Quand on sonne à mon huis
Une fluette voix me rapporte à l’oreille
Qu’après prompt ratissage on a vu, pas très loin,
Ma Mie, en bonne forme, affirmer qu’en son coin
Elle éprouve, sans mâle, une joie sans pareille.
Drôle de confession qu’ici l’on m’appareille !
Me faut-il donc alors, pour marquer quelque point,
Que j’aille torse nu sans porter de pourpoint
Montrer que mon corps beau daube toute corneille.
Mais voici que l’on sonne au palier de mon home !
J’ouvre l’’huis sans tarder et je vois un bel homme
Qui se dit aussitôt de ma Mie le facteur !
« Je viens vous renseigner » me dit l’énergumène !
Votre Mie est partie Outre Rhin, sur tracteur
Pour suivre un Troubadour qui souvent la ramène ! »