Il n'était pas bête, cet Alain, même si on pourrait tout aussi bien dire le contraire.
Ce qui me frappe, dans tous les discours sur la "poéticité", c'est que, quasiment jamais, on ne prend en compte la "rimaillerie". On parle toujours du (grand) Poète, et de ses Lecteurs, jamais des petits bricolos qui constituent pourtant la grande masse des "poètes". A mon avis, la dichotomie n'est pas aussi tranchée, il existe toute une gamme intermédiaire.
La première chose à faire, me semble-t-il, serait de repérer, dans la masse des textes, les défauts ultra-classiques et répétitifs, et de tâcher d'y remédier (si c'est possible). Après cette première épuration, on pourrait commencer à discuter de la poésie.
En tout cas, ne jamais laisser un poète définir la poésie, il n'est pas qualifié pour cela. Il vous produira juste du baratin (pseudo-)"poétique".