Exercice technique

Par : Salus
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Serona

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Très bonne idée,cet exercice de réécriture, Salus.
Je m'y suis essayée en appauvrissant cependant quelques rimes...

Les conques errantes

Comme un sol sans défauts, fort d'un fumier létal
Fabriqué, importé de valeurs incertaines
Et de Rio naguère, altiers croquemitaines
Qui parlaient de poursuivre une route fatale.

Ils voulaient acquérir un fief monumental
Que le Congo fournisse une manne lointaine
Et les Champs-Elysées, minés en quarantaine
Au bord de l'asphyxie, immonde capital.

Chaque jour, soupirante en des mains maléfiques
La Nature, affolante en amère tragique
Echangeait leur réveil en voyage éploré

Où s'épanchaient des vents, manches essentielles
Ils perdaient, éhontés, mal du ciel ignoré
Se fond dans le néant, retour de manivelle.

👋
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Salus

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Mais c'est vrai, Sylvain, ce sonnet tient parfaitement debout, et affiche une "gueule" certaine !

- Merci à Serona pour sa précieuse participation.



Ce message a été édité - le 21-10-2021 à 21:52 par Salus
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Serona

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Salus, ce n'était pas la peine de supprimer la fin de ton message.
Bien évidemment, j'en suis bien consciente, mais c'était un plaisir de participer.
Bon dimanche.
👋
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Salus

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Bah, j'ai trouvé ça mièvre, à la relecture, après ton flamboyant poème !
- C'est que, tu comprends, il s'agit aussi d'être un minimum didactique, sans ennuyer le public (pas facile)
Bonne fin de journée à toi.



Ce message a été édité - le 24-10-2021 à 17:12 par Salus
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Serona

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La délicatesse dans toute sa splendeur...
Que dire de plus sinon qu'un MP aurait été préférable.
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Philippeb

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Pastiche (de Marseille)

Comme un saut de crapaud hors du bourbier foetal,
Usés de supporter de longues quarantaines,
De La Rochelle ou Brest, soutiers par cinquantaines
Voguaient, emplis d'un songe exotique et fatal.

Ils portaient de la soute aux moteurs maint quintal
De ce charbon issu de mines tibétaines,
Et marins d'infortune aux allures quétaines
Frottaient leurs mains noires sur leur pauvre futal.

Chaque nuit, leur esprit empreint de vins mystiques
Enfantait des démons aux parfums érotiques
Qui malmenaient sans fin leur désir acéré;

Ou perchés sur leur rêve ardent de jouvencelles,
Ils espéraient aimer en leur coeur altéré
Du fond de leur chambrée d'improbables pucelles.




Ce message a été édité - le 31-10-2021 à 03:10 par Philippeb



Ce message a été édité - le 31-10-2021 à 14:41 par Philippeb
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Salus

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Un bon pastiche (bien tassé) !