du Yunnan" :

La couleur de l’épicéine
Sur les doux parfums du Yunnan…
Chaque note de ta théine
Me caméléone l’âtman.


Répons :

Quelle osmose à la caféine
Fait tant spider ton quatrain, man ?
Quand tes chromatophores ne
Sont qu’attributs de tout chaman !

(L'agressivité sous-jacente de ces vers
n'est due qu'à la difficulté de l'exercice, pardonne-m'en !)


Répons Lo :

J’allais plutôt, l’humeur jaïne,
(Un Tienchi Flower au Hammam),
Loin du torrent, de la baïne,
De tout gourou, de tout imam.


Répons :

Avec un rail de cocaïne
Coupée au sel par l'oncle Sam,
La sœur de Caïn, la Caïne,
M'apparut sur le macadam !

(oh là là, n'importe quoi ! je décroche...)

Répons Lo :

[Pour que nous décrochions ensemble]

Ta "Caïne" est belle héroïne
Je l'achète pour cent dirham
Aurais-tu de l'Abéléine
Qui me monterait Al-Haram ?


Répons :

(Accro du quatrain :
Encor ! Pour la route,
Quelques mots où de
L'astuce est en train 🙂

Stupéfiante, l'héroïne* ?
- Mais, sœur d'Abel ou de Priam,
Nulle scie, en quarte-égoïne,
Ne chante de mosquée en slam !

*A noter les sens fort divergents du même terme,
exceptionnellement dus à une "métonymie des effets" !

(sinon, marché conclu !)

Répons Lo, qui admet sportivement la faute :

Parmi les vers, on tataouine
-Tout va vite de Troie à Guam-
Meurt une rime -et feu sa ruine-,
La langue se hisse, lingam.


Mes dirhams méritaient l"s"

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Salus

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"Chut" par Lau :



Les maoris motifs des larges tifaifais
Accueillent quelque prose et fesse ; on est dimanche !
A l’oreille, la dame affiche une fleur blanche,
A gauche : elle est, lors, libre et des rêves, je fais.

De vieilles vahinés veillent sur une eau fraîche,
Et leur apnée innée enlève au fond des bleus
La mangue et le coco, le sucre fabuleux
Qu’un soleil, Mahana, sur leur goût lisse et lèche.

Sous le pied des lectchis, l’on kiffe et l’on s’endort ;
Le pakalolo calme au cœur de la journée,
Il faut que le corps s’arme au rivage, une année
Puis l’autre ; au braséro, mahi-mahi se tord.

Enfin se grise un ciel et s’égaille la foule
Et tout ce monde monte ensemble en l’océan :
Ça pleut, ça pulse et gicle au travers du volcan,
La tropique fusion d’où le silence coule.


Répons :


Avec cette faveur écrite et ses effets,
Guide du Pacifique où notre soif s'épanche,
Miroite vaguement la courbe d'une hanche,
Et la nature étale un panel d'attifets !

Combien d'étranges gens, par ta plume qui pêche
Ce littoral, défilent à la queue leu leu,
Et l'on sent que tu sais tous les secrets du lieu,
Et que, peut-être, c'est son absence qui pèche...

Car tout y semble étrange, et captivant, beau, fort !
Et des mots inconnus chaque fleur non fanée
Eclot à volonté, toujours aiguillonnée
Par ce vertige ardent, tout d'air et de transport !

- Ecoutez ! On l'entend, la Pacifique houle,
Et sa vaste rumeur repousse le carcan
Qui nous contraint, céans, à brader à l'encan
Ce vin de liberté dont le parfum frais saoule !





Ce message a été édité - le 01-04-2025 à 11:20 par Salus
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Lau

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ça fait plaisir de redécouvrir tout ça...
Mauruuru
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Salus

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Hé !
On a fait quelques trucs marrants :

Ping-pong sur "Plantes" de Lau
(lequel apparaît ici en italique) :


Hélice, hélas, désoxyribonucléique ?
Qui plisse et passe, en phénotype littéral,
Depuis la mer de la mémoire au littoral,
Notre culture et le savoir...toute musique !

Se glisse et glace un lemme, un navire amiral
Au riff, au blast d’un œil kaléidoscopique ;
Y bat alternative onde stroboscopique,
Le prime son du Bang ! un long chant minéral.


Le navire amiral, le "Colégram èpique",
Fait route vers le large, et comme un animal
Plonge à la vague glauque, au vert flot lacrymal,
Et cingle au vent vers quelque cancéreux tropique.

Du grand creux de la houle à l’écumeux crêt, pal,
On dirait un yoyo qu’obsède une eurythmique
Idée au bout du doigt d’un skipper fou, comique,
A rêver des zéniths en juin près de Bhopal.


