Pour occuper ses soirées en ces temps d'enfermement.

Par : Ann Miserey
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Ann Miserey

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Et l'herbe me chatouillait sous les bras.
Tiré de Tom Pouce par Mahea


Je n’avais pas bu mon café du matin que le soleil cogna à la vitre. Je lui ouvris la fenêtre. Il entra et se posa sur la table quand je m’apprêtai à sortir. Il me fit :
– L’accueil est charmant. Je fais le tour de la terre pour t’apporter des nouvelles fraiches et voilà même pas un bisou enflammé, rouspéta-t-il en posant le journal sur la table.
– Tu sais bien que je commence toujours ma journée par aller faire pipi dans le jardin.
– A ton âge, tu n’as pas honte !
– Tant que je pourrai m’accroupir, je ne serai pas si vieille et puis toi, tu ne regardes pas ! lui rétorquai-je.
– Il y a longtemps que je te connais sous toutes les coutures ! éternua-t-il.
– Tu es agaçant ! Tu as encore foutu le feu sur la nappe, m’emportai-je.
– Les nuits sont fraiches, je me suis enrhumé ! se plaignit-il.
– Mais c’est impossible ! lui fis-je en lui tournant le dos.
Je l’entendis ricaner : « Tout est possible ! »
Je fis quelques pas dans le jardin… Et l'herbe me chatouillait sous les bras. Il me fallut un moment pour comprendre ce phénomène. Les branches basses du pommier léchaient la prairie et mon rhododendron s’était noyé dans l’ondée herbeuse. Une coccinelle m’interpella :
– Tu es aussi moche vu d’en haut mais au moins tu ne feras pas pipi sur mon dos.
Je me pris la taille dans une toile d’araignée qui se précipita sur moi. Elle croisa six pattes sur son ventre et se gratta la tête avec les autres : « Elles sont bizarres, les mouches ce matin ! J’ai dû abuser de rosée, je retourne me coucher ! »
Je disparus dans les herbes. Pendant que je faisais pipi, les brins d’herbe en profitèrent pour s’épaissir démesurément. Je m’agrippai à ces géants cannelés ou torsadés selon leur fantaisie propre. Les bananiers me jetaient
des bananes vertes et dures en pleine figure et les bambous faisaient comme des barreaux d’où je m’échappai de justesse. Je me réfugiai à l’intérieur de ma maison et le soleil commença sa lecture du journal pendant que l’odeur rassurante du café envahissait la pièce.
– En première page, dans un encadré : « Suivez en page 4, les propos de Mily, coccinelle de son état et porte-parole des petites bêtes » Je lis : « L’attitude de certaines longues pattes est intolérable. C’est humiliant de se faire pisser dessus. Nous revendiquons l’arrêt de ses manières archaïques. Ce matin est un premier avertissement. Les prochaines étapes sont claires : les millepattes et les cloportes n’hésiteront pas à mordre les récalcitrants. Les fourmis ont fait réserve d’acide et même les bourdons entreront dans la bataille ; ils ont été instruits spécialement par les frelons asiatiques. Les limaces et les chenilles urticantes fourbissent leurs armes. On ne nous coupera pas l’herbe sous la carapace, dites-le bien aux pisseurs sauvages. La prairie est notre domaine. »
– C’est ce qu’on va voir. J’avale mon café et je passe la tondeuse, fis-je à mon compagnon solaire qui me répliqua :
– Dans l’état actuel, il vaudrait mieux que tu appelles une horde de bûcherons !
– Soleil ! Et un bon feu de forêt, ça te cause. On va voir de quel bois, je me chauffe, fis-je les poings sur les hanches.
– Et tu feras pipi sur les braises, fit le soleil rayonnant au zénith de sa forme.
Pin Pon ! Pin Pon !


👋 Mahea 👋 👋
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Ann Miserey

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La phrase d'aujourd'hui
... il avait couché au Bon-Joyeux, chez la veuve Désir.
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Ann Miserey

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https://www.ebooksgratuits.com/blackmask/voltaire_candide.pdf

Chap 10 P 12

Aussitôt on les dépouilla nus comme des singes,
est donc tiré de Candide de Voltaire
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Ann Miserey

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En attendant l'oeuvre de Mahea, je vous propose cette phrase pour aujourd'hui :
L’abus des plaisirs en faisait un colimaçon, un mollusque anthropomorphe à classer dans les Casquettifères
👋 👋
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Mahea

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... il avait couché au Bon-Joyeux, chez la veuve Désir.

Il fallut à Bébert cuit de la veille, vingt bonnes minutes pour s'extirper du fauteuil crapaud qui l'avait empaqueté sur le petit matin.

