La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
La maison de la haine
En ouvrant chaque porte au moment opportun,
La maison de la haine, au pied de la montagne,
Attire les passants perdus dans la campagne
Et chacun reconnaît l'ennemi, le voisin.
Dans les miroirs truqués, le mauvais sens commun
Travaille les esprits que la jalousie gagne
Et, comme l'on construit des châteaux en Espagne,
On présente au bûcher le discours jacobin.
Puis les complots récents siègent à la tribune
Et l'on s'étripe assez, pour quatre queues de prunes
Qui manquent sur la liste alors que minuit vient.
La maison, comme un œuf, est pleine de possibles,
Et gorgée de rumeurs plus ou moins accessibles
Qui nous brisent le cœur et dont on ne dit rien.
un truc vieux comme mes robes,
bien à vous, ce 15 mars 19
Il n'est pas impossible – ISBN 9782919390465 – DLE 2019-11211
Posté à 11h06 le 15 mars 19
Ici gît un génie sans sonner
Écris-nous ce grand pli qui te rendra célèbre
Afin qu’à ton trépas, sous l’œil d’un Président,
Tu sois intronisé, en tant que Résident,
Au sein du Panthéon par l’éloge funèbre.
Tu es bien trop modeste et qui te prend pour zèbre
N’est qu’un piètre rival pris de rage de dent,
Un être qui dans l’ombre est surtout imprudent
De vouloir t’inhumer dans sa froide ténèbre.
Ami de calembour mets-toi vite au pupitre
Pour répondre à la faune abhorrant tout bon pitre
Que quand l’homme est des vaux il ne croit plus en Dieu.
Avec « l’Ave Maria » pour laver tes péchés
Te seras pardonné au moment de l’Adieu
Car des gens moins jaloux y viendront éméchés.
Posté à 20h01 le 17 mars 19
L’Éphèbe et la Nymphette
A toi qui viens souvent te repaître de verbe
De mots faisant l’écrit, d’expressions de penser,
Je dis qu’un vrai poète aime bien dispenser
Du bonheur à l’appel sans donner dans l'acerbe !
Car la douce Érato depuis son lit dans l’herbe
Fait pousser cette fleur qui lui vient encenser,
De partout jusque au cœur, ne voulant offenser
L’Éphèbe dans l’émoi dont le corps est superbe.
Mais toi jeune ingénue au souffle de la brise
Attends-tu qu’un secret s’évente ou bien se brise,
Te révélant, soudain, combien l’on pense à toi ?
Tu ne sais, las, bien sûr ni son nom ni son âge !
Faut-il que, par pudeur, il demeure aussi coi
Et qu’il laisse le temps assombrir son image ?
Posté à 18h48 le 19 mars 19
merci Mady pour ton cadeau
Posté à 18h49 le 19 mars 19
(de rien Tonin, je suis toujours hors sujet, piochant au hasard dans mes tiroirs).
Mais de sujet n'y en a-t-il pas une telle quantité qu'on y trouve toujours un écho sympathique ?
Compliments donc, à tous et à chacun comme on disait avant
Posté à 07h38 le 20 mars 19
Je reviens, alors je sonne...mais il n'y a pas foule
Posté à 15h39 le 31 mars 19
Ne laissez plus le temps assombrir votre image
A vous qui venez là vous repaître de verbe
De mots faisant l’écrit, d’expressions de penser,
Je prétends qu’un poète est d’âme à dispenser
Du bonheur à l’appel sans jamais être acerbe !
En effet, Érato, quand il se plaît dans l’herbe,
Sait toujours l’inspirer pour qu’il puisse encenser
En longs propos diserts ne pouvant offenser
L’Éphèbe dont l’émoi rend le corps si superbe.
Mais toi jeune ingénue, au souffle de la brise
Attends-tu qu’un secret s’évente ou bien se brise,
Te révélant, peut-être, un nom qui pense à toi ?
Tu ne sais, pour l’instant, ni ce nom ni son âge,
Mais tu cries à l’encan : « Cesse donc d’être coi,
Ne laisse plus le temps assombrir ton image ! »
Ce message a été édité - le 27-04-2019 à 19:52 par Tonindulot
Posté à 17h24 le 27 avril 19
ou
Posté à 20h44 le 27 avril 19
Tonin, ton style est immédiatement reconnaissable. Il le tient à ses rimes, souvent léonines et à sa métrique sans défaut. J'y vois, mais peut-être me trompai-je, l'influence du traité de prosodie de Gilles Sorgel et de son maître, Marcel Chabot qui ont grandement contribué à remettre au goût du jour la versification classique.
Tu y ajoutes bien sûr une patte empreinte d'humour et inspirée des poètes du Grand Siècle
Ce message a été édité - le 28-04-2019 à 09:04 par Obofix
Posté à 09h03 le 28 avril 19
Posté à 20h44 le 28 avril 19
Obofix
J'ai été conseillé dans un passé récent pour trouver l'équilibre dans l'exigence de la prosodie
Ensuite quand le pli a été pris, ça a coulé sans trop de mal...
Posté à 20h51 le 29 avril 19
Bientôt l'heur de l'été
Le peintre au chevalet regarde vers la plaine
Cette longue pâture où navigue un troupeau.
Son berger le surveille en jouant du pipeau,
Et prétend que ceux-ci sont bien mieux sans leur laine.
En effet, le soleil, sur ce vaste domaine,
Etale tous ses dards et picote la peau.
Malheur à qui n’a pas sur sa tête un chapeau,
Que l’on soit né Marquis ou bien lors Châtelaine.
Le ru qui se faufile entre les rangs d’osiers
Permet, par sa fraîcheur, de calmer les gosiers
Des merles persiffleurs qui montrent leur nature.
Les enfants en congé d’une vie de pension
Font les bords du ruisseau pour pêcher leur friture.
Que j’aime ce doux coin d’une juste passion.
Posté à 16h39 le 08 mai 19
De la côte sauvage
Je me souviens parfois des vacances dorées
Dans l'enfance des jours, au bord de l'océan
Quand le sable glissait et formait un torrent,
Quand les vagues chantaient entre nos mains salées.
Le bonheur était là, qui suivait les marées
Sans jamais s'arrêter ; c'était comme un printemps
Venu de l'horizon dans un nuage blanc
Pour grandir avec nous sur les plages rêvées.
Combien de beaux efforts pour construire un château !
Combien de coups de main bien à plat sur les seaux !
Sur la peau, nous avions le ciel et les étoiles.
Au premier jour du monde il suffit de penser
Pour que le bercement revienne du passé
Comme la vérité sur un bateau à voile.
Posté à 17h07 le 08 mai 19
Magnifique poème, merci Mady !
Posté à 19h27 le 08 mai 19
A vous qui passez sans me voir
Je dis haut, avant tout, Bonsoir...
Posté à 22h44 le 08 mai 19
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