De la côte sauvage
Je me souviens parfois des vacances dorées
Dans l'enfance des jours, au bord de l'océan
Quand le sable glissait et formait un torrent,
Quand les vagues chantaient entre nos mains salées.
Le bonheur était là, qui suivait les marées
Sans jamais s'arrêter ; c'était comme un printemps
Venu de l'horizon dans un nuage blanc
Pour grandir avec nous sur les plages rêvées.
Combien de beaux efforts pour construire un château !
Combien de coups de main bien à plat sur les seaux !
Sur la peau, nous avions le ciel et les étoiles.
Au premier jour du monde il suffit de penser
Pour que le bercement revienne du passé
Comme la vérité sur un bateau à voile.