Oh là là ! je suis en train de me mélanger les pinceaux ; vous me me le dites, hein, si je repasse des trucs qu'on à déjà vu !
Ping...pong !
(Italiques : Lau...)
...Qui engage sur "Hideur" (de Salus) : Service à ras du filet :
Cette angoissante malemort
Glace l’écorce et l’horreur tisse
Les traits laids d’un malin du nord,
Aux antipodes d’Eurydice.
Répons lofé :
Belle langue ! - Et que tu remords
Et mâche, pour qu'on la métisse,
Sans hésitation ni remords, Comme la peinture Matisse !
Reprise, avec cross, Lau :
On la malmène, aime, la tord,
Au plus profond d’elle, on s’immisce,
Mais qui pourrait nous donner tort ?
De la pensée, elle est prémisse.
Récupération et passing-shot :
Monosyllabique est le sort
Et c'est un sort mince que hisse
Comme un pavillon dans le port
Ce concile appelé "comice"
- Je viens de comprendre, good Lord !
Mais...tous ces mots que l'on ratisse !
(Il fait chauffer l'esprit, ce sport,
Ca va nous porter préjudice !)
Répons :
Tu crois ? Comme Nietzsche au plus fort
De sa tumeur ? Quelle injustice !
Mais non ! C’est vers le vrai confort
Que s’élève cette bâtisse.
Répons :
Le monosyllabique ? - Un Fjord !
Oui ! car tu roules sur le bord,
Laissant les consonnes ! (bêtise ?
Faute habilement séductrice ?)
Nota :
Les libertés d'agencement
Sont de ces privautés d'artiste
Dont la facilité attriste
En servant d'agent de cément
Double répons aléatoirement vrillé aux points d'intersection
(points zigzag), on relève, chez Lau, l'utilisation des mots
solitaires et interstitiels comme participant du vers :
Préjudice, avant le transport,
Imaginais-je sans rapport
A la poétique motrice
Où manquer d’un lemme est hantise.
Quant à
L’ordre et l’embrassement,
Les legs de cette langue actrice
Ont le rejet comme le thyrse,
Au lilas, fait l’embrasement.
Distorsion des répons en écho "wah-wah" :
De fleurs de son, comme le cistre,
Impersonnel, comme le bort,
Plus éclectique qu'un Debord,
C'est un match pour la cantatrice !
Mais !
Sans aucun embarrassement,
Cette flamme, pour qu'on l’attise,
Demandera, pour l'amatrice
- L'amateur ? - d'aller, blasphémant !
Les concurrents ont désormais une raquette dans chaque main...
Répons faussement spéculaire de Lau :
Egayant le côté sinistre,
Monotone du roulement
Des phonèmes exactement
Pareils, la « faute » est créatrice
et
Bien loin d’être une sottise,
Bousculer parfois cet accord
En un, certes, blasphème accort,
Est euphonique friandise.
Déstabilisé, votre serviteur contre-attaque néanmoins,
Mais l'azur s'éloigne, hélas :
Une inversion de la matrice ?
C'est vrai que quand l'exact te ment,
Le rythme sûr se doit dément !
(Sine qua non, dans ce registre)
d'ailleurs :
- Entendu, qu'on se le dise !
Mais il faut, jusqu'au record,
Epuiser chaque raccord
Avec flamme et roublardise.
Répons (en coupant l'écheveau en quarte) :
Point d’hésitation sur la drisse :
La corde d’une basse Cort*
Mitraille, russe -un bijou Kord-**,
Le coupe-papier d’un ministre…
Horreurs
Sa lame est serment
Ocre comme le cytise
Au printemps, nulle expertise
Ne l’affirme, ni dément.
Dernier répons (sabordé)
Je fatigue, mais je bisse ;
Plus loin qu'au nuage d'Oort
Gît la rime - et je suis "short" !
Or, ta drisse, je l'épisse !
Ouf !
Mais que c'était donc charmant
Ce torrent de mots-valise !
- Je perds ? c'est que la balise
Est trop loin, me désarmant.
Ultime répons de Lau :
Oh ! j’ai vu le précipice !
Aveuglé, le maillechort
De ton topspin et consort,
Me bouscula, cette épice,
Ouf,
L’éclair du diamant
De la balle était délice ;
Avant que je ne m’enlise
Sous l’hermétisme alarmant.
*** Débrouillez-vous !
Ce message a été édité - le 03-04-2025 à 14:48 par Salus