Déjà dix heures, la cambrure douloureuse et l'orbite en grain de riz, il se risqua en abominable inquisiteur à descendre en cuisine fureter, un café aurait fait son bonheur.
Mais, il surprit deux beaux attributs en balançoire qui, pâles, dansaient au dessus du piano pendant que Catherine remuait la soupe prévue au déjeuner.

Dehors la colère grondait, on entendait une armée noire révoltée éclore comme la végétation qui s'effleurissait sur un nouveau printemps.
Intrigué par le vacarme, il risqua un œil à l'extérieur piqué au vif par les revendications scandées. Des ouvriers rescapés d'un coup de grisou avaient rejoint une meute métissée de souffrance dominée par le capitalisme, il s'y mêla...




Ce message a été édité - le 24-04-2021 à 11:28 par Mahea
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Ann Miserey

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Mahea, merci de ta participation. La phrase est bien tirée de Germinal vers la fin de l’œuvre.

P 559 https://www.ebooksgratuits.com/pdf/zola_germinal.pdf


Tiré du père Goriot de Balzac
https://www.lire-des-livres.com/le-pere-goriot/
Je vous proposais hier
L’abus des plaisirs en faisait un colimaçon, un mollusque anthropomorphe à classer dans les Casquettifères

La minuit passée, Frédéric la tête enfoncée sous sa casquette rayée, chargé comme une barrique gueulait devant une porte qu’il croyait encore être la sienne. Ça faisait des mois que ça durait.
Il était parti un jour d’il y a longtemps, la queue gaillarde et le col haut des coqs déjà cuits au vin. Le ménage battait de l’aile. Frédéric allait se réchauffer les entrailles au bistrot. Il avait tâté de toutes les cuisses depuis que sa femme l’avait congédié pour quelques canons de trop. Du claque au tripot, payé en chaudepisse, il avait tout perdu. Avec ses économies, il avait gouté aux paradis artificiels et ce fut la spirale aux enfers.
Les yeux injectés de sang louchaient en eaux troubles aux bouts de ses cornes. En boule sur le trottoir, certaines bonnes gens, lui balançaient une pièce mais elles étaient rares. C’était pour boire un coup. Il ne pouvait plus manger.
– C’est-y pas bientôt fini d’nous dégoiser tes salades. Tiens, arrose-les, fit un locataire brandissant un seau d’eau froide.
Sous la porte cochère, Frédéric rampa dans sa coquille aussi grise que la façade. Le concierge qui rentrait les poubelles, poussa du pied comme par habitude, la masse informe bavant sur un bouteroue. Mais cette fois, ce fut une limace molle et jaunie de bile qui glissa sur le pavé.

Aujourd'hui dimanche voici :
J’ai ainsi eu, au cours de ma vie, des tas de contacts avec des tas de gens sérieux
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Ann Miserey

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« J’ai ainsi eu, au cours de ma vie, des tas de contacts avec des tas de gens sérieux »
C’est bête quand j’y pense aujourd’hui car j’ai eu des tas d’occasions de devenir votre amie, de poser ma tête sur votre épaule en vous racontant des trucs juste pour nous faire rire car je vous l’assure, je m’y connais autant qu’en choses sérieuses dont parlent les grandes personnes mais ça m’ennuie… Enfin quand je suis avec vous, je reste muette comme la mouche qui vit dans ma poche. Monsieur, vous m’impressionnez, c’est bête de perdre du temps comme ça à ne pas aimer. Croyez-vous que les gens sérieux s’aiment ? Vous pourriez m’aimer ? Rien que pour avoir l’air intelligent, voyez comme je fais ma mine sinistre.
Ne vous moquez pas, j’avais des tas de bonnes raisons pour vous ignorer. Je vous croyais un monsieur préoccupé des choses qui n’intéressent que le notaire et le banquier mais quand vous posâtes votre main sur mon bras, je compris tout de suite que vous n’étiez qu’un sale gamin avec des tas de bêtises dans la tête. Bien sûr que je veux bien mais après c’est promis, on ira faire des ricochets à la rivière.
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Mahea

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« J’ai ainsi eu, au cours de ma vie, des tas de contacts avec des tas de gens sérieux »

Les choses auraient pu durer longtemps de cette manière, mais une difficulté majeure apparut bientôt... S'apprivoiser, là résonnait le verbe! S'apprivoiser à l'autre bout du monde, cela ne manque pas de charme. On désarme, on se détend et même on rit assis tous deux sous les grands baobabs. Ces arbres à palabres invitaient les esprits chargés comme des ânes à se rencontrer, se raconter et nous perdions complètement le rapport à la réalité.

