...de même, légèrement en dehors des conventions, avec deux rimes épicènes, ces alexandrins non conformes à lire sur deux lignes, (sauf l'octo final), déguisés en iambes inégales (n'oublions ni le sens, qui n'est pas là pour être forcément compris, mais qui doit être, ni l'azur) :
La recherche des voleurs de feu
La poésie est solitaire,
Oui mais parfois,
Une élision louche déterre
Au vent le froid
Du désir de lire et connaître,
- Acres effrois ! -
La pensée au cœur de quelque être
En qui, je crois,
Se peut cacher un Baudelaire,
Un chantre adroit !
Et l’inquiétude et le désir
De s’être tu,
Lu des esprits versés dans l’azur
Et la lyre !
Qu’un fluide emporte et rassure,
La faisant luire,
Dans le cours de tes mots la césure
Impromptue !
S’il t’intéresse un jeu du verbe
Où l’on flamboie,
Si compliqués que soient Malherbe
Et le hautbois,
Je veux qu’avec toi s’exacerbe,
Si tu bois
A la même eau, d’où le langage imberbe
Ondoie,
Le goût de fer de ce gour clair!
(L'élision louche tient dans le premier "pseudo-dodéca" :
La poésie est solitair' Oui mais parfois,
élision reconnue par la versification, mais que je ne pratique qu'ici, profitant du retour à la ligne, tant je la trouve louche...
Ce message a été édité - le 29-01-2025 à 18:50 par Salus