La poésie sur internet
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Par : Rickways
L'on ne peut oublier la grande gentillesse de cet ami poète musicien chanteur ...
Merci !
Posté à 15h24 le 02 avril 24
Je viens de voir que JMD s'est envolé ! Je n'avais plus aucune nouvelles depuis 3 ou 4 ans. Sosso son épouse m'en donnait de temps en temps car pour moi, Jean-Marie a été un merveilleux être rempli de générosité et de don de soi. Il y a une dizaine d'année, il était venu m'accompagner lors de mes lectures poétiques. Il avait été diagnostiqué "Alzheimer", je ne sais pas si c'est ce mal qui l'a emporté. Tout mon soutien à sa famille et à ma jolie Sosso et sa voix de cristal.
Bon vent Jean-Marie ! Je t'embrasse !
Posté à 18h47 le 02 avril 24
Une grande tristesse que celle d'apprendre le départ de Jean-Marie chantre du site vers le paradis de la musique. Toutes mes condoléances à sa famille et cette petite chanson que je lui avais dédiée au nom de nous tous https://lespoetes.net/poeme.php?id=9202&cat=tdm
By,by mon poteau.
G
Posté à 20h57 le 02 avril 24
JMD fut une des âmes du site lespoetes.net, nous le garderons tous au fond de notre coeur pour tout ce qu'il était, et ce partage de tous les instants.
Merci Jean-Marie, bon vent.
Bises à Sosso.
Posté à 21h02 le 02 avril 24
Jean-Marie a mis en musique 5 ou 6 de mes textes. J'écrirai toujours au présent en parlant de lui.
Posté à 21h45 le 02 avril 24
J'éprouve également une grande tristesse à l'annonce de la disparition de ce compositeur, interprète, poète bienveillant qui avait mis en musique plusieurs de mes poèmes. Une pensée pour sa famille et pour Sosso.
Ce message a été édité - le 03-04-2024 à 11:40 par Ottomar
Posté à 11h39 le 03 avril 24
La nouvelle du décès de notre camarade Jean-Marie m'a attristée. J'exprime mes pensées sincères à ses proches, famille et amis.
Il a mis en musique et interprété plusieurs de mes textes (dont un mis en musique par lui et interprété par Sosso), et cette délicate attention qu'il a eue pour moi (de même que pour tant d'autres membres de ce site) me demeure une douce flamme tout droit venue du pays de la Poésie Partagée.
Eternelle Mémoire, Jean-Marie !
Posté à 18h11 le 06 avril 24
Jean-Marie était un homme d’une rare générosité et il nous faisait souvent partager son bonheur familial . Aussi c’est avec émotion que je pense aujourd’hui à sa femme, Sosso, à ses enfants et petits-enfants.
Posté à 00h50 le 07 avril 24
Pensée au sympa troubadour,
Toujours dans la simplicité
Noble et son efficacité
Nous a fait danser sans détour.
Posté à 09h42 le 07 avril 24
Toutes mes pensées pour le troubadour du site, Jean Marie; fidèle,très bon musicien qui a honoré tant de poésies de sa voix et musique.Je pense très fort à Sosso, sa famille.
Ce message a été édité - le 08-04-2024 à 08:53 par Evemarie
Posté à 19h07 le 07 avril 24
Un troubadour est parti vers le pays des musiciens ... Merci à lui pour avoir chanté tant de nos poèmes dans la modestie et la générosité. Une pensée à Sosso, de tour coeur avec elle et avec sa famille.
Posté à 19h22 le 07 avril 24
Le bonjour à toutes et tous ; je vais ici vous parler d'un des meilleurs poètes contemporains qu'il m'ait été donné de lire.
Il fit sur notre site de très brèves apparitions dues à une autre grande poétesse, qui parfois signa ses textes de son nom, avec, m'a-t-elle dit du temps de notre amitié, son consentement, ce que je veux bien croire, même si le procédé me déplait, car Alain Auriat, aujourd'hui hélas décédé, ne pratiquait pas la Toile et paraissait insensible à ce genre de "détail".
Cette poétesse, dont nous reparleront, a sévi sur les colonnes des "Poètes.net", nous offrant les preuves de son génie, oui, le mot n'est pas trop fort, elle se nomme Marine Laurent, et j'ai toujours regretté que son égocentrisme et son caractère délétère m'aient poussé à rompre tout rapport avec elle...si jamais elle lit ceci, qu'elle sache que je défendrai sa littérature jusques au bout.
C'est d'ailleurs par son truchement qu'il m'a été donné de rencontrer Alain Auriat, immense versificateur "classique" dont la place, aux côtés de Marine et de quelques autres, devrait être dans les programmes des universités littéraires et dans les plus grandes maisons d'édition...
J'avais demandé à Marine de bien vouloir, à la mort d'Alain, me faire parvenir tous les textes écrits par ce dernier dont elle disposait, afin d'ajouter une (petite) chance à la sauvegarde de son œuvre ; elle a préféré m'insulter, tant pis, mais quel dommage de garder de si beaux vers par devers soi, quand leur diffusion serait un bienfait pour notre littérature déclinante...
Je possède quelques rares textes de ce monsieur, avec qui j'ai jadis échangé une courte relation épistolaire, je vous en recopie un (sans titre) :
Eh quoi ! Trouveriez-vous à ce point anormal
Qu'un auteur épanchât son cœur en encre noire ?