Je l'écoutais sagement juché sur ma palette colorée d'imprévus, et il me contait son monde, l'intérêt naïf des fleurs à changer son horizon pâle. Tout un registre de simplicité, de grâce et de sourire, juste un bonheur qui ne relève d'aucun effort. Un silence se fit pesant avant qu'il n'aborda le danger qui l'attristait, et me chuchota implorant dans un filet de voix :

« Pardonnez-moi cet étalage, mais c'est le cœur de mon propos...  N'avez-vous jamais changé le décor de vos pinceaux, sous des angles variés, où les chemins s'ouvriraient par souci d'humanité, sur nos solitudes sidérales ? »

C'était pourtant, ce dont nous avions l'un et l'autre besoin pour reconsidérer nos mondes respectifs, j'en étais certain! J'ignore combien de minutes ou d'heures ont passé avant de taire ma réponse et je me suis levé lui tendant la main, quand la brise amicale se mit à caresser nos plantes de pieds nus.

Dans ces instants, nous avions compris qu'il était important de s'aimer, de recréer du lien, de s'autoriser à imaginer de vivre avec de nouvelles énergies, dans de neuves harmonies.

Le vent s'était levé et les armoises au loin, rondes et charnues, dodelinaient comme des moutons dans nos rêves d'enfants. Notre capacité à l'émerveillement prenait vie, nous voulions du soleil perché sur les aiguilles d'agaves, et puis du rouge aussi, ce rouge qui nous monte aux joues, ce rouge qui nous fascine, qui nous gonfle d'ardeur, ce rouge interdit qu'on accorde à l'intensité des sentiments, ce pourpre parfait que griffe la Red Velvet au paysage laiteux.

Ces heures de magie où les liens tissés sont indélébiles comme une fleur éternelle...



Ce message a été édité - le 26-04-2021 à 11:51 par Mahea
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Ann Miserey

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Merci de ton interprétation Mahea sur la phrase tirée du Petit Prince de St Exupéry
https://www.ebooksgratuits.com/html/st_exupery_le_petit_prince.html#_Toc214655240

Aujourd'hui voici la phrase que je vous propose :
« … une ville sans pigeons, sans arbres et sans jardins, où l’on ne rencontre ni battements d’ailes ni froissements de feuilles,… »

J'enchaine avec ce récit
Les blocs de béton poussaient comme les champignons qui avaient perdu le parfum des sous-bois disparus. Le vent mauvais transportait les virus et la pluie acide agressait les systèmes digestifs humains qu’on disait. On y parquait donc les habitants qui ne sortiraient plus tant que le soleil brûlerait la terre, que le vent fouetterait les visages et que la pluie dévalerait les collines qu’on s’employait à araser car on avait remarqué que les cardiaques peinaient à les gravir et que les promeneurs se faisait facilement des entorses en dévissant sur les graviers. Tous les jours, on annonçait le nombre croissant de noyés. On comparait les courbes d’Hawaï à celles de la côte basque. C’était la preuve irréfutable que la baignade est un danger sans compter les méduses, les requins et les raz de marée qui dévastaient les terres. On vida la mer jusqu’aux abysses de toutes ces bêtes qui polluaient les eaux. Des colloques furent organisés pour trouver le moyen radical de maitriser les océans et les cours d’eau. On mit en action des pompes géantes qui rejetaient les eaux dans des citernes scellées. Les physiciens et les chimistes s’employaient à trouver des formules de congélation efficaces. Les laboratoires biologistes mirent au point en une nuit, un remède intéressant, l’injector H2O. Les effets furent spectaculaires. Dès la première injection, le patient susceptible par nature de se noyer, avait la taille prise dans une bouée, puis au rappel, il gonflait comme une baudruche. On se rendit compte rapidement que l’effet miracle diminuait car le patient pissait plus souvent qu’à son habitude et reprenait sa taille initiale. Un petit bonhomme proposa de donner des cours de natation mais il ne fut pas entendu. Le temps n’était pas aux niaiseries.
Les ouvriers du bâtiment travaillaient en scaphandre attachés à des harnais glissant sur des filins dirigés depuis une tour de contrôle qui recevait les ordres du Grand Tout veillant à la survie de la population. Des voix revendiquaient encore qu’on revêtit les façades grises de fresques paysagères. A ces artistes, on répondit par des peintures officielles. Les forêts étaient sombres, les avalanches dévoraient les montagnes. Des êtres effrayants déchiraient ces représentations que les complotistes qualifiaient de bucoliques.
Il y avait encore quelques années, c’était la préhistoire de la sidération collective. Il fallait à l’époque combattre les dangers de la nature dont certains encore osaient vanter la beauté et ses mystères. Ces groupuscules parlaient même de liberté. On bannit ces libres penseurs et on nomma des experts. On extirpa le doute chez les esprits malades et on condamna les rebelles. Les bûcherons éradiquèrent les bois, on désinfecta les parcs jusqu’au moindre brin d’herbe. Et bientôt, ce fut enfin le silence. On avait enfin vaincu la maudite mort.
Le temps ne passe plus. L’homme ne vieillit plus, il meurt sans déranger. On désinfecte sa cellule, c’est tout. Il ne reste à l’homme qu’un unique sentiment : la peur, la peur irrationnelle de vivre. Il s’est approprié le néant.
De cette vie sans pigeons, sans arbres et sans jardins, où l’on ne rencontre ni battements d’ailes ni froissements de feuilles, je l’ai refusé. Cette nuit, je ferai l’amour avec l’homme que j’aime. Je me noierai dans ses yeux. Nous mourrons ensemble, dénoncés pour avoir enfreint l’article XXXX du décret Machin.
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Mahea