La métaphore fend, telle une nef attique,
Le flot tumultueux qui bouillonne, sans mal,
Et malgré son tonnage infinitésimal,
Surfe au vague des mots sur sa carène antique !

Antique est ce coracle et son bois de santal
A gouté mille mers, mille vents mais l’unique
Océan mire un ciel où le rostre cosmique,
Où, du marlin, l’estoc, pour la Lune, est fatal.


Nous l'avons renfloué cent fois ce bord mnésique
Et dès qu'en vue, au moindre amer continental,
Nous fuyions vers le grand large du mental
En refusant le port sûr du havre classique.

C’est un vaisseau fantôme et, des flots seuls, vassal ;
De la Mer du Nectar au blizzard de l’Arctique,
Une muse, sa mousse, au souffle poétique,
Offre parfois la voie en ce sombre abyssal.

La lyre d’Apollon, qui malgré son arc, tique,
Comme Poséidon, devant l'étrange Baal,
Nouveau venu saignant dans la honte et le Graal,
La lyre resurgit, têtue et sporadique...

J’entends clair et ce sang s’amasse au trait nodal
Où se dessine immense un sens que Ba-al bique
Universellement grattant son utopique,
Anachronique accord vers le temps féodal.

(Abandon de S, épuisé !...)




Ce message a été édité - le 02-04-2025 à 21:15 par Salus
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Salus

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Oh là là ! je suis en train de me mélanger les pinceaux ; vous me me le dites, hein, si je repasse des trucs qu'on à déjà vu !



Ping...pong !
(Italiques : Lau...)

...Qui engage sur "Hideur" (de Salus) : Service à ras du filet :

Cette angoissante malemort
Glace l’écorce et l’horreur tisse
Les traits laids d’un malin du nord,
Aux antipodes d’Eurydice.

Répons lofé :

Belle langue ! - Et que tu remords
Et mâche, pour qu'on la métisse,
Sans hésitation ni remords,  Comme la peinture Matisse !

Reprise, avec cross, Lau :

On la malmène, aime, la tord,
Au plus profond d’elle, on s’immisce,
Mais qui pourrait nous donner tort ?
De la pensée, elle est prémisse.

Récupération et passing-shot :

Monosyllabique est le sort
Et c'est un sort mince que hisse
Comme un pavillon dans le port
Ce concile appelé "comice"

- Je viens de comprendre, good Lord !
Mais...tous ces mots que l'on ratisse !
(Il fait chauffer l'esprit, ce sport,
Ca va nous porter préjudice !)

Répons :

Tu crois ? Comme Nietzsche au plus fort
De sa tumeur ? Quelle injustice !
Mais non ! C’est vers le vrai confort
Que s’élève cette bâtisse.


Répons :

Le monosyllabique ? - Un Fjord !
Oui ! car tu roules sur le bord,
Laissant les consonnes ! (bêtise ?
Faute habilement séductrice ?)

Nota :

Les libertés d'agencement
Sont de ces privautés d'artiste
Dont la facilité attriste
En servant d'agent de cément

Double répons aléatoirement vrillé aux points d'intersection
(points zigzag), on relève, chez Lau, l'utilisation des mots
solitaires et interstitiels comme participant du vers :

Préjudice, avant le transport,
Imaginais-je sans rapport
A la poétique motrice
Où manquer d’un lemme est hantise.

Quant à

L’ordre et l’embrassement,
Les legs de cette langue actrice
Ont le rejet comme le thyrse,
Au lilas, fait l’embrasement.

Distorsion des répons en écho "wah-wah" :

De fleurs de son, comme le cistre,
Impersonnel, comme le bort,
Plus éclectique qu'un Debord,
C'est un match pour la cantatrice !

Mais !

Sans aucun embarrassement,
Cette flamme, pour qu'on l’attise,
Demandera, pour l'amatrice
- L'amateur ? - d'aller, blasphémant !

Les concurrents ont désormais une raquette dans chaque main...
Répons faussement spéculaire de Lau :

Egayant le côté sinistre,
Monotone du roulement
Des phonèmes exactement
Pareils, la « faute » est créatrice

et

Bien loin d’être une sottise,
Bousculer parfois cet accord
En un, certes, blasphème accort,
Est euphonique friandise.


Déstabilisé, votre serviteur contre-attaque néanmoins,
Mais l'azur s'éloigne, hélas :

Une inversion de la matrice ?
C'est vrai que quand l'exact te ment,
Le rythme sûr se doit dément !
(Sine qua non, dans ce registre)

d'ailleurs :

- Entendu, qu'on se le dise !
Mais il faut, jusqu'au record,
Epuiser chaque raccord
Avec flamme et roublardise.

Répons (en coupant l'écheveau en quarte) :

Point d’hésitation sur la drisse :
La corde d’une basse Cort*
Mitraille, russe -un bijou Kord-**,
Le coupe-papier d’un ministre…

Horreurs

Sa lame est serment
Ocre comme le cytise
Au printemps, nulle expertise
Ne l’affirme, ni dément.

