Pour occuper ses soirées en ces temps d'enfermement.

Par : Ann Miserey
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Mahea

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Petits ou grands, ces amis là, depuis toujours...
Le grand avait promis d'être toujours là pour l'autre. De véritables frères emberlificotés dans d'interminables fausses routes, suivant une carte incomplète comme leurs histoires communes.
De hasards en mésaventures l'amour croisait leurs chemins, tantôt avec ardeur, tantôt avec douleur....

Non, je ne dirais rien!!!
😊 Faut pas abuser des bonnes choses.

A vous... 😎
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Ann Miserey

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Mahea, pire qu’une coquine 👋 👋



Ce message a été édité - le 16-04-2021 à 20:07 par Ann
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Mahea

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👋 Ha oui, tu as raison, TCHIN!!!
C'est L'or 😎
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Mahea

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Le Grand Meaulnes 😊 😊
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Ann Miserey

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P 10
http://beq.ebooksgratuits.com/classiques-xpdf/Alain_Fournier_Le_grand_Meaulnes.pdf
Un bon point de Mahea qui triche un peu, i s'agit bien du Grand Meaulnes
avec cette phrase
Souvent nos dimanches d’hiver se passaient ainsi.

Mon texte arrive mais ce qui arrive souvent, c'est qu'un travail urgent me tombe sur la couenne dimanche ou pas. Pour aujourd'hui, je vous propose cette phrase
Je racontai les histoires que je savais de ce héros, toutes à sa louange d’ailleurs, et j’exprimai hautement mon admiration pour sa bravoure et sa générosité.

Bon dimanche ensoleillé

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Oxalys

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pfioou !
Vous êtes trop fortiches pour moi, Mesdames !
Je me délecte de vos textes mais serais bien incapable de faire pareil.

Par contre, j'ai profité d'un moment de détente pour répondre au défi que m'a lancé Ann (excellente germano-phone et -phile) en visio, consistant à écrire des haiku dans la langue de Goethe, décriée pour ses vocables aussi interminables qu'imprononçables et sa grammaire d'un compliqué pas possible !
Résultat posté ce jour "autour d'un café" sous le titre : les aléas de la poésie mondialiste

👋 😉
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Oxalys

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Ann Miserey

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J'y va, j'y courge.
Les amis, j'ai les textes sur le jeu, je les laisse mijoter mais je suis trop curieuse 😊 😊
Je vous invite à fréquenter la visio, les idées bouillonnent entre copines.... Copains acceptés, ça va de soi ! 😊 😊
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Ann Miserey

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Souvent nos dimanches d’hiver se passaient ainsi…..

Il faisait froid dehors, il faisait froid dedans jusqu’aux os, les cerveaux engourdis et les cœurs figés. Les vieux regardaient l’âtre chacun à un bout de table sans un mot. On n’était pas pauvre, on ne s’aimait pas. Le repas avait trainé dans le silence et la nuit ne tarderait pas à tomber sur la campagne sinistre. Le dimanche était une punition à une faute jamais commise. Rien ne venait briser la monotonie de ce jour de repos. Dans ce foyer, on s’échinait à s’ennuyer sans jamais aucune visite. Et nous les enfants attendions de sortir nous réchauffer dans la bise jouant avec le crachin givrant. Nous courrions loin au bout du pré pour que nos rires ne brisassent pas la glace moribondes des adultes.
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Ann Miserey

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Je racontai les histoires que je savais de ce héros, toutes à sa louange d’ailleurs, et j’exprimai hautement mon admiration pour sa bravoure et sa générosité.
est tiré de Carmen par Prosper Mérimée
P4
file:///C:/Users/ANNETT~1/AppData/Local/Temp/Merimee%20-%20Carmen-115.pdf

Aujourd'hui une phrase tirée d'une œuvre d'un de mes chouchous littéraires à ne pas puiser dans les bonnets de nuit.

...il prit l'habitude de manger le potage avec sa fourchette…




Ce message a été édité - le 19-04-2021 à 09:03 par Ann
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Ann Miserey

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… il prit l'habitude de manger le potage avec sa fourchette…
https://storage.googleapis.com/cantookhub-media-eden/df/8813fdf3b9660753e5dbc2cb2ec294b2c96b78.pdf
Le passe-muraille de Marcel Aymé
…………………………………………
C’était au mois de mai, temps où monte la fleur sur l’aubépin, où les bois, les prés reverdissent, où les oiseaux disent, nuit et jour, chansons nouvelles.