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Purée 😭 Pas un troquet, pas une mobylette, pas un chat ni âme qui vive, je vais causer de quoi moi ? 😊
Mâcha, t'aurais pas une roue de secours 👋



Ce message a été édité - le 26-04-2021 à 19:21 par Mahea
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Ann Miserey

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Une nouvelle journée s'annonce avec cette phrase
Avant la loi, il n’y a de naturel que la force du lion, ou le besoin de l’être qui a faim, qui a froid, le besoin en un mot...
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Mahea, une roue de brouette japonaise, c'est tout de même mieux que la poulie du seau du fond du puits.
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Ann Miserey

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« … une ville sans pigeons, sans arbres et sans jardins, où l’on ne rencontre ni battements d’ailes ni froissements de feuilles,… »
Hier il s'agissait d'une phrase tirée de la peste d'Albert Camus
http://www.bouquineux.com/?telecharger=381&Camus-La_Peste



Avant la loi, il n’y a de naturel que la force du lion, ou le besoin de l’être qui a faim, qui a froid, le besoin en un mot...

Il avait les muscles du guerrier, l’instinct du chef. Il eut la force de la contraindre aux exigences de sa nature. Elle avait appris l’art de la séduction vénale. Il eut suffi de quelques caresses félines, pour le tromper d’une promesse sans lendemains. Ce fut si simple, il avait si faim de posséder une femme. Elle se refusait aux artifices de la conquête, elle voulait juste l’aimer et elle l’aimait déjà. Aucune loi humaine ne l’y contraignait, aucune loi divine n’eut le pouvoir de le lui proscrire. C’est tout naturellement que leurs corps s’enflammèrent l’un à l’autre par un indéfectible serment gravé d’un baiser.
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Mahea

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Ann :
"Mahea, une roue de brouette japonaise, c'est tout de même mieux que la poulie du seau du fond du puits"


Maligne, tu voulais me conduire près De La Fontaine, avec tous ces z'animaux malades de la peste 😎

Mais, je reviendrais 😊



Ce message a été édité - le 27-04-2021 à 12:41 par Mahea
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Avant la loi, il n’y a de naturel que la force du lion, ou le besoin de l’être qui a faim, qui a froid, le besoin en un mot...

Elle connut là un moment de vertige comme elle n'en avait encore jamais ressenti dans sa vie.
Mathilde, amusée, mais surtout très émue, chuchota au creux du cou de son aimé :

« Voilà que je ressasse quand je pense à vous, c'est ridicule n'est-ce pas?. Je ferme les yeux et
je cherche dans le noir la preuve de votre absence, je ne cesse de vous chercher... »

Ce dernier, taiseux, l'embrassa à nouveau tendrement, avant de lui confier qu'il avait mille problèmes à régler, même s'il avait envie d'être auprès d'elle. Tous deux partageaient cette faiblesse coupable où rien ne se dit, mais où tout s'entend.

Depuis son plus jeune âge il avait détesté être issu d'une famille pauvre. Sa famille ayant par la suite confié son éducation aux religieux, il n'avait eu de cesse que d'aspirer à être reconnu pour enfin trouver une place au sein de la classe dominante.

L'amour dans tout ça me direz-vous ?
Accessoirement, une opportunité ? Une stratégie ?

NB - Pour moi lectrice en 6ème, je crois, ce fut un pathos scolaire, une lecture inachevée qui m'a passionnément gonflé, le style noir de la soutane sans aucune fantaisie, et la veste sanguine militaire me renvoyait vers une époque stricte et croupissante. Claquettes aux pieds à 11 ans, j'ai ricoché vers d'autres contrées plus vives et colorées.
😎



Ce message a été édité - le 27-04-2021 à 19:46 par Mahea