Dernier répons (sabordé)

Je fatigue, mais je bisse ;
Plus loin qu'au nuage d'Oort
Gît la rime - et je suis "short" !
Or, ta drisse, je l'épisse !

Ouf !

Mais que c'était donc charmant
Ce torrent de mots-valise !
- Je perds ? c'est que la balise
Est trop loin, me désarmant.

Ultime répons de Lau :

Oh ! j’ai vu le précipice !
Aveuglé, le maillechort
De ton topspin et consort,
Me bouscula, cette épice,

Ouf,

L’éclair du diamant
De la balle était délice ;
Avant que je ne m’enlise
Sous l’hermétisme alarmant.


*** Débrouillez-vous !



Ce message a été édité - le 03-04-2025 à 14:48 par Salus
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Salus

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Echange de balles :



Service Lau sur "Colline" :

C'est mieux que ça t'occupe, Fils !
Les mantras n'ont pas d'autres cieux,
Que de déboulonner les vis
Et de les revisser, en mieux.


Répons :

C'est constant en ces communs lieux
Mais les brahmanes me sont vils
Quand on les voit comme des dieux !
(La mystique emmêle les fils)

Reprise :

Le sâdhu, grimé bonze, vieux,
Avec ses locks et son Levis...
Ce Baba, cool, a de bons yeux
Pour charmer le siffleur ophis.


Coup droit inversé :

Vrai, le sage infuse sous l'yeuse
Tant de zen que le cobra vise
A côté ! Mon âme envieuse
Doute pourtant que ça suffise !

Montée au filet :

A déjouer l’Impérieuse,
Inscrite en plein notre hypophyse ?
Planons, la mouette rieuse
Nous réunit, ne nous divise.


Amorti :

Moi, j'ai l'hypophyse furieuse !
Et la mouette m'est un vice :
Tchekhov ou Franquin, victorieuse,
C'est toujours haut que je la hisse !

Passing shoot :

Trigorine ou Gaston, radieuse
Est leur idée ; on l’analyse
Grâce à notre émotion, trieuse
Des plaisirs et fait qu’on la lise.

Revers :

Notre culture, un peu spécieuse,
Eclectique comme la brise,
Ne sera jamais trop spacieuse !
...En plus, la mémoire se brise.


Ouf ! on va boire un coup ?
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Salus

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L'être humain serait comique,
A pratiquer, sous de lugubres cyprès,
Cette marelle cosmique
Où, du ciel, la terre et l'enfer sont si près ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Les azimuts me soufflent l'âme,
Et les mots sont des dominos ;
Avant qu'à gauche passe l'arme,
J'aurai rimé les cardinaux !

°°°°°°°°°°°°°°°°

De festival en festival
Baladin tu joues ;
Ton public te vois, médiéval,
Les mains sur les joues...

°°°°°°°°°°°°°°°°°

La lettre goutte après la pluie
Et l'on essore l'alphabet
Du sabir et du quolibet
Pour qu'il tinte mieux dans l'ouïe

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

A Pauline Perdrix (les Sagnes)

Waouh ! Trop belle ta lettre !
Quel plaisir d'imaginer
Que tu prennes le temps d'être,
Laissant ton esprit chiner
Parmi le vent et le hêtre...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Erudition antéchrétienne
Où la maîtrise d'anciens us
Nous entrouvre une porte, en plus
De celle, l'astrophysicienne,
Classique - et je signe : Salus.
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Salus

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Issu du petit homme vert
L'esprit de corps est haïssable
Avec lui le cerveau s'ensable
Dans l'aplaventrisme pervers

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

C'est de l'eau pour notre moulin
Où l'on moudra grain comme ivraie
Pour pétrir dans la pâte vraie
De bons pains de seigle et de lin

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le Diable est sûr, dit-on, dans le détail !
L'enfer est bon, pourtant, quand il est tendre ;
Un peu de vice agace et laisse entendre
Que l'on n'est pas, au lit, que du bétail !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ce que ton propos orde allie,
En croyances et faux duels,
Tu le boiras jusqu'à la lie
En hallalis perpétuels !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Quand mes fantômes vous agréent
Sachez mon plaisir à vous lire
Lorsque en adoubant mon délire
Je revois ce que mes mots créent !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ainsi, quand la coupe est obscène :
Un boycott éternel !
Oh, oui ! La coupe est pleine !
(Le foot ? Moi, c'est compulsionnel !)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Sur "La fontaine aux lianes" de Leconte de Lisle :

Impersonnel, ailé - perfection parnassienne :
Comme d'un bas-relief le travail immortel
L'image est habitée en un vers rendu tel
Qu'il anéanti toute emphase pharisienne.
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Salus