Moi, je serais fâché qu'il me le chantât mal
Or, s'il m'enchante bien j'aime son exutoire !
Aucun sujet, jamais, n'est étranger à l'art
Quand la nécessité de s'exprimer s'impose ;
Mais il faut rejeter l'artifice d'un fard
Qui masquerait la vie en la peignant en rose.
Qu'il rime ce qu'il aime ou qui lui fait tourment,
A son gré ! Seul importe au Poète de dire
Et puis, s'il le dit bien, quoi qu'il dise vraiment,
Quiconque n'a le droit de mépriser sa lyre !
C'est au fond de son "moi" que puise un créateur
Que l'expressivité retient seule en survie ;
Et si de la souffrance il a fait le moteur
Bellement de son art, je la prends en envie !
J'aime les mots flambants et les traits pleins d'ardeur,
L'esprit qui se révolte en un corps qui s'attriste ;
J'aime toute beauté qui n'a plus d'impudeur
Que le nu sublimé par la main de l'artiste.
Moi-même, en écrivant, n'ai-je porté mes pas
En cette poésie ? Et j'en sais le courage
Qui peut se résumer par "en avoir ou pas"...
Or, j'eusse voulu bien en avoir davantage !
Jamais des vieux clichés le goût ne m'a séduit,
Qui gomment telle audace, arrondissent tel angle,
Quant l'Art, a dit Rouault, est "un cri dans la nuit,
Un sanglot qui s'étouffe, un rire qui s'étrangle" !
Alors, quel morne esprit saurait, au demeurant,
Préférer le banal à la grandeur fertile :
Domergue à Picasso, Saint-Aubin à Rembrandt ?
Peut-on sacrifier Rimbaud à du Delille ?
Ainsi me serait-il une insigne faveur
De dégorger ma vie en un style admirable
Et je cracherais bien mes tripes et mon cœur
Si j'avais ce talent de force formidable !
...Il l'avait, ce talent ! Repose en paix, Alain, et que tes vers puissent perdurer, malgré l'incurie des temps.
Ce message a été édité - le 28-04-2024 à 11:51 par Salus
Posté à 11h44 le 28 avril 24
Le thème est un grand classique
Tout repose ici sur la façon de le dire (c'est l'essence même de la Poésie)
Maîtrise de l'alexandrin, fluidité du texte (on a l'impression d'entendre un brillant orateur), "sans rien en lui qui pèse ou pose"
Merci Salus
Posté à 12h36 le 28 avril 24
...Alain Auriat, qui maitrisait tous les mètres, écrivait aussi le vers dit "libéré" (graphie d'origine respectée dans les deux textes suivant) :
Dernier poème
Miséricorde
Dieu sait bien
en quelle nuit la vie emporte
un cœur usé plus qu'à la corde
ou peut-être n'en sait-il rien...
Et si les rêves extravaguent
De bonheur en mélancolie,
Soleil hurlant ou mornes vagues,
Horizon fol mienne folie,
Toutes peines que nous chantâmes
Ont reconnu la Poésie
Comme une escroquerie de l'âme !
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
...Mais personnellement, je trouve que c'est dans l'alexandrin, ce mètre pourtant "piégé" par sa perfection même, qu'Alain excellait
(un dernier, , pour la route infinie de sa disparition, "classique" celui-là) :
Les maudits
Quand, sourdement rongés de fièvres névrotiques,
Crachant et resuçant l'insondable Idéal,
Nous, doux monstres béants sur un règne fœtal,
Bercions nos corps rompus aux houles pélagiques ;
Quand, sous nos yeux blanchis et liquides, levant
Nos doigts crus énoués en vagues pénitences,
Nous rêvions l'inconnu des futures naissances
Dans le sacre du gel et le Ventre-couvent,
Déjà la passion raclait nos crânes -fanges
Nocturnes-, foudroyés du hoquet de l'éclair ;
Parfois quelque sourire, allumant notre chair,
Tissait béatement la salive des anges.
O mères, nous portons, sous l'écume des dents,
La morsure bleutée à rage invaccinable !
Des regrets engorgés de détresse incurable
Fusillent nos cerveaux en poèmes ardents.
Depuis que, prénaissants, nous buvions vos essences,
Pleins d'amour, écoutant votre Monde Debout,
Nous avons tout appris, jusqu'au pire dégoût,
Dans l'espoir échoué des mortes innocences.
Songe flou, mal futur, rayonnante verdeur,
Vous verrez comme nous cette aurore livide ;
En ce tombeau vivant, dormez, Force torride,
Dormez, ô vaisseau bleu, limoneuse candeur !
Vous connaîtrez le sang que la terre consomme
Et la haine exaltée à l'embrasement noir,
Le rire, éclatement jailli du désespoir,
dans la folie, excès de la raison de l'Homme !
Et les rêves, jamais, ne sauront parcourir,
Dériveurs absolus, tous les fronts oculaires
Enflammés au parfum de ces vastes colères
Où les jours et les nuits viendront s'entremourir.
Ce message a été édité - le 29-04-2024 à 21:27 par Salus
Posté à 19h30 le 29 avril 24
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Posté à 09h55 le 20 nov. 24
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