A la poignée qui suit ces vers traînards :
- Jusque là, je vous ai épargné les "pingpongs", paske Lau est censé en faire collec, dans ses fameux "recueils numériques", dont je ne trouve plus la trace, mais que je vous conseille ; eh bien, je vais désormais vous les assener, quitte à les relire, ça peut pas faire du mal, et puis il s'y cachent quelques perles, on va pas se priver !
Lau sur le "Sonnet de la trahison" (Hakeldamach )
- ping pong technique :
Symbole, un apostat, qu’on ne peut nommer ‘Jude’
Mais un prénom plus rude, on l’appela Judas.
Un sonnet si parfait ! j’entends Satan qui rote ;
Le cri de la « carotte » ajoute un rire au fait.
Dans « Zacharie », on croit voir arriver le traître
Qui condamna le maître et le mit sur la croix.
Répons :
Ce biblique fatras que mon poème exsude
Cache une aigre âme prude où d'aucune "ex" souda
Ce rictus qui me vêt ! (et Satan, c'est mon prote)
Mais dans mon cerveau trotte un vers qui s'y lovait :
"D'aucun, qu'on a cru droit et qu'on pensait connaître,
Peut finalement être affreux, cynique et froid."
("souda" ne rime pas avec "Judas", ni "froid" avec "croix", argh ! je perds le point)
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Principes du ping pong littéraire
(explications à un "débutant chevronné") :
Service Pierre :
Comme disaient mes grand-dabes
qui tâtaient un peu la Muse
Colline en heptasyllabes
aurait réjouit Giono.
La quintessence y infuse
tel en un cappuccino.
Répons :
Sextants, compas, astrolabes,
Toisent, si l'on ne s'abuse,
L'horizon ; toi qui l'attrapes,
Sans satellite ou gonio*,
J'aime que le mien t'amuse ;
J'en frétille, un vrai danio !
(La dernière lettre est identique, l'inversion "Giono / gonio" se justifie d'elle-même, le répons est bon, à mon avis...)
Reprise Pierre :
En impair on marche en crabe,
sans complexe et sans excuse.
J’en ponds volontiers en rabe,
cependant qu’au piano
Salvador joue Syracuse
à la cool, andantino
(La suite logique du sens est correcte, mais les singuliers en "abe"
ne riment pas avec les pluriels en "abes", il y a faute !)
Répons (de complaisance) :
Plus goulu que le carabe
Tu dévores, plein de ruse,
En buvant du vers qui râpe,
Tant de mots brochés d'agneau
Que ma pauvre plume abstruse
Dès lors semble un bitoniau !
Le sens varie, mais sa logique reste acceptable...
Reprise Pierre :
Un proverbe mozarabe,
qui sur twitter se diffuse
comme la caille cacabe,
prétend que les bigorneaux
se noirciraient à la Suze
en grands seigneurs des anneaux.
Même remarque que précédemment, mais à l'envers :
(La suite logique du sens est à discuter, mais les singuliers en "niau",
s'ils pourraient rimer avec des singuliers en "neau",
à la rigueur, ne riment pas avec les pluriels en "neaux",
la dernière lettre doit être la même, ou équivalente, il y a faute !)