Bien, ceci dit, en attendant, hagards et haletants, les résultats de l’enquête de "Sherlock Marcek" sur trois Marie Dauguet en suspens (tu te souviens, Marcek ?) et cédant à l'amicale pression de la demande générale (!)
Nous passons, toujours page 13 des "poésies d'hier", à Alain Chartier, dont le texte que je vais vous présenter comporte un minuscule détail qui fout en l'air à la fois la métrique, l’alternance, la rime et le bon sens (authentique, vous vérifierez !)
- Un dépendeur d'andouille automatique sera accordé au vainqueur -
(oui, c'est du vieux français, mais vous y arriverez quand même !)
Triste plaisir et douloureuse joye
Triste plaisir et douloureuse joye,
Aspre doulceur, desconfort ennuieux,
Ris en plorant, souvenir oublieux
M'acompaignent, combien que seul je soye.
Embuchié sont, affin qu'on ne les voye
Dedans mon cueur, en l'ombre de mes yeux.
Triste plaisir et amoureuse joye !
C'est mon trésor, ma part et ma monoyé ;
De quoy Dangier est sur moy envieux
Bien le sera s'il me voit avoir mieulx
Quant il a deuil de ce qu'Amour m'envoye.
Triste plaisir et douloureuse joye.