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L'émoticône te dispense,
Grotesquement spirituel,
De ce spasme où le mot se pense
Dans un sens individuel.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

C'est un plaisir de lyre, un beau vers régulier
Coule, comme d'antan, sur le lin de la toile,
Dans le souci du grave et de l'aigu lier,
Et le désir d'atteindre à l'impossible étoile...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

En de salaces millésimes
Le trouble vin d'Eros régnait ;
Il me plaît que de rarissimes
Lecteurs l'aiment ! (les autres, niet !)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

L'espoir de côtoyer les cimes
Malgré mon air mal aligné
Me fait inventer des maximes
Qui seront comme un œil cligné

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

De Jean, je n'ai
Pas le goût d'homme
(Gens ! ce jeu n'est
Permis qu'at home.)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Sont-ce ruts de sorcières ?
Brûlons face au sort, cierges !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

L'heure d'amour ne dure qu'un instant,
Et c'est pour elle, à rêver, qu'on s'allie ;
Puis pour toujours, quand le manque s'étend :
"Quatrain d'amour dure toute la vie"
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Salus

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Du miroir je perds le latin,
L'image étant mon paladin,
Je la mire, au mont Palatin !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La contrerime en assonance ?
Mais quel chouette sport !
Car à tout prendre quel son est-ce ?
(Moi, ça me rendrait sourd)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Nous autres, prêtres
Des mots, paissons
Des lettres et des mètres :
Le pré des sons*

*Rimbaud

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Mais comment vous répondre ? Autant que je le puisse,
J'écris dans le dessein
D'être lu, que ce soit aujourd'hui, soit demain :
C'est du temps que je puise !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

J'aime, de ton humour, les multiples facettes
- Car ce ne sont pas des façades -
Ainsi que l'euphonie où tous tes vers, oui, sont.
- Et c'est vraiment réjouissant !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Lire ton commentaire au matin m'a ravi ;
Ca m'éclate et j'en biche !
Je craignais que tu ne trouves ma rime chiche,
Son ton mal desservi !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ce cadavre est exquis !
Sur sa face livide
Je pose un baiser : kiss !
Mais là-dedans, c'est vide...




Ce message a été édité - le 13-04-2025 à 17:30 par Salus
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Salus

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Pour toi, cette fleur d'ancolie,
Cette fleur triste qui relie
Tant de cœurs que le sort spolie...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Son décalage t'en fait lige ?
- C'est d'un éloge qui se lâche !
(Puis à ton âge, plus de lèche,
Alors j'en biche, dans ma loge)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

J'ai bien aimé que vous me lussiez
Vous dont je sais l'esprit si véloce
Mais sans la peur que vous ne l'usiez
Je peux présenter mes vers - et l'ose.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Vous saisirez l'impréhensible
Et tout vous semblera de sable
Car l'art est par essence instable
Surtout s'il est irrésistible

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Déchiffrant de ton lai l'équivoque magie
J'en goûte chaque image et du fil décousu
Je suis comme d'Ariane un chemin d'un coup su
En lisant ces beaux vers que mon quatrain plagie

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Fatrasie en tout moderne,
Quelle éthique sans tactique
Prend le risque que de Lerne
Rien ne circonscrive ou cerne
Aucune hydre didactique ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°







Ce message a été édité - le 19-04-2025 à 20:09 par Salus
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Salus

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Je vous sais gré, Colline, de répondre ;
La vérité, hélas sans intention,
Avec le feint, l'abstrait, tend à se fondre
Au ressenti du lecteur en tension.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Quel émoi de chatte saphique
Partageant, qui se godemiche,
Le plaisir ardant de sa figue
M'affriole, et même m'aguiche ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pour ne pas mourir tout à fait
On trace au blanc tableau des signes
Souples comme des cous de cygnes ;
Hein, qu'ils font un peu de l'effet ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Je souscris à l'apocope
De ce "h" un peu trop trash
- et je vous embrasse : - Smach !
(Quessiya, je sens la clope ?)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
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Salus

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Pierre Lamy :



Authentique mythe
se farcissant bock sur bock
il franchissait les limites
à l’effroi des schnocks

De la dynamite
toujours dans les starting-blocks
ne sachant où il habite
Tel était son Rock

Mais lui noctiluque
aussi cool que Lucky Luke
au soleil couchant

menait solitaire
une existence pépère
au milieu des champs

Répons :

Poète hypocrite,
Tête rompue au truc toc,
Comme toute épreuve écrite
L'encre m'est un troc !

C'est pas du Magritte ?
Mais pour discuter, sans choc,
Nous respecterons le rite
(Là, pas de provoc !)

- Nul qui ne m'éduque
Quand j'enduis ou que je stuque
Quelque joli chant

Pour mon hétaïre !
- Des vers que j'aurai su taire,
Silence alléchant !