Très bonne idée,cet exercice de réécriture, Salus.
Je m'y suis essayée en appauvrissant cependant quelques rimes...
Les conques errantes
Comme un sol sans défauts, fort d'un fumier létal
Fabriqué, importé de valeurs incertaines
Et de Rio naguère, altiers croquemitaines
Qui parlaient de poursuivre une route fatale.
Ils voulaient acquérir un fief monumental
Que le Congo fournisse une manne lointaine
Et les Champs-Elysées, minés en quarantaine
Au bord de l'asphyxie, immonde capital.
Chaque jour, soupirante en des mains maléfiques
La Nature, affolante en amère tragique
Echangeait leur réveil en voyage éploré
Où s'épanchaient des vents, manches essentielles
Ils perdaient, éhontés, mal du ciel ignoré
Se fond dans le néant, retour de manivelle.