Une phrase dans l'air du temps.
A vos inspirations si le coeur vous en dit.
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Ann Miserey

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C’était au mois de mai, temps où monte la fleur sur l’aubépin, où les bois, les prés reverdissent, où les oiseaux disent, nuit et jour, chansons nouvelles
que l’annonce lui tomba dessus comme un couperet sur le col du condamné. Jules Martin avait tiré le mauvais numéro mais il était l’ainé, on y enverrait le cadet Etienne ; ce bon à rien d’Etienne qui passait son temps à bayer aux corneilles. Etienne, c’était celui qui n’avait jamais fait de mal à une mouche. Il jouait du pipeau aux arbres, marchant sur la pointe des sabots pour ne froisser ni les ailes d’un papillon, ni la susceptibilité d’un scarabée. Le chef de famille passait son temps à crier à la ronde que cette graine de culotte n’était pas de son sang. La mère baissait le nez. Ses souvenirs lui faisaient confusion. Elle ne comprenait rien à cet enfant qui devisait avec les poules quand les enfants de son âge s’amusaient au lance-pierre. Il alla une nuit jusqu’à décrocher une chouette clouée vive sur la porte du bucher. Un sacrilège ! Une semaine durant Les Martin ânonnèrent des prières dont ils ne comprenaient pas le premier mot mais il fallait conjurer le mauvais sort jeté à leur masure.
Etienne faisait largement sa part de labeur. Il puisait son énergie dans ces morceaux choisis de bonheur volé comme un affront fait à ces vilains n’ayant de compassion que le bâton. Quand Etienne maniait la faux et le fléau, c’était un ballet offert à la nature et aux filles. Il ne manquait jamais une caresse à un chat et sifflait au chien des chansons douces et toujours un mot gentil au cochon qu’il savait qu’on égorgerait à la Noël.
Mais à la Noël, Etienne ne serait plus à la ferme, il ne serait peut-être même plus du tout car demain, il partirait faire la guerre aux Autrichiens. Il serait tambour du roi. Etienne ne connaissait ni le roi, ni les Autrichiens. Il savait juste que les petits sont élevés pour devenir cruels aveugles au service des grands qui ne valent rien. A la Noël, le verrat préféra crever d’une fièvre suspecte. On accusa Etienne de vouloir faire mourir de faim les siens. Puis le fils ainé se fit une large entaille qui s’infecta car l’eau bénite n’a jamais soigné quiconque. Etienne savait le secret des plantes mais il battait tambour dans la plaine puant le cadavre.
Le tambour du roi traversa toutes les batailles sans une égratignure. Quand il revint au village, il ne restait que le père vieilli. Il ne leva pas les yeux sur son fils. La bonté avait gagné. C’était insupportable au père qui pleurait son ainé. Etienne laissa les orties aux poules et aux insectes. Il cultiva un carré de simples, laboura ses champs et s’excusait d’une caresse quand il lui arrivait de sacrifier un animal pour une pièce de viande. Etienne n’était pas un ascète, c’était un homme bon qui eut le culot de vivre cent ans et un peu plus.
C’était au mois de mai, temps où monte la fleur sur l’aubépin, où les bois, les prés reverdissent, où les oiseaux disent, nuit et jour, chansons nouvelles qu’on ensevelit la dépouille d’Etienne.

La phrase était tirée du
Roman de Renart p11
https://bibliothequenumerique.tv5monde.com/livre/3/Le-Roman-de-Renart

Aujourd'hui, je vous propose comme départ d'histoire :
Aussitôt on les dépouilla nus comme des singes,
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Ann Miserey

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Je cours après le temps. Je suis en retard, en retard toujours en retard...

… il prit l'habitude de manger le potage avec sa fourchette…
Puis un soir que Madame eut soupé des facéties de son mari, elle poussa la malice de faire disposer devant son assiette, une passoire à thé en place d’un verre. Il rompit son silence :
– Ma chère, vous devriez congédier la bonne. Jusque-là je ne disais rien sur la qualité de sa soupe. Mais la soupe est trop claire. Je ne puis rien avaler avant que ce potage se répande sur ma chemise. C’est agaçant !
– Utilisez une cuiller, mon ami !
– Vous défendez la bonne contre moi, votre époux ?
– J’en suis fort marrie mais mon tendre amour, vous débloquez !
– On dit que les Chinois mangent le riz à la baguette. J’exige donc qu’on me laisse manger ma soupe à la fourchette !
– N’allez donc pas vous plaindre, soupira Madame en saisissant la clochette pour le service.
Henriette apparut :
– Henriette, dorénavant vous ferez la soupe de Monsieur sans eau !
– Autrement dit, Madame, je ferai une purée de légumes !
– Quelle insolence ! De qui se moque-t-on ! Une soupe n’est pas une purée ! fit Monsieur.
– En effet Henriette ! Monsieur a raison. Vous apporterez la soupière et vous servirez le consommé consistant à la louche, fit encore Madame.
– Je comprends ! Comme pour la pâté aux cochons ! se moqua Henriette.
– Henriette ! De la tenue devant Monsieur qui a la bonté de vous pardonner, gronda Madame impatiente de la suite.
– Quel est encore ce prodige ? Vous voulez me rendre fou toutes les deux. Voilà comme se moquent les femmes, toujours prêtes à se liguer contre nous, pauvres hommes que nous sommes. Constatez par vous-mêmes ! J’ai versé toute la carafe et mon verre reste vide ! se leva Monsieur.
– Vous êtes un coquin, mon bon ami. Vous aurez tout bu, voilà tout, se mit à rire Madame qui signe à Henriette d’apporter la suite.
Elle félicita Henriette sur le plat :
– Henriette, vo–us vous êtes surpassée. Ces cailles croustillent et ces petits pois sentent encore la fraîcheur matinale du potager.
Quand Henriette eut fini de servir Madame, elle alla à l’autre bout de la table où se tenait Monsieur qui s’écria :
– Mais ce sont des choux de Bruxelles ! Je ne les digère pas. Je veux des petits pois pour accompagner ma volaille.
Madame prit la parole :
– L’autre jour, vous vous plaigniez que vos pois roulaient sur les dents de votre fourchette. J’ai pris la liberté de demander au jardinier qui a planté une nouvelle variété.
– Vous êtes un chou, ma mie ! Notre jardinier a raison. Je peux planter ma fourchette dans chaque pois. Ils sont succulents, ils ont un goût de…
On ne sut jamais la suite. Monsieur se leva d’un bond pour aller baiser de contentement son épouse si prévenante. Quand elle vit son mari tout barbouillé de sauce se précipiter sur elle, elle appela :
– Qu’on apporte le dessert !
Henriette posa un profond compotier débordant de cerises. Un régal de rouge et de noir auquel Monsieur ne put résister. Il se bourra les joues de fruit et postillonnant de jus, il fit à sa femme :
– Ce n’est pas un reproche mais il me semble que la bonne les a trop fait cuire de l’intérieur.
– Ce sont les noyaux ! Mon amour, vous souvenez-vous quand nous jouions dans le grand cerisier du château ?
– Vous étiez si charmante dans votre culotte blanche !
Dans une lueur de lucidité, une larme perla au coin de l’œil : « M’aimez-vous encore un peu ? » Puis il ajouta encore : « Je vous en fais voir de belle tout de même ! »
Oubliant la délicatesse de ses dentelles, Madame se songeait plus de le railler. Elle lui ouvrit ses bras. Monsieur s’y réfugia comme l’aurait fait l’enfant qu’il n’avait pu lui donner. Madame l’étreignit jusqu’à la fin de la chandelle. Monsieur à son tour s’éteignit.
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Ann Miserey

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Hier, il s'agissait de CANDIDE de Voltaire
https://www.ebooksgratuits.com/blackmask/voltaire_candide.pdf
Aussitôt on les dépouilla nus comme des singes,
Chap 10
P 12

Aujourd'hui, cette phrase
Je courus dans le champ, et je continuai à courir longtemps, bien longtemps, croyant toujours être poursuivi.
👋
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Mahea

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Et l'herbe me chatouillait sous les bras.. Tom Pouce